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1 décembre 2014 1 01 /12 /décembre /2014 10:17

Les évènements et les paroles m'emplissent la tête. Je ne regrette pas d'être allé voyager en Linadi.

hetalqui.2

J'ai prise ma revanche sur les aspimes, ces êtres infâmes.

Ton-amie (la tournure des évènements a faite que cette hétalquie a prise ce nom) m'a beaucoup parlée de son espèce, qui vient d'une autre planète. La communication est difficile. Les hétalquies sont si logiques, elle est difficile de dire quelque chose qui ait un sens pour elles.

En fin de compte, ces discussions m'ont aidée à avoir les nerfs solides. Mais j'aimerais que Ton-amie me donne des armes, des vraies, qui me permettraient de me battre contre les ultras et l'ordre décadent de Polissia.

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25 novembre 2014 2 25 /11 /novembre /2014 16:05
Cet article est un commentaire de texte. Il s'adresse à ceux qui ont lu le roman Neverwhere écrit par Neil GAIMAN.

I Personnages
II Évocations
III Origine du titre


I Personnages

1- Richard MAYHEW
2- Jessica
3- Porte
4- Le marquis de Carabas
5- Chasseur
6- Lamia
7- Lord Portico
8- Old Bailey
9- Croup et Vandemar
10- Islington

neverwhere personnages

1- Richard MAYHEW

Richard MAYHEW est un casanier. Bien qu'il travaille dans le domaine de la finance, ce n'est pas un grand esprit, loin de là. L'auteur lui a donné un physique proche du sien :

C'était un homme au visage ouvert, juvénile, aux cheveux sombres légèrement frisés et aux grands yeux noisette ; il avait la mine fripée de celui qui vient de se lever, ce qui lui donnait auprès du sexe opposé plus d'attrait qu'il ne pourrait jamais le comprendre ni le croire.

Autant dire que c'est un beau gosse.

Richard MAYHEW était parti pour le métro-boulot-dodo, en mode gros zombie londonien jusqu'à la fin de ses jours. Mais c'était sans compter sur Porte. En la voyant blessée et en la secourant, il s'attire des ennuis et plonge dans le monde de la Londres d'en bas.

Richard se retrouve alors dans une situation de survie, chose à laquelle il n'était absolument pas préparé. Incapable de s'adapter, il refuse de croire ce que ses sens lui montrent et se retrouve être le boulet d'un groupe de gens beaucoup plus débrouillards que lui.

Lors de l'épreuve des moines noirs, Richard change.

Il entendit des pas sur le quai, près de lui, et leva la tête pour voir passer une fille devant lui très comme il faut, main dans la main avec une femme qui ressemblait à une copie d'elle, plus grande et plus âgée. Elles lui jetèrent un coup d'oeil avant de détourner les yeux, d'une façon plutôt ostensible.
"Ne t'approche pas trop de lui, Melanie", conseilla la femme, avec un chuchotement très audible.
Melanie regarda fixement Richard, comme font les enfants, sans embarras ni arrière-pensée. Puis, elle reporta ses yeux vers sa mère. "Pourquoi est-ce que des gens comme ça restent en vie? demanda-t-elle avec curiosité.
- Ils n'ont pas assez de cran pour en finir", lui expliqua sa mère.

C'est une épreuve à laquelle Richard est confronté seul. Son dénouement et sa réussite sont symboliques : en mettant fin à ses jours, Richard met un terme à sa vie de merde, où il collectionnait de ridicules figurines de trolls aux cheveux fluo. C'est une renaissance :

On tira les verrous en arrière. Deux sonores détonations claquèrent à travers la pièce. On poussa la porte de la petite chapelle, laissant entrer la clarté venue de la lampe dans le couloir.
C'était une petite pièce avec une haute voûte. Une clé d'argent pendait au bout d'un fil, attaché au point le plus élevé du plafond. Le courant d'air que provoqua l'ouverture de la porte fit osciller la clé, puis tourner lentement sur elle-même, d'abord dans un sens, ensuite dans l'autre. L'abbé tenait le frère Fuligineux par le bras, et les deux hommes pénétrèrent dans la chapelle, côte à côte. Alors, l'abbé lâcha le bras du frère et lui dit:
"Prenez le corps, frère Fuligineux.
- Mais. Mais, mon père...
- Qu'y a-t-il?"
Le frère Fuligineux tomba un genou à terre. L'abbé entendit des doigts tâter du tissu et de la peau.
"Il n'est pas mort."
L'abbé soupira. Ce n'était pas bien de penser cela, il en était conscient, mais il estimait honnêtement qu'une mort subite était une miséricorde. La situation était tellement plus terrible, autrement.
"Ah, encore un? Hé bien, nous veillerons sur cette malheureuse créature jusqu'à ce qu'elle accède au repos éternel. Conduisez-le à l'infirmerie."
Et une voix faible protesta, avec douceur mais fermeté:
"Je ne suis pas une malheureuse créature."

