Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 17:33
Depuis voilà plusieurs années, une idée m'obsède : Comment construire des villes où les êtres humains et les autres espèces vivantes sont en harmonie ?
Oui, je sais, j'ai trop joué à Pokémon, mais ce que je vais dire est très important d'un point de vue écologique, alors suivez bien.
Parce que voyez-vous, du béton et du bitume à perte de vue, ça passe encore quand on est Homo Sapiens, ou même pigeon, mais franchement, faut avouer : les villes actuelles sont faites pour les êtres humains, au mépris des autres espèces.

Hebergeur d'image

Monsieur le sanglier, vous êtes bienvenu dans votre nouveau logement ! Hein ? Mais pourquoi qu'il s'en va ?...


Comment créer des cités où les êtres humains et les autres espèces vivent en harmonie ?

À l'instar des récifs de corail dans les océans, les lieux où la vie s'épanouit le plus sur la terre, ce sont les forêts. Surtout les forêts tropicales.

En fait, pour atteindre cette coexistence, je pense que la présence massive d'arbres est tout simplement incontournable.

Avant de poursuivre mon propos, j'aimerais faire une petite digression sur les avantages et les défauts des arbres.

Avantages :

+Sert de refuge à d'autres espèces vivantes ;
+Fertilise le sol avec l'humus ;
+Empêche les glissements de terrain avec les racines ;
+Limite les inondations ;
+Limite la fuite des nutriments en limitant l'érosion ;
+Donne de la nourriture à d'autres êtres vivants ;
+Prodigue des matériaux à usages divers (papier, corde...).

Défauts :

-Ça prend de la place ;
-Ça met longtemps à pousser.

Conclusion :

Hebergeur d'image
Plantez des arbres !

Donc il faudrait une ville avec des arbres.

L'idée que j'ai eue est la suivante : on construit une ville telle que :

1 : En surface, les bâtiments publics (écoles, cinémas, places publiques, cafés...) côtoient les arbres et autres plantes ;
2 : Les logements se situent dans le sous-sol.

Quels sont les avantages et défauts de mettre les logements au sous-sol ?

Avantages :

+Ça laisse de la place en surface pour une cité boisée ;
+L'isolation thermique est déjà là ;
+On est abrité des précipitations même si on est à la rue ;
+Il y a possibilité de construire sur plusieurs étages ;
+Creuser la terre offre de la matière qui pourra être utile pour autre chose.

Défauts :

-Il faut sans cesse de l'éclairage ;
-Il peut y avoir bouchon dans les ascenseurs ;
-Il y a encore le problème de "Ici c'est pour les humains et pas pour les autres.".

Bref, l'architecture troglodyte ne règle le problème de l'harmonie interspécifique qu'à moitié. Après tout, quelles espèces, à part la nôtre, seraient bien foutues de vivre à plusieurs dizaines de mètres sous le sol ? Des rats ? Ce ne sont pas les animaux les plus plaisants. Des taupes ? N'est-ce pas un peu trop profond ? Des champignons ? Mouais, faut aimer... Des nains ?

Hebergeur d'image

Bonjour, je suis une jolie grotte calcaire ! Si vous souhaitez élire refuge en mon sein, je suis à vous ! Par contre niveau faune, chez moi, ça ne fait pas foule...


Bon, je sens bien qu'il y a un début de bonne idée. Mais je ne vois toujours pas très bien ce à quoi peut ressembler une ville idéale. Vos contributions sont les bienvenues...

Par Bête spatio-temporelle - Publié dans : Sciences
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 17:08
L'hygiène est une notion récente. J'aimerais dire ici qu'elle a une certaine valeur, mais que quand même, faut pas déconner.

I Pourquoi l'hygiène ?
II Quand l'hygiène oublie sa raison d'être
III Intermède : l'histoire de Maladie, clochard pourri
IV Des cas plus limites


I Pourquoi l'hygiène ?

Il est admis qu'à la fin du XIXème siècle, Louis Pasteur fait une découverte historique : il découvre que de minuscules organismes vivants sont la cause de certaines maladies, chaque maladie étant associé à un type d'organisme microscopique. Il a découvert les microbes.

Les microbes : en fait, ils sont partout. Dans l'air, dans la nourriture, dans nos corps... Lorsqu'une main pleine de microbes touche un couteau, des microbes de la main se déposent sur le couteau ; en fait, les microbes ne se déplacent pas si facilement. Ils peuvent s'échanger d'une personne à l'autre par contact.

Pour se débarrasser de ses microbes, il existe une très vieille méthode : passer son corps sous l'eau de façon à emporter les microbes avec le flux aqueux. Avec la découverte des microbes comme cause des maladies, cette méthode est devenue vachement plus à la mode !

