C'est en étant conscient au maximum de notre faillibilité que l'on peut se rapprocher le plus de l'infaillibilité.
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C'est en étant conscient au maximum de notre faillibilité que l'on peut se rapprocher le plus de l'infaillibilité.
Il n'y a pas d'équivalence entre l'intelligence et les bons résultats scolaires.
Bien. J'en viens à réflexion pas achevée sur un sujet délicat : les langues d'Ésope.
Qu'est-ce qu'une langue d'Ésope ? Le mieux, pour vous l'expliquer, est de vous raconter une petite histoire. Je ne sais pas si elle est vraie, mais elle vaut le
coup d'être racontée.
Ésope était un esclave dans le contexte de la Grèce antique. C'était un fabuliste, mais aussi un très bon cuisinier.
Un jour, son maitre lui demande de concocter le plus mauvais de tous les plats. Que cuisine alors Ésope ? De la langue. Vous savez, comme la langue de boeuf toute
musclée et tendre qu'on peut trouver à Carouf'.
Retour à la Grèce antique. Un autre jour, le maitre d'Ésope lui demande de cuisiner le meilleur de tous les plats. Que lui concote Ésope ? De la langue.
Le maitre, interloqué, interroge Ésope sur cet apparente contradiction. Poète, Ésope lui répond en des termes de cette teneur :
"La langue est la meilleure de toutes les choses : elle apporte l'amour, véhicule la connaissance, permet l'épanouissement du genre humain. C'est aussi la pire de
toutes les choses : elle propage le mensonge, est la source des conflits et des guerres, est le support de la calomnie et des injures.".
Retour au présent. Une langue d'Ésope, c'est un truc qui agrandit les choses, en bien ou en mal.
Notre espèce humaine est blindée de langues d'Ésope. Essayons d'en dresser une liste :
-le langage ;
-l'intelligence ;
-la technique ;
-Internet ;
-l'informatique ;
-la télévision ;
-la radio ;
-les imprimeries ;
-euh, aidez moi !
Pas les armes, c'est bien trop orienté vers la violence.
La question difficile à laquelle je vais tenter de répondre est la suivante : comment se positionner au mieux vis-à-vis des langues d'Ésope ? Je vois plusieurs
positionnements :
1- Craindre le pire et jeter le meilleur par prudence en se débarrassant de toutes les langues d'Ésope ;
2- Faire en sorte que les gens bien s'approprient les langues d'Ésope déjà existantes sans créer de nouvelles langues d'Ésope ;
3- Faire en sorte que les gens bien s'approprient les langues d'Ésope déjà existantes et en créer de nouvelles ;
La meilleure des trois positions me semble la deuxième : on pourra se permettre de créer de nouvelles langues d'Ésope une fois que l'humanité sera composée
entièrement de gens bien, le jour où les guerres et les injustices auront disparu. Entre temps, il est plus sûr de ne pas créer de nouvelles langues d'Ésope.
Faites moi connaitre votre avis ! La problématique n'est pas évidente !
"J'ai pas le temps, je dois faire ça d'abord, une fois que j'aurai fini je verrai."
Halte à cette connerie ! Il est bon dans la vie de se fixer des priorités. En ce moment, la mienne, ce serait plutôt les révisions... M'enfin.
Allez, je vais me la jouer vachement égocentré. En gros, mes priorités sont les suivantes :
1- Réviser pour mes examens
2- Écrire mon premier roman
3- Entretenir L'étoile du marin
Et bien, au lieu de me dire bêtement : "Je finis tout ce que j'ai à faire pour mes examens, ensuite seulement je finis tout ce que j'ai à faire pour mon premier
roman, ensuite seulement je m'occupe de L'étoile du marin.", sur un temps de disons une semaine, je me fixe un cadre du style :
Travail universitaire : 70 %.
Écriture du premier roman : 20 %.
L'étoile du marin : 10 %.
C'est beaucoup plus souple, et beaucoup plus puissant ! Alors oui, il est bon d'avoir des priorités dans sa gestion du temps, mais c'est à gérer de façon
intelligente ! ;-)
En espérant avoir été utile.
Au départ, je comptais faire un article super complet avec des lignes de temps qui divergent, ce genre de trucs, mais je suis tombé sur une considération plus
élémentaire.
Imaginez une personne qui voyage dans le temps. On veut l'emmener six mois dans le futur. La question est : où se trouvera-t-elle ?
Si on considère que le sol ne bouge pas, au même endroit sur le sol... Si on considère que le Soleil ne bouge pas, en plein espace interplanétaire, puisque la Terre
a bougé... Le problème c'est que tout bouge, et que jusqu'à preuve du contraire, il n'y a pas de référentiel absolu.
Donc pour les voyages dans le temps, ça a l'air mal barré. On doit se contenter des souvenirs et des marques pour le passé, et des prévisions rationnelles pour le
futur. Somme toute, c'est déjà pas mal. Non ?