Par la suite Richard est plus sûr de lui, plus déterminé. Il parvient à la surprise de tous à tuer la grande bête de Londres, mais souhaite tout de même revenir à sa vie de la Londre d'en haut, à travailler dans la finance. Ce à quoi il renonce, jugeant cela trop ennuyeux :

"Dis-moi, Gary. Est-ce que tu t'es déjà demandé s'il n'y avait pas autre chose?
- Hein?"
Richard fit un geste vague englobant tout.
"Le boulot. La maison. Le pub. Rencontrer des filles. Vivre en ville. La vie. C'est tout ce qu'il y a?

Un peu plus tard :

Le marquis de Carabas leva un sourcil.
"Hé bien? lança-t-il avec irritation. Tu viens ?"
Richard le contempla, le temps d'un battement de coeur.
Puis il hocha la tête, n'ayant pas assez confiance en lui-même pour parler, et il se mit debout. Et ils s'en furent ensemble par le trou dans le mur, revenant dans les ténèbres , sans rien laisser derrière eux; pas même la porte.

L'histoire de Richard, c'est celle d'un crétin baignant dans son petit confort qui tire un trait sur tout ça et embrasse une vie faite d'aventures.

2- Jessica

C'est une manipulatrice. D'éducation bourgeoise, on ne sait pas quel travail elle fait, et il est possible qu'elle ne vive que sur le dos d'hommes dupes dont elle soutire le pognon.

Sa rencontre avec Richard montre bien la domination qu'elle a sur lui :

Richard avait connu Jessica en France, lors d'un week-end à Paris, deux ans plus tôt; en fait, il l'avait rencontrée au Louvre, alors qu'il essayait de retrouver le groupe de ses collègues de bureau qui avaient organisé le voyage. En levant les yeux vers une sculpture immense, il avait reculé pour se cogner contre Jessica, qui admirait un diamant extrêmement gros, d'une importance historique capitale. Il tenta de lui présenter ses excuses en français, langue dont il ne parlait pas un traître mot, puis se ravisa et entreprit de lui demander pardon en anglais, avant d'essayer de demander pardon en français d'être obligé de s'excuser en anglais, avant qu'il s'aperçoive que Jessica était aussi anglaise qu'on peut humainement l'être, et là, elle lui avait déjà fait acheter en guise de cadeau d'excuse un sandwich français dispendieux et une boisson pétillante à la pomme beaucoup trop chère.

Franchement, elle est affreuse. Ça me donne envie de la flinguer.

Sa mère est de la même trempe :

Cela lui rappela un incident dont lui avait un jour parlé sa mère. Celle-ci, un soir, avait rencontré une femme qu'elle connaissait depuis toujours: elles avaient été à l'école ensemble, siégé au consel de la paroisse, tenu toutes les deux le stand de jeu de massacre à la fête du village. Et sa mère, en rencontrant cette femme dans une soirée, s'était tout à coup aperçue qu'elle était incapable de retrouver son nom, alors qu'elle savait que cette amie avait un mari prénommé Éric qui travaillait dans l'édition, et un golden retriever baptisé Major.

Assoiffée de pouvoir, d'argent et de statut social, Jessica utilise sa beauté et sa ruse pour vivre sur le dos d'un homme riche et soumis.

3- Porte

Jeune femme de 14 ans, Porte n'a pas les capacités hors du commun du marquis de Carabas, mais elle est déjà beaucoup moins idiote que Richard. Vivre dans la Londres d'en bas l'a formée à la sagacité et à la méfiance. Dans un tel environnement, soit tu deviens fort, sois tu crèves...

