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22 octobre 2013 2 22 /10 /octobre /2013 13:41
Le réchauffement climatique que nous connaissons actuellement est un danger pour la vie sur Terre, en ce qu'elle n'a pas le temps de s'y adapter. Penchons-nous sur deux études d'écologie pour y voir plus clair.

I Au niveau local
II Au niveau global
III Notre espèce



I Au niveau local

Ci-dessous un extrait de Science & Vie, avril 2007, p 70, écrit par Boris BELLANGER.

Le vivant déboussolé

Avec le dérèglement des saisons, c'est toute la chaîne du vivant qui est bouleversée. Au risque de la disparition d'espèces, tant la faune et la flore peinent à s'adapter.

"Le chêne, la chenille et la mésange". Tel pourrait être le titre de la fable que les biologistes se racontent aujourd'hui. Et dont la morale serait : à saisons déréglées, faune et flore déboussolées. L'histoire ? Elle est très simple. Au départ, un lien unit étroitement l'apparition des feuilles du chêne, l'éclosion de la chenille de la phalène brumeuse et la naissance de l'oisillon de la mésange charbonnière. Tous ces phénomènes se produisent donc dans une même fenêtre temporelle - en l'occurrence le début du printemps. Une synchronie des comportements qui, au final, assure à chacun les moyens de sa survie.
Mais voilà ! Ce bel enchaînement des interactions du vivant, héritage de millions d'années d'évolution, est en train de se modifier. Désormais, la chenille éclôt de plus en plus tôt, avant que les feuilles de chêne dont elle se nourrit aient poussé, et avant que l'oisillon, qui se nourrit d'elle, ne naisse. Résultat : chenilles et mésanges meurent de faim (voir ci-contre)! Triste histoire. Mais édifiante. Car pour les scientifiques, elle est emblématique de l'impact sur les écosystèmes de ce dérèglement des saisons qu'ils constatent ailleurs (voir p. 62).
Emblématique, surtout, de la difficulté à percer les secrets du vivant sous l'influence du cycle des saisons. Car le dérèglement saisonnier étant le même pour toutes les espèces, on pourrait supposer leurs réactions en phase et, dès lors, les perturbations minimes. Or, l'histoire du chêne, de la chenille et de la mésange montre qu'il n'en est rien. Pourquoi? Cela tient-il à la diversité des espèces? Aux interactions qui les lient entre elles? Aux mécanismes qui relient les organismes aux saisons? Faute de données suffisantes, les biologistes peinent à répondre avec certitude. Mais ils ont des pistes.
Une chose est sûre : des plantes aux mammifères en passant par les oiseaux, ou les insectes, les êtres vivants agissent en fonction des saisons. Floraison, migration, hibernation ou reproduction : tous ces comportements s'enclenchent avec une exemplaire saisonnalité.

rechauffement climatique local

II Au niveau global

Deuxième étude, celle-ci vient du numéro de Pour la science d'octobre 2011, p 40.

Le dernier grand réchauffement

Lee Kump

De nouveaux indices suggèrent que le plus brutal des réchauffements climatiques s'est fait à un rythme modéré comparé à celui que nous connaissons aujourd'hui. Cet épisode est riche d'enseignements pour notre futur.

La plupart des visiteurs du Spitzberg, la plus grande île de l'archipel norvégien du Svalbard, sont attirés par les ours polaires. Nous l'étions par ses roches. Durant l'été 2007, avec mes collègues, tous géologues et climatologues, nous avons débarqué sur cette île arctique avec l'espoir d'y trouver des preuves de ce que l'on considérait alors comme l'épisode de réchauffement global le plus brutal de tous les temps. Deux heures de marche en terrain accidenté nous séparaient encore des affleurements rocheux susceptibles de renfermer ces indices. Tandis que nous avancions sur des poches de neige glissante et des plantes rabougries, j'imaginai l'époque où des palmiers, des fougères et des alligators peuplaient probablement cette région.
En ce temps-là, il y a quelque 56 millions d'années, j'aurais été ruisselant de sueur. Les recherches ont montré qu'à cette époque, en l'espace de quelques milliers d'années (un bref instant à l'échelle des temps géologiques), les températures globales ont augmenté de 5 °C - une fièvre planétaire que les scientifiques nomment le maximum thermique de la limite Paléocène-Éocène. Les zones climatiques se sont décalées vers les pôles, sur terre et en mer, obligeant plantes et animaux à migrer, à s'adapter ou à mourir. Certaines des régions les plus profondes de l'océan se sont acidifiées et ont été privées d'oxygène, tuant nombre des organismes qui y vivaient. Il a ensuite fallu près de 200 000 ans pour que les mécanismes tampons naturels de la Terre fassent baisser la fièvre.

rechauffement climatique global

III Notre espèce

Le réchauffement climatique actuel est tellement rapide que les espèces risquent d'avoir du mal à s'adapter.

Pour ce qui est de notre espèce, c'est la montée des eaux. Des cités entières sont en zone côtière, et le quart du territoire des Pays-Bas est sous le niveau de l'océan.

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Published by Bête spatio-temporelle - dans Sciences
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