L'hygiène, c'est cela : se laver pour se débarrasser des microbes, le but étant d'éviter les maladies.

II Quand l'hygiène oublie sa raison d'être

Mais voilà, certaines personnes en viennent à invoquer l'hygiène à mauvais escient.

Des exemples ?

Je pense en premier lieu aux "normes d'hygiène" mises en place dans les restaurants universitaires, qui consistent en une pure folie : jeter toute la nourriture qui n'a pas été consommée.

-_-

C'est pas comme si on avait des frigos pour éviter que ça pourrisse et devienne source de maladie, et puis non, le rab, non, ça n'existe pas.
Ça, c'est pas de l'hygiène ; c'est juste de la connerie.

Un autre exemple. J'avais vécu dans une cité U et essayé d'aménager ma chambre. J'ai acheté une lunette de WC et je l'ai peinte en bleu. OK, la peinture était plutôt ratée. Mais quel fut mon dégout quand j'ai appris que "pour des raisons d'hygiène", les personnes de l'entretien retirent toutes les lunettes de WC que les gens ont mises.
Non mais depuis quand les lunettes de WC rendent malade ?

Un autre exemple, encore : à la piscine universitaire de Grenoble, on vient nous dire qu'il est interdit de manger dans les couloirs pour des raisons d'hygiène.

(°_O?

Et puis après, on va nous dire que les clochards sont de la pollution visuelle et qu'il faut virer les Arabes pour purifier la France ? Après tout, nous sommes bien dans lemême registre : les règles chiantes qui ne savent pas se justifier avec de bons arguments.

III Intermède : l'histoire de Maladie, clochard pourri

À 19 ans, je rencontre un jeune clochard à la fac de lettres de Clermont-Ferrand. C'est dans le local dans l'UNEF. Peu après sa venue, tous les autres, sauf lui et moi, ont quitté le local. Il me montre une petite phrase qu'il a écrite sur Wikipédia dans l'article sur le suicide. Il me dit comment il s'appelle mais j'oublie.

Plus tard, genre deux semaines, je vois ce jeune clochard à une station de tramway. Il fait nuit, et doux. Il est torse nu et porte un matelas. Je lui demande comment il s'appelle. "Maladie", me répond-il.

"Maladie" : quand je vois son corps plein de pustules, pire encore, quand je vois qu'il s'était enroulé un élastique très serré autour de son pouce, et que le pouce, tout rouge, avait enflé et quadruplé de volume, j'ai compris pourquoi ce clochard s'appelait ainsi, et, ne voulant devenir malade par contagion, au décidé de l'éviter. Ce n'est pas de la discrimination : c'est du bon sens.

Le soir, quand je rentre, une seule obsession : tout faire pour ne pas tomber malade. Je fais une machine à laver exprès pour mes vêtements, je lave mes chaussures, je souhaite une méticulosité tellement grande que je ne peux l'atteindre, tant pis.
J'envisage de mourir la semaine suivante.

Puis je me lave tout entier, de la tête au pieds. À ce moment, j'en avais rien à foutre que le gel douche sente bon, tout ce que je voulais, c'est qu'il tue les microbes ; je me demande même si les vieux savons ne sont pas mieux que les gels douches récents pour tuer les microbes.

Les jours et les semaines passent, et Maladie ne m'a pas rendu malade ! Si je vivais dans le monde de Warhammer, il est clair que ce type aurait été un fervent disciple du dieu du Chaos Nurgle, dieu de la pourriture et de la maladie.

IV Des cas plus limites

Heureusement, des gens comme Maladie, y en a pas des masses ^_^ .

Bien, maintenant, je voudrais poursuivre sur des cas particuliers, que l'on se questionne sur quel degré d'hygiène il faudrait avoir. Avec Maladie, c'était compteur d'alarme au maximum, donc on déploie des gros moyens. Mais pour le reste ? Où se trouve le juste milieu ?

Dans le but d'éviter les maladies,

-est-on obligé de laver sa vaisselle après chaque repas ?
-est-on obligé de laver son corps tous les jours ?
-est-on obligé de se laver les mains à chaque fois que l'on vient d'uriner ou déféquer ?

Toutes ces questions sont bonnes à poser.

L'hygiène, ce n'est pas un ensemble de règles dogmatiques. L'hygiène, c'est une pragmatique du bon sens pour lutter contre les maladies. Que l'on s'en souvienne.
Par Bête spatio-temporelle - Publié dans : Sciences
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 16:59
Depuis le temps que je projette d'écrire des romans engagés à diffuser en masse, je me suis pas mal préparé à ce qui pouvait se passer si effectivement, ces romans ont du succès, et que, par conséquent, je devienne célèbre.