Une fois Jessica perdue, Richard avait le choix entre plusieurs femmes : Chasseur, Porte, Anesthésie... C'est Porte qui l'attire le plus. Étant tous les deux ivres sous la boisson d'Islington, seul à seul, ils se comportent de la sorte :

Porte, debout en haut des marches, le contempla avec horreur. Puis elle se mit à pouffer, sans pouvoir se retenir. Il leva les yeux vers elle et la salua d'un imaginaire haut-de-forme en soie blanche, mima l'action le jeter dans les airs, de le ratrapper et de s'en recoiffer.
"Bêta", dit Porte en lui souriant.
En réponse, Richard la prit par la main et continua de monter et de descendre les marches en dansant. Porte hésita un instant, puis elle commença à l'imiter. Elle dansait bien mieux que Richard. Au pied de l'escalier, ils tombèrent dans les bras l'un de l'autre, essoufflés, épuisés et hilares.
Richard sentit son monde tournoyer.
Il perçut le coeur de Porte qui battait contre sa poitrine. L'instant commença à changer de nature et il se demanda s'il devait faire quelque chose. Se demanda s'il devait l'embrasser. Se demanda s'il avait envie de l'embrasser et il s'aperçut qu'en fait il n'en savait rien. Il regarda dans les yeux couleur d'opale. Porte inclina la tête sur un côté et se dégagea. Elle remonta le col de son blouson en cuir brun, le serra autour d'elle: armure et protection.

Porte est la princesse en péril. C'est pour la sauver que Richard a eu la force de vaincre la grande bête de Londres. La scène finale dans l'Église où le héros retrouve Porte attachée à côté de ses ravisseurs ressemble à deux gouttes d'eau à la scène finale de Zelda Ocarina of Time. Par ailleurs, le connaisseur de Zelda notera la ressemblance flagrante entre Ganon et la grande bête de Londres, et ce alors que Neverwhere est sorti en 1996 et Zelda Ocarina of Time en 1998...

4- Le marquis de Carabas

Le marquis de Carabas a une très forte personnalité. Très fort, avide d'information, c'est le genre de personnes que l'on préfère avoir parmi ses amis que ses ennemis.

"Vous avez confiance en lui?" interrogea-t-elle carrément, et Porte sut qu'elle parlait de Carabas et pas de Richard.
"Oui, répondit la jeune femme. Je lui fais plus ou moins confiance."
Porte avait cinq ans depuis deux journées tout juste. Le marché se tenait dans les Jardins de Kew, ce jour-là, et son père l'avait emmenée avec lui, une faveur pour son anniversaire. C'était le premier marché de Porte. Ils se trouvaient dans la serre aux papillons, entourés d'ailes aux couleurs vives, de créatures irisées et impondérables qui la captivaient et la fascinaient, quand son père s'était accroupi à côté d'elle.
"Porte? Retourne-toi doucement et regarde, là-bas, près de l'entrée."
Elle s'était retournée et avait regardé. Un homme à la peau sombre et portant un grand manteau, ses cheveux noirs noués derrière lui en un long catogan, se tenait près de la porte, en conversation avec des jumeaux à la peau dorée, un jeune homme et une jeune fille. La jeune fille pleurait, à la façon dont pleurent les adultes, en retenant leurs larmes à l'intérieur autant qu'ils le peuvent et en détestant que le chagrin déborde quand même par côtés et les enlaidissent par de bizarres grimaces. Porte se retourna vers les papillons.
"Tu l'as vu?" demanda son père.
Elle hocha la tête.
"Il se fait appeler le marquis de Carabas. C'est un usurpateur, un tricheur et il se peut qu'il ait quelque chose d'un monstre. Si jamais tu as des ennuis, va le voir. Il te protégera, ma fille. Il y est tenu."

Le marquis de Carabas a trouvé son fonds de commerce : refaire les gens. Il connaît sa valeur et ses services sont donc très chers :

