Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:02

Depuis quelques années, j'assiste à une mode : on parle sans cesse de pédagogie numérique.

Ils disent que les ordinateurs permettront aux enfants de mieux apprendre. Un peu comme si dans les années 1970, on avait dit que la télévision rendrait les enfants plus intelligents.

Je refuse cette mode pour plusieurs raisons :

  • Internet est un milieu dangereux. Il y a des imposteurs, des fausses rumeurs, des fous sans limites. Une adolescente canadienne s'est suicidée après avoir publié des photos d'elle poitrine nue qui ont circulé trop vite et ont attisé les moqueries.
  • Cela ne changera rien au fond du problème. Ceux qui veulent apprendre peuvent apprendre, les autres n'apprendront rien.
  • L'idée de remplacer un être humain par une machine. Je cite Gilles DOWEK : "on voit mal aujourd'hui comment accueillir l'ensemble de la population mondiale à l'université et accompagner ensuite son besoin de formation et sa soif de connaissance tout au long de la vie, sans mutualiser quelques cours. Or c'est précisément ce que permet l'enseignement en ligne."1.

D'habitude je préfère m'en tenir à l'adage Don't feed the troll, mais comme je n'ai vu personne remuer le petit doigt, je me suis senti obligé d'exprimer mon ressentiment.

Notes :

1 : Pour la science, mai 2014, rubrique Homo sapiens informaticus

Partager cet article

Repost 0
Published by Bête spatio-temporelle - dans Analyses de l'actualité politique
commenter cet article

commentaires

Bête spatio-temporelle 14/11/2014 12:35


Pour rouvrir le débat, je dirai qu'il est essentiel que la machine soit au service de l'Homme. La programmation est par excellence le domaine où la machine est l'esclave de l'humain. Ceux qui
savent lire, écrire et compter peuvent apprendre la programmation. C'est une initiation très saine à l'utilisation des ordinateurs.

Nous devons tirer un trait sur notre conception selon laquelle il est possible de communiquer en parlant très loin, très vite. Nous devons mettre un terme à la conception vulgaire qui voit le
progrès comme un processus linéaire alors que la connaissance du passé, très riche, nous enseigne des leçons sur les erreurs et les bons exemples.

Les technologies d'hier seront peut-être les technologies de demain : aujourd'hui, nous brûlons le pétrole, mais nous pensons à retourner aux ressources de l'eau et du vent. Nous ne devons pas
nous laisser absorber par une technologie totalitaire, que ce soit l'électricité pour l'énergie ou les ordinateurs pour les échanges d'idées et d'informations. Il est légitime de construire des
conservatoires des techniques anciennes pour que le savoir-faire ne disparaisse pas dans la cécité du renouveau.

Enfin, je pense que nous devons avoir une attitude sans complexe vis-à-vis de la technologie, car elle n'est pas là pour nous prendre la tête, mais pour nous libérer.

Julien 22/10/2014 18:57


Un post sur l'Internet, je me dois d'y répondre :-)


Autant l'annoncé depuis le début, je ne suis pas d'accord avec toi.


Le numérique est un ensemble de technologies qui constituent un formidable outil. En tant que tel il peut en effet être dangereux, mais c'est le pendant même d'un outil. Ce qu'il faut, ce n'est
pas le diaboliser mais apprendre aux personnes à s'en servir convenablement et à éviter ses pièges. Pour moi, écarter Internet (ou le numérique, dans un sens plus général) est clairement de
l'obscurantisme et du refus du progrès.


Ce n'est en effet pas non plus un miracle en terme de moyens pédagogiques, mais ça peut contribuer à une amélioration, tout dépend comment on s'en sert. Certaines personnes retiennent mieux en
écoutant, les cours pourraient être enregistrés et distribués, d'autres préfèrent le visuel, aussi, etc. On pourrait imaginer un forum/chat où des professeurs pourraient répondre aux questions
des élèves ou encore plein d'autres choses. Les possibilités de l'outil numérique sont nombreuses.


En ce qui concerne le problème de fond que tu évoques, il est possible de donner plus envie aux personnes d'apprendre, en rendant les cours plus ludiques par exemple. Quoiqu'il en soit il faut de
la motivation et une certaine envie pour s'instruire, et autant tu peux rendre des cours plus motivants, autant tu ne pourras pas forcer les gens à le faire. 


En ce qui concerne le remplacement de l'humain par l'informatique, on en est pas encore là. Le monde n'est pas manichéen ; on peut être bien utiliser le numérique pour faire de la pédagogie tout
en gardant des professeurs.


 


Pour conclure, je pense que le problème de fond de notre éducation, c'est un manque de modernisme et d'adaptation au monde d'aujourd'hui. L'école n'est plus adapté à ce qu'une personne lambda a
besoin aujourd'hui.


Le point qui me gène en particulier c'est le non-mondernisme et la non adaptation des programmes de l'école :


Typiquement puisque tu m'as emmené sur ce sujet, l'apprentissage de l'informatique et la bureautique à l'école et de l'utilisation d'Internet. Plus précisément, on devrait apprendre à toute
le monde à taper au clavier, à utiliser basiquement un traitement de texte et un tableur, et enfin à utiliser Internet (J'entends par là ses dangers, que ce soit d'un point de vue menaces avec
phishing, virus, escroquerie mais aussi d'un point de vue utilisation, les risques si on poste une photo de soi, etc).

Bête spatio-temporelle 04/11/2014 12:42



Mettre des cours d'informatique au collège. Mais j'ai jamais eu besoin d'un bourrage de crâne pour y penser.



Présentation

  • : L'étoile du marin, site web de Corentin CHAROUSSET
  • L'étoile du marin, site web de Corentin CHAROUSSET
  • : Sciences humaines, exactes ou naturelles, philosophie, politique, arts... Je vous emmène sur les flots dans un voyage aux mille escales, avec toujours le même objectif dans la longue-vue : l'étoile du marin, ou l'idéal qui anime l'homme qui a de l'espoir.
  • Contact

Recherche