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5 mars 2010 5 05 /03 /mars /2010 09:53

Etant donné le contexte actuel, je me suis dit qu'il serait bien que je consacre un article à mes opinions en écologie.


I Ligne de conduite et projet

II Sur l'écologie proprement dite

III Critique des phrases à la con

IV Position vis à vis des autres tendances écologistes


I Ligne de conduite et projet


Ma ligne de conduite se résume plutôt bien en deux phrases :


-Nouvelles technologies ! Pour l'écologie !

-Fin du capitalisme.


Je suis un technécologiste anticapitaliste. Je pense que les problèmes écologiques doivent se régler avec les sciences (socionomie, sciences politiques, écologie, physique...), et aussi grâce à la technologie. Je pense que la technologie ne doit pas être vue comme une menace mais comme un moyen d'améliorer nos vies. Science sans conscience n'est que ruine de l'homme, ça c'est c'est sûr. Mais science avec conscience est merveille de l'humanité. Et c'est là dessus je pense que l'on devrait insister : miser sur la recherche sur le recyclage, les énergies renouvelables et respectueuses de l'environnement, et une meilleure gestion des écosystèmes et des espaces de vie. Après tout on est bien contents d'avoir de l'électricité chez soi avec Internet.


Le numéro de Pour la science de Novembre 2009 donne la parole à des scientifiques de l'université de Stanford, selon lesquels il serait possible d'arriver à 80 % d'énergies renouvelables en 2030 si on s'y mettait vraiment. Ils soulevaient toutefois des problèmes économiques, et c'est là-dessus qu'un critique français de l'article a insisté dans un encadré. Ces problèmes économiques étaient des problèmes de prix : à vrai dire, le capitalisme a toujours tendance à faire passer le profit avant l'écologie. Ceci est un obstacle aux visées futiles : qu'importe les histoires d'argent ! L'écologie, c'est une question de vie ou de mort. Et ça ça vaut tous les milliards de dollars qu'on veut.


« Lorsque le dernier arbre aura été coupé, lorsque le dernier poisson aura été pêché, lorsque le dernier animal aura été tué, alors vous vous rendrez compte que l'argent ne se mange pas. »


Le chef amérindien Geronimo, à l'adresse des colons britanniques.

Voici ce à quoi pourrait ressembler mon projet en écologie :

-Gratuité des transports en commun.

-Engagement immédiat des entreprises et des agriculteurs vers un mode de production non polluant et avec plus de recyclage sous peine de sanctions sévères pour les responsables.

-Miser sur la recherche pour l'écologie, notamment en énergétique, en chimie du recyclage, et en écologie scientifique.

-Entamer un processus mondial de gestion rationnalisée de l'espace pour que chaque espèce trouve sa place dans la biosphère.

-Donner une tribune d'expression aux écologues, et plus généralement aux scientifiques pour que personne ne soit dans l'ignorance sur les sujets techniques.

-Impliquer activement la population lors d'assemblées générales pour les décisions locales.

-Sur un plus long terme, et pour faciliter la tâche, sortir du capitalisme et instaurer la république sociale.


II Sur l'écologie proprement dite


L'écologie est une science : la science des écosystèmes et de la dynamique des populations des êtres vivants. C'est une branche de la biologie.


L'écologie, c'est pas manger bio, consommer moins ni vivre de façon rustique. C'est plutôt l'étude des chaînes alimentaires, des espèces clé-de-voûte dans chaque écosystème, de la teneur en phosphate des eaux ou des sols, ainsi que des migrations, des relations de parasitisme, de compétition, de coopération, de la répartition des ressources...

Et c'est qu'il y a d'énormes, et que quasiment tous les politiciens écologistes ont zappé, c'est que c'est avec les termes de l'écologie que la politique devient simple et claire. Je l'ai déjà dit auparavant : l'homme est une bête spatio-temporelle, il ne diffère pas fondamentalement des autres espèces d'animaux. Tout ce que nous faisons, aussi compliqué que cela soit, est toujours tourné autour des mêmes bases : manger, uriner, dormir, se reproduire, communiquer...

Retenez le bien : c'est avec les termes de l'écologie, la vraie, que la politique devient simple et claire. Et ça n'a pas rien à voir avec la lutte des classes.


III Critique des phrases à la con


Hélas, les écologistes regorgent de phrases à la con. Je crois que ceci vient du fait que l'écologie politique trouve ses origines dans l'écologie profonde, la pire et la plus obscurantiste de toutes les tendances écologistes. Ce sont presque des « curés de Mère Nature ».


« Il faut sauver la planète ! »

Non, l'homme ne va pas détruire la planète. Pas en la polluant. En revanche, il peut détruire une bonne partie de la biosphère.

« Une politique plus verte »

Je ne vois pas pourquoi le vert serait le symbole de l'écologisme. L'écologie, c'est bien plus que les arbres et les petits oiseaux. Le vert symbolise au mieux l'abandon d'une vie citadine.