Richard inspecta la ruelle en quête de quelque chose où s'asseoir. Le marquis lui posa une main sur l'épaule et le précipita sur le pavé.
"Elle sait que mes services coûtent cher. Que m'offre-t-elle, exactement?
- Je vous demande pardon?
- Quel est le marché? Elle vous a envoyé ici pour négocier, jeune homme. Je coûte cher, et je ne fais jamais de cadeau."
Richard haussa les épaules, du mieux qu'il le pouvait dans sa position couchée.
"Elle m'a dit qu'elle voulait que vous l'accompagniez chez elle - je ne sais pas où c'est - et que vous lui trouviez un garde du corps."
Même quand le marquis était immobile, ses yeux ne cessaient jamais de se mouvoir. En haut, en bas, à la ronde, comme s'il cherchait quelque chose, comme s'il réfléchissait à quelque chose. Addition, soustraction, évaluation. Richard se demanda si cet homme était bien sain d'esprit.
"Et elle m'offre?
- Hé bien... Rien."
Le marquis souffla sur ses ongles et les polit contre le revers de son extraordinaire manteau. Puis il tourna les talons.
"À moi. Elle ne m'offre. Rien." Il paraissait vexé.
Richard se mit debout. "Enfin, elle n'a pas parlé d'argent. Elle a juste dit qu'elle vous devrait une faveur."
Les yeux étincelèrent.
"Quelle genre de faveur?
- Une très grosse. Elle a dit qu'elle vous devrait une très grosse faveur."
Carabas sourit pour lui-même, comme une panthère affamée qui vient de repérer un petit paysan égaré.

C'est le marquis de Carabas qui contrôle la situation. Sans son aide, Porte aurait été très loin de réussir à échapper à Croup et Vandemar et reconstruire sa famille. Je pense que c'est le meilleur.

5- Chasseur

Chasseur est une femme guerrière. Elle est introduite dans le passage du péage de Night's Bridge :

- Si vous traversez le pont, je vous accompagne", annonça une voix de femme, douce comme la crème et le miel.
Jamais Richard ne sut identifier les origines de son accent. Sur l'instant, il la crut canadienne ou américaine. Plus tard, il la soupçonna d'être africaine, australienne ou même indienne. Il ne sut jamais dire avec certitude. C'était une femme de grande taille, avec de longs cheveux fauves et une peau de caramel brûlé. Elle portait des vêtements de cuir tacheté, mouchetés de nuances de gris et de bruns, et sur l'épaule une besace en cuir fatigué. Elle avait un long bâton, un couteau à la ceinture, et une lampe électrique attachée au poignet. C'était également, sans le moindre doute, la plus belle femme que Richard ait jamais vue.

Chasseur se bat en mettant à profit son intelligence et sa vitesse :

- Je m'étais laissé dire, déclara une voix de femme, que vous cherchiez des gardes du corps. Pas des amateurs enthousiastes."
Sa peau avait la couleur du caramel brûlé et son sourire aurait stoppé net une révolution. Elle était entièrement vêtue de cuir doux, moucheté de gris et de brun, et Richard la reconnut immédiatement.
"C'est elle, chuchota-t-il à Porte. La prostituée.
- Varney", intervint Varney, piqué au vif, "est le meilleur reître et garde du corps de l'En-Dessous. Tout le monde le sait."
La femme regarda le marquis. "Les mises à l'épreuve sont terminées?
- Oui, répondit Varney.
- Pas forcément, corrigea le marquis.
- Alors, déclara-t-elle, j'aimerais passer l'audition.
Varney était incontestablement dangereux, sans parler du fait que c'était une brute, un sadique et qu'il représentait une réelle menace pour la santé physique de ceux qu'il côtoyait. S'il y avait une qualité qu'il ne possédait assurément pas, toutefois, c'était la vivacité d'esprit. Il dévisagea le marquis, le temps que l'illumination se fasse, flamboie et se maintienne. Finalement, incrédule, il demanda:
"Faut que j'me batte contre elle ?
- Oui, répondit la femme en cuir. À moins que tu n'aies besoin de faire une petite sieste, tout d'abord."
Varney se mit à rire: un ricanement de dément. Il arrêta de rire un instant après, quand la femme lui asséna un féroce coup de pied dans le plexus solaire, et qu'il s'effondra comme un arbre abattu.
À portée de sa main, sur le sol, reposait la barre en fer qu'il avait employée lors de son combat contre le nain. Il l'empoigna et l'abattit de toutes ses forces sur le visage de la femme - du moins l'aurait-il fait, si elle n'avait pas esquivé. Elle claqua ses paumes ouvertes contre les oreilles de Varney, très vite. La barre en fer vola à travers la salle. Titubant sous le coup de la douleur dans ses tympans, Varney tira un couteau de sa botte. Il ne sut jamais avec certitude ce qui était arrivé ensuite; juste que le monde avait semblé se dérober sous ses pas et qu'après il s'était retrouvé étendu à plat ventre, par terre, saignant des oreilles, son propre couteau collé contre sa gorge, tandis que le marquis de Carabas décrétait:
"Ça suffit!"
La femme leva la tête, maintenant le couteau de Varney contre la gorge de l'homme.
"Hé bien? demanda-t-elle.
- Très impressionnant", jugea le marquis.

La force sauvage de cette femme en fait un personnage très chaud. Prenant ses désirs pour la réalité, Richard s'imagine au début que c'est une prostituée.

Obsédée par la chasse et le danger, Chasseur a une vision très probabiliste des choses.

La tête de Chasseur pivotait d'un côté à l'autre. Elle avait enregistré la position de chaque moine et de chaque arbalète; elle avait estimé les chances de passer Porte indemne la première par-dessus le parapet du pont, puis avec simplement des blessures légères, et enfin avec des blessures graves pour elle-même, mais juste légères pour Porte. Elle était occupée à refaire ses calculs.

Quelque part, je pense que cette vision des choses a autorisé Chasseur à trahir Porte. Carabas, l'esprit empreint de contrôle et de déterminisme, a été fidèle.

En effet, cette conception très probabiliste crée en elle la suspicion :

"Qui était-ce? [Lamia, la femme vampire] demanda Richard.
Elles s'appellent les Velours, expliqua Porte. Elles dorment ici-bas durant le jour, et parcourent l'En-Dessus, la nuit.
- Elles sont dangereuses?
- Tout le monde est dangereux, répondit Chasseur.

Incapable de réellement faire confiance aux autres, Chasseur ne compte que sur elle-même et défend son propre intérêt. Elle a combattu la bête de Londres avec la honte sur le coeur, et elle a perdu.

6- Lamia

Lamia est une femme vampire. Très séductrice, elle joue surtout le rôle de guide.

Elle déclara:
"Il n'est pas pour toi."
Lamia lui adressa un délicieux sourire.
"À moi d'en juger.
- Chasseur, voici Lamia. C'est une Velcro, glissa Richard.
- Vel-ours, corrigea Lamia d'une voix charmante.

Notons au passage la culture de Neil GAIMAN pour le monde de la technique et des inventions. Dans un autre livre, il parle de la flamme du méthane, dont il connaît la couleur.

Elle leva les mains vers le visage de Richard et l'attira doucement vers elle. Puis, elle l'embrassa, longuement, langoureusement. Il ressentit un premier choc devant la glace de ses lèvres et le froid de sa langue, puis il succomba totalement à son baiser.

Heureusement que le marquis est venu pour sauver Richard, autrement il serait devenu une même créature maudite, condamnée à se nourrir de la chaleur des autres.

7- Lord Portico

Lord Portico, le père de Porte, est un tribun. Il parle au nom des plus pauvres, avec un discours proche du socialisme :

Un visage patricien apparut sur le petit écran, vivement coloré. Avec un léger décalage, une voix émergea du pavillon, crachotant et prenant son discours en cours de route.
"... que deux villes soient si proches, disait la voix, et pourtant en tout point si éloignées; les possédants au-dessus de nous, et les dépossédés, nous, qui vivons en dessous et dans les intervalles, qui vivons dans les interstices."
Porte regardait l'écran, avec une expression indéchiffrable.
"... Cependant, disait son père, je suis de l'opinion que ce qui nous porte tort, nous autres habitants de l'En-Dessous, c'est notre factionnalisme étroit. Le système des baronnies et des fiefs nous divise de façon ridicule."

La famille de Lord Portico a un penchant pour la technique.

C'était un mécanisme volumineux mais élégant, bâti de noyer et de chêne polis, de bronze et de verre, de cuivre et de miroirs, avec une marqueterie d'ivoire sculpté, des prismes de quartz et des échappements, des ressorts et des rouages de bronze. L'ensemble avait une taille un peu supérieure à celle d'un téléviseur grand écran, bien que l'écran proprement dit ne mesurât guère plus de quinze centimètres de large. Une loupe placée à l'avant augmentait la taille de l'image. L'objet supportait un vaste pavillon de bronze, une sorte de cornet acoustique qui émergeait sur le côté, comme on en trouvait jadis sur les gramophones.

8- Old Bailey

Old Bailey est un vieil homme qui élève des corneilles pour les manger. Il ne lui est pas venu à l'idée qu'il pourrait les dresser pour transporter des messages.

