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16 décembre 2015 3 16 /12 /décembre /2015 12:53

J'aborde ici un sujet polémique, mais j'estime qu'il faut en parler. À l'heure où la Chine décide de mettre fin à la politique de l'enfant unique1, il est temps de se poser la question : ne vaudrait-il pas mieux d'être moins d'êtres humains sur cette planète ? Dans cet article, j'explique en quoi une réduction de la population humaine peut améliorer notre qualité de vie... ainsi que celle des autres espèces vivantes.

I Une population bien éduquée
II Une population bien nourrie
III Une population qui ne manque pas d'énergie
IV Une population où les gens se connaissent
V Le point de vue antispéciste

 

I Une population bien éduquée

 

C'est un constat : certains adultes ne sont pas capables d'éduquer des enfants correctement. Je pense à mon oncle, un homme colérique, qui aurait probablement battu ses enfants, s'il en avait eu. Je pense aussi à mon père, qui a pris très peu de temps pour transmettre des leçons à ses enfants. Heureusement, j'ai eu une bonne mère.

Il faudrait mettre en place un permis de parenté, tout comme il existe un permis de conduire. Ce permis de parenté serait acquis suite à la réussite d'un certain nombre d'épreuves. Lesquelles ?
Premièrement, la suffisance économique. Il ne faut pas faire d'enfants quand on n'a pas les moyens de les élever.
Ensuite, le soin que les parents prendraient pour leur enfant. Le but étant d'éviter des parents qui n'ont rien à foutre de leurs enfants, les abandonnant devant un écran ou les laissant fréquenter des racailles.
Il faudrait sûrement rajouter d'autres épreuves...

Si le système du permis de parenté existait, il y aurait probablement moins d'enfants, mais ils seraient mieux éduqués.

 

II Une population bien nourrie

 

Certaines sources convergent pour dire que nous produisons suffisamment de nourriture pour nourrir 9 millions d'êtres humains, pas plus.
Pour nourrir plus de gens, on peut imaginer qu'il suffit d'augmenter l'espace recouvert par les champs ou encore d'améliorer l'efficacité des techniques d'agriculture, mais :

  • ce serait égoïste de couper des arbres pour mettre des champs à la place, dans la mesure où la plupart des animaux terrestres vivent dans la forêt ;
  • la planète Terre possède une surface cultivable limitée, qui limitera forcément notre population à un moment ou un autre.

Si nous souhaitons que chaque être humain puisse manger à sa faim, il faudra à un moment ou un autre que la population diminue ou reste stable.

 

III Une population qui ne manque pas d'énergie

 

L'électricité des Islandais est à 100 % d'origine renouvelable. Comment font-ils ? Les Allemands visent cet objectif, mais n'ont pas encore une production en renouvelables suffisante. Du coup, ils ouvrent des centrales à charbon.

... le secret vient du fait que les Islandais sont moins nombreux. Par rapport au territoire.

Densité de population islandaise : 3,2 hab/km²
Densité de population allemande : 227 hab/km²

Plus le territoire est grand, plus il produit potentiellement de l'énergie, que son origine soit solaire, hydraulique ou éolienne.

Si nous sommes moins nombreux sur cette planète, il sera plus facile d'assouvir nos besoins en énergie.

 

IV Une population où les gens se connaissent

 

J'ai un pote qui habite en région parisienne. Il m'a dit que dans le métro, personne ne se connaît.

... contrairement aux villages ou aux petites villes, dans les grandes villes, il est rare de croiser des gens que l'on connaît. Ce phénomène que je nomme "effet cité" nuit à la vie sociale.

Supposons que nous soyons 10 fois nombreux. À Paris, il y aurait encore l'effet cité (on passe à 1 million d'habitants), mais une ville moyenne comme Clermont-Ferrand passerait à 30 000 habitants et ce faisant, quitterait son effet cité !

Si nous étions moins nombreux, il serait plus facile pour nous de tous se connaître.

 

V Le point de vue antispéciste

 

Le spécisme est une discrimination basée sur le critère de l'espèce vivante. Elle consiste à tuer, torturer des animaux. Citons l'exemple des vaches à cuir de l'Inde où on brûle leurs yeux en mettant du piment dessus. Citons aussi l'exemple des furets à fourure que l'on électrocute avec une électrode dans l'anus. Citons aussi la multitude de poussins mâles de l'élevage industriel, qui passent pour la plupart au laminoir car jugés non-rentables.

L'antispécisme combat toutes ces discriminations.

La ville est un milieu adapté à l'Homme. Mais pour la plupart des autres espèces terrestres, c'est un désert. Un désert gris.

Le milieu le plus adapté pour la plupart des autres espèces terrestres, c'est simplement la forêt. Les conditions idéales sont réunies quand on a de la forêt, du soleil et de l'eau, comme c'est le cas dans la forêt tropicale.

Si nous voulons laisser aux autres espèces une place, nous devons minimiser la place que nous occupons, nous. Les Japonais ont choisi de se sacrifier : ils ont laissé en place une bonne partie de la forêt (environ 70 % du territoire2) pour se tasser dans la plaine, dans de tout petits appartements. Naturellement, si leur population était beaucoup plus faible, ils pourraient vivre dans des appartements plus grands sans empiéter sur le territoire forestier.

Si la population humaine était moins importante, il y aurait plus de place pour les autres formes de vie.

Population humaine : qualité plutôt que quantité

Notes :

 

1 : Source : http://www.courrierinternational.com/revue-de-presse/2013/11/19/fin-de-la-politique-de-l-enfant-unique-quel-impact

2 : Source : Dictionnaire encyclopédique Hachette, 2000, article Japon

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Published by Bête spatio-temporelle - dans Ecologie politique
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