« Des énergies plus sobres « 

Sobres ? Il me semblait que « sobre » voulait dire « simple ». Et la simplicité n'est une bonne chose en soi : un être humain est beaucoup plus complexe qu'une molécule de CO2, pourtant je suis plus attaché aux être humains qu'aux molécules de CO2.

« Il faut cesser avec la mentalité du toujours plus. »

Et toujours mieux ? Par définition, il faut faire les choses bien, de là à dire qu'il faut faire les choses mieux, il n'y a qu'un pas. Faire trop, c'est en faire tellement qu'on le fait mal.

« Il faut changer nos moyens de consommation. »

A force de confondre la production avec la consommation, j'ai vraiment entendu une telle phrase un jour. C'est nos moyens de production qu'il faut réviser.

« Si ça continue, la Nature va se venger. »

La nature n'est pas une personne. De même que la Lune. Ni la Lune ni la nature ne peuvent se venger. De plus, la notion d'artificiel est superflue : l'homme, de même que les fourmis, font partie de la nature, et les fourmilières comme les voitures en font partie aussi. La nature c'est la réalité, c'est l'Univers tout entier : tout ce qui est en dehors nous est complètement inaccessible.


IV Position vis à vis des autres tendances écologistes


Je m'oppose au capitalisme tout en évitant les travers décroissants et technophobes. A force de côtoyer les décroissants, je me suis rendu compte que c'étaient des mauvais rebelles : ils se rebellent juste parce qu'ils ont envie de jouer les rebelles, pas parce que leur morale les oblige à se lever contre les injustices établies.

Quant aux écologistes profonds, ce sont là des religieux misanthropes et obscurantistes qui se moquent que l'homme disparaisse. Leur principal représentant est James Lovelock, vieux chimiste américain, qui est à l'origine de l'hypothèse Gaïa. Cette hypothèse vise à démontrer scientifiquement que la Terre peut être considérée comme un être vivant. Même si son argumentation est probablement difficile à démonter, on voit ici la mentalité : pourquoi n'est-il pas allé chercher à considérer une voiture ou un ordinateur comme un être vivant ? Pas parce que c'était scientifiquement plus dur : parce qu'il en avait pas envie.


Je suis contre le capitalisme vert, car il ne règle en réalité aucun problème. Je l'ai déjà dit : les principaux problèmes sont économiques et sociaux. Ils sont dans la tête des gens. Le capitalisme vert est aujourd'hui principalement porté par le groupe Europe écologie en France. Mais ce groupe disparate et incompétent est amené à décevoir et à se désagréger de lui même. Un front de gauche que le NPA aurait rejoint durerait à mon avis plus longtemps, car il ferait beaucoup moins de déçus.


Aussi, et c'est bien là où je me démarque le plus du discours ambiant, c'est que je considère qu'on a tendance à culpabiliser des innocents avec les histoires de consommation, alors que les vrais responsables de la pollution sont au niveau de la production. Ce ne sont pas les citoyens lambda : ce sont plutôt les chefs d'entreprise, les ingénieurs, et les agriculteurs autonomes. Je crois que le but est de divertir le gens pour qu'ils ne s'attaquent pas au vrai problème : le capital.


Pour conclure, je signale que je veux même faire de l'écologisme un engagement professionnel. En effet, je veux devenir chercheur en énergétique, conciliant ainsi ma curiosité scientifique avec ma volonté d'améliorer le monde dans lequel je vis.

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Published by Bête spatio-temporelle - dans Ecologie politique
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commentaires

Bête spatio-temporelle 02/04/2010 21:34


Europe écologie parle bien de social et d'emploi dans son programme. Mais le problème est que les propositions, écologistes ou non, sont tellement vagues qu'on voit mal comment elles pourraient
aboutir à des résultats positifs et concrets. Et je pense qu'en matière d'écologie, Europe écologie ne ferait pas mieux que le PS ou l'UMP : en fait, comme l'UMP ou le PS, ils ne feront rien...


Sylvain 02/04/2010 13:52


Voici ce que je pense:
Un parti écolo tel EuropeEcologie ne pourra jamais gouverner une nation, tout simplement par définition. Parce que la politique, c'est pas de l'écologie.
OK, imaginons EuropeEcologie au pouvoir, les avancées en matière d'environnement seraient certainement efficaces, bien pensées. Mais que faire des autres domaines de la vie politique? L'emploi,
l'économie, le pouvoir d'achat, les relations internationales, la défense, la santé? etc...
L'environnement ne représente à mon avis qu'un problème parmi d'autres qu'il faudrait régler. Il ne pourra JAMAIS être en mesure de gouverner.

Mon idée de la politique c'est qu'on place à la tête d'un pays les personnes les plus compétentes pour changer les choses de manière positive, et c'est certainement pas un ex-facteur (Besancennot)
ou un 68ard (Cohn-Bendit) qui en seront capables...


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