Old Bailey n'était pas, par nature, de ces gens placés en ce bas monde pour raconter des histoires drôles. En dépit de ce handicap, il persistait à en raconter. Et celles qu'il s'entêtait à dire étaient des blagues rebattues, extraordinairement longues, qui se concluaient sur une chute déplorable, encore qu'une fois sur deux Old Bailey soit incapable de s'en souvenir, parvenu à ce stade. Le seul public des histoires drôles d'Old Bailey était constitué par la petite population d'oiseaux captifs, qui considéraient, les corneilles en particulier, ses histoires drôles comme de profonds et pénétrants apologues sur la condition humaine et, de fait, demandaient d'eux-mêmes à l'occasion qu'il les régale de ses savoureuses anecdotes.
"D'accord, d'accord, d'accord, disait Old Bailey. Vous m'arrêtez si vous la connaissez. C'est l'histoire d'un type qui entre dans un bar. Non, c'était pas un type. Ça, c'est la chute. Pardon. C'était un cheval. Un cheval... Non... Un pingouin. Trois pingouins. Voilà, c'est ça. Y a trois pinguouins qui entrent dans un bar."
Une vieille corneille de taille énorme croassa une question. Old Bailey se massa le menton, avant de hausser les épaules.
"Ils entrent, c'est comme ça. C'est une blague. C'est pas invraisemblable, dans une blague. Le premier va commander trois whiskies on the rocks à boire pour lui et ses copains. Et le barman lui répond : on sert pas les pingouins, ici. Voilà ce qu'il répond, au premier pingouin. Bon. Alors, le pingouin revient voir ses copains et il leur dit qu'on sert pas les pingouins. Bon, c'est une blague, alors le deuxième pingouin fait pareil, ils sont trois, vous voyez, et puis, c'est le troisième, il respire un bon coup, il bombe le torse. Et il commande une grenadine en tapant du poing." La corneille croassa encore, avec sagesse. "Ouais, ouais, trois grenadines, d'accord. Et le barman, surpris, il lui dit: Tiens, vous vouliez pas des whiskies? Et le pingouin, il lui répond comme ça: Ah, ben alors, d'accord, puisque z'insistez. Vous avez compris ? Il lui dit D'accord, puisque z'insistez. Il l'a pris au piège. Elle est vraiment bien bonne."

Non, elle est nulle. Cette scène brosse l'idée selon laquelle certains êtres humains sont stupides.

9- Croup et Vandemar

Croup et Vandemar sont des démons. D'apparence humaine, ils possèdent une intelligence et une force surnaturelle dont ils se servent pour tuer.

Un froissement dans l'ombre des tunnels; le couteau de M. Vandemar apparut dans sa main, puis disparut, pour vibrer doucement presque dix mètres plus loin. M. Vandemar alla jusqu'au coutelas et le saisit par le manche. Un rat gris était embroché sur sa lame, sa gueule s'ouvrant et se refermant en vain alors que la vie s'enfuyait. M. Vandemar lui broya le crâne entre le pouce et l'index.

Croup et Vandemar, plus que des personnages, sont des symboles. Vandemar, associé au loup, est le symbole de la force brute. Croup, associé au renard, est le symbole de la ruse. Ensemble, ils forment un couple meurtrier surpuissant. Au téléphone, il explique à son employeur :

"Un manque de professionnalisme? demanda-t-il d'une voix polie. Nous?" Il referma le poing, dont il cogna assez brutalement le flanc d'un mur de briques. Il n'y eut aucun changement, néanmoins, dans le ton sur lequel il déclara: "Monsieur. Puis-je, avec tout le respect que je vous dois, vous rappeler que monsieur Vandemar et moi-même avons incendié la ville de Troie? Nous avons livré les Flandres à la peste noire. Nous avons assassiné une douzaine de rois, cinq papes, une cinquantaine de héros et deux dieux pleinement accrédités. Lors de notre précédent contrat, nous avons fait périr sous la torture un monastère au grand complet, dans la Toscane du seizième siècle. Nous sommmes de parfaits profesionnels."

Chasseur est forte, mais seule face à Croup et Vandemar, elle avait plus de chances de perdre que de gagner. La seule force qui aurait pu détruire Croup et Vandemar est l'unité de la Londres d'En Bas.

10- Islington

islington neverwhere

Islington est un ange déchu. Responsable de la disparition de l'Atlantide, il a été condamné à vivre en enfer. Il vit seul depuis des siècles dans une église souterraine dont il est prisonnier.

L'ange Islington faisait un rêve sombre et tumultueux. D'immenses vagues s'élevaient pour s'abattre sur la ville; le ciel nocturne était déchiré d'un horizon à l'autre par des fourches de foudre blanche; la pluie tombait par nappes, la cité tremblait; les incendies se déclarèrent aux abords du grand amphithéâtre et se propagèrent rapidement à travers la ville, défiant la tempête. Islington contemplait tout de très haut, flottant dans les airs comme on flotte dans les rêves, comme l'être avait flotté en ces temps depuis longtemps révolus. Il y avait dans cette ville des édifices hauts de plusieurs centaines de mètres, mais ils semblaient des nains face aux vagues gris-vert de l'Atlantique. C'est alors que l'ange entendit hurler des gens. Quatre millions d'habitants vivaient en Atlantide et, dans son rêve, Islington entendit chacune de leurs voix de façon claire et distincte, tandis qu'ils hurlaient, étouffaient, brûlaient, se noyaient et mouraient tous. Les vagues engloutirent la ville et, finalement, la tempête s'apaisa.
Quand l'aube se leva, il ne subsistait plus rien qui indiquât encore la présence d'une ville, et encore moins d'une île dont la superficie avait le double de celle de la Grèce.

Islington n'a pas été puni parce qu'il a fait le mal, mais parce qu'il a laissé faire. D'apparence bienveillante, il a attiré Porte au piège. Apathique, je pense que c'est le pire de tous les personnages.

II Évocations

Neil GAIMAN est un maître dans l'art des évocations. Il joue sur les liaisons naturelles de l'esprit humain pour évoquer des choses. Le passage suivant se déroule à un moment où la vie de Richard s'efface et où il est invisible à ceux de la Londres d'En Haut, à des exceptions près.

Arrivé chez lui, il remplit d'eau chaude la baignoire, abandonna ses vêtements sur le lit et traversa l'entrée, nu, pour se plonger dans la détente des eaux. Il s'était presque assoupi lorsqu'il entendit une clé tourner dans une serrure, une porte s'ouvrir et se refermer, et une onctueuse voix d'homme expliquer:
"Bien entendu, vous êtes les premiers que je fais visiter aujourd'hui, mais j'ai une liste d'attente longue comme le bras de gens que ça intéresse.
- Ce n'est pas aussi grand que les détails transmis par votre agence me l'avaient laissé imaginer, déclara une femme.
- C'est compact, oui. Mais je préfère considérer cela comme une avantage."
Richard ne s'était pas donné la peine de verrouiller la porte de la salle de bains. Après tout, il était seul à occuper les lieux.
Une voix d'homme plus bougonne et plus rude constata:
"Je croyais que vous aviez dit que ce n'était pas un meublé. Je le trouve sacrément meublé.
- Le locataire précédent a dû laisser ses affaires derrière lui. Curieux. On ne m'avait pas prévenu."
Richard se mit debout dans sa baignoire. Puis, comme il était nu et que des gens pouvaient entrer à tout instant, il se rassit. Et là, un peu paniqué, il parcourut la pièce des yeux en quête d'une serviette.
"Oh, George, regarde ! dit la femme dans l'entrée. Quelqu'un a laissé traîner une serviette sur la chaise."
Richard envisagea puis rejeta comme remplacements insuffisants une éponge, une demi-bouteille de shampooing et un petit canard en plastique jaune.
"Comment est la salle de bains?" s'informa la femme.
Richard se saisit d'un gant de toilette et l'arrangea devant son bas ventre. Puis il se mit debout, dos au mur, prêt à subir la honte de sa vie. La porte s'ouvrit. Trois personnes entrèrent dans la salle de bains: un jeune homme avec un manteau en poil de chameau, et un couple d'âge mûr. Richard se demanda s'ils étaient aussi gênés que lui.
"C'est un peu petit, jugea la femme.
- Compact, corrigea de sa voix onctueuse le manteau en poil de chameau.

Ce passage est un flagrant effet banane.

Neil GAIMAN donne une partie de son secret :

Non. Elle ne s'aventurait plus dans cette région de son cerveau.