Pouvons nous tous être célèbres ? Oui, à condition que chaque personne ait son truc spécial qui fait qu'elle est connue.

Pouvons-nous tous être célèbres à une échelle mondiale ? Non, autrement, il faudrait que chacun d'entre nous connaisse grosso modo 7 milliards de personnes, ce qui, me semble-t-il, est intenable par le cerveau humain.
Mais nous pouvons tous être célèbres au niveau local.

Ça devrait plafonner vers 400 personnes pour le minimum si nous sommes tous célèbres, car 400 prénoms/tronches/produits, c'est à peu près ce que peut mémoriser un cerveau moyen. Peut-être plus, peut-être moins, je ne sais pas trop.

J'ai remarqué dans ma vie que les gens ne bougent pas tous autant les uns que les autres, et que ceux qui bougent le plus ont plus de chances de se croiser entre eux.
Je fais partie de ces gens qui bougent beaucoup ^_^ .

En fait, ces gens qui bougent beaucoup sont une minorité. Mais c'est juste une question de mentalité : quand on hésite entre faire l'activité par défaut et faire une activité qui amène dans "un autre champ", c'est pas en choisissant systématiquement la première option qu'on va bouger un max.

Quand je pense à cette étudiante qui restait cloitrée dans sa chambre et n'a découvert ce qu'était un kebab que grâce à moi lorsqu'elle avait 18 ans... C'est l'exemple type de la personne qui ne bouge pas.

Évidemment, il sera plus facile pour une personne qui bouge de se faire connaitre que pour une personne qui reste enfermée chez elle.

Franchement, ce serait trop cool que tout le monde soit célèbre au niveau local. On connaitrait plein de gens, on saurait qui contacter pour tel problème... Moi ça me branche :-) .
Par Bête spatio-temporelle - Publié dans : Sciences
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 16:56
D'une certaine façon, je suis bien manichéen. Je considère que le bien et le mal sont tels des forces qui s'affrontent, et qu'il faut se ranger du côté du bien.

Précision nécessaire : le manichéisme, ce n'est pas la pensée simpliste qui consiste à séparer mentalement le bien du mal avec facilité. Au contraire, tout manichéen se doit de faire l'effort nécessaire pour distinguer ce qui est bien de ce qui est mal.

Par exemple, au Moyen-Âge, en France, une telle pensée simpliste serait de penser que le catholiscisme c'est tout bon, que les musulmans sont tous des méchants, et tous ceux qui critiquent le catholiscisme aussi. Une telle personne ne ferait pas l'effort nécessaire pour faire la part des choses.

En fait, le manichéisme, c'est un peu faire la guerre contre le mal : on développe des moyens impressionnants pour arriver à son objectif, et faire gagner son camp.

Finalement, si je devais me revendiquer d'une religion, ce serait bien celle-ci ^_^ .
Par Bête spatio-temporelle - Publié dans : Religion
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Mercredi 2 mai 2012 3 02 /05 /Mai /2012 16:54
Qu'est-ce que la philosophie ? Étymologiquement, "philosophie" vient de deux mots grecs qui signifient associés "amour de la sagesse".

Mais voilà, qu'est-ce que la sagesse ? J'ai trouvé un début de réponse avec mon peu de connaissances linguistiques : en anglais, sagesse se dit "wisdom", et dans la même famille, il y a "wise", qui signifie "avisé".

...

Du coup, je me suis dit que la sagesse, c'était le truc qui permettait d'avoir le bon avis sur un problème donné.
Ce qui est fascinant avec cela, c'est que cette définition de la sagesse ressemble beaucoup à celle du bon sens, voire même, de la méthode scientifique ; sagesse et folie, raison et déraison, science et religion.

D'ailleurs, un ami d'Einstein nommé Russel défendait l'idée que philosophie et science sont la même chose.
On pourrait se dire "Mais non, la science c'est aussi les bombes nucléaires et la manipulation pour l'escroquerie !". Mais à cela, on pourrait répondre "La science, c'est aussi admettre la vérité lorsqu'elle se présente à nos yeux, c'est donc reconnaitre qu'escroquer des gens et bombarder des villes, c'est mal.". Du coup, Russel et les philosophes des Lumières, défenseurs de la science, ne se trompent peut-être pas autant qu'on pourrait le penser... Peut-être ne sont-ils pas des scientistes.

Voilà, si vous êtes d'accord, si vous avez une remarque ou critique à émettre, le formulaire de commentaires est là pour ça.
Par Bête spatio-temporelle - Publié dans : Philosophie
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