Le cerveau humain est structuré comme un espace, ou plus précisément, comme une tuyauterie, qui ressemble à ceci :

  graphe plan metro

III Origine du titre

Pourquoi le livre s'appelle-t-il Neverwhere ? Dans la version anglaise, Neil GAIMAN précise que Neverwhere est la destination finale de Richard. Mais dans sa situation, Richard aurait plutôt l'impression d'aller nowhere (nulle part).

Dans Peter and Wendy, le roman qui met en scène Peter Pan, le Pays imaginaire s'appelle Neverland. Dans Alice in Wonderland (Alice au Pays des Merveilles), le Pays des Merveilles s'appelle Wonderland. D'où la structure psychique suivante :

neverwhere title

Richard quitte sa vie de merde pour aller Neverwhere et avec de la chance, qui sait, il poursuivra son chemin au Pays Imaginaire puis au Pays des Merveilles.
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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 11:34

 

kite beach

 

Le vrai bonheur appartient à l'esprit.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:16

Ce texte est une traduction du texte History of solar energy publié par Charles SMITH à l'adresse http://solarenergy.com/power-panels/history-solar-energy.

 

Début du texte :

 


Des inventeurs ont découvert le secret de la transformation des rayons du soleil en puissance mécanique il y a plus d'un siècle, uniquement pour voir leurs machines de rêve s'effondrer suite à un manque de soutien public. Les ingénieurs du solaire des temps modernes ne doivent pas être condamnés à subir ce sort à nouveau.

Charles SMITH est un membre adjoint du Department of Technology à l'Appalachian State University et doctorant au Department of Science and Technology Studies au Virginia Polytechnic Institute. Son domaine de recherche principal est l'Histoire de l'énergie.

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Beaucoup d'entre nous pensent que le premier effort national pour développer les ressources renouvelables est né alors que des Américains en colère attendaient les lignes de gaz pendant la "crise de l'énergie" des années 1970. Tenu en otage par l'embargo de pétrole de l'OPEC, le pays s'est soudainement trouvé réceptif aux avertissements des scientifiques, des écologistes et même de quelques politiciens pour mettre fin à sa surdépendance aux réserves finies de charbon et de pétrole, ou pour faire face à une sévère détresse économique ou commotion politique.

Mais les efforts pour designer et construire des appareils pour se ravitailler en énergie renouvelable ont en fait commencé il y a environ 100 ans avant cette période turbulente -ironiquement, au sommet de la Révolution Industrielle, qui était largement fondée sur la promesse de réserves apparemment inépuisables de combustibles fossiles. Contrairement à l'opinion dominante de l'époque, un certain nombre d'ingénieurs ont remis en question les pratiques d'une économie industrielle basée sur une énergie non-renouvelable et se sont inquiétés de ce que feraient les nations du monde après avoir épuisé les réserves de combustible.

Plus important encore, beaucoup de ces visionnaires n'ont pas seulement donné une rhétorique futuriste mais ont activement exploré pratiquement toutes les possibilités d'énergie renouvelable habituelles aujourd'hui. Au final, la plupart ont décidé de se focaliser sur la puissance solaire, se disant que les récompenses potentielles dépassaient les obstacles technologiques. En moins de 50 ans, ces pionniers ont développé un éventail impressionnant de techniques innovantes pour capturer le rayonnement solaire et l'utiliser pour produire la vapeur qui faisait marcher les machines de cette ère. En fait, juste avant la Première Guerre Mondiale, ils avaient ébauché toutes les méthodes de conversion thermique solaire aujourd'hui reconnues. Malheureusement, malgré leurs succès techniques et leurs designs innovants, leur travail a été largement oublié pendant les 50 années suivantes avec la ruée du développement des combustibles fossiles pour un monde assoiffé d'énergie.

Aujourd'hui, un siècle après, l'Histoire se répète. Après avoir suivi le même chemin que les inventeurs venus plus tôt -dans certains cas, réinventant les mêmes techniques- les ingénieurs du solaire contemporains en sont venus à la même conclusion : la puissance solaire n'est pas seulement possible mais aussi particulièrement pratique, sans compter le fait qu'elle respecte l'environnement. Hélas, une fois encore, alors que la technologie avait fait ses preuves d'un point de vue pratique, le soutien public pour un développement et une mise en oeuvre plus importants s'est érodé, et la puissance solaire a pu une fois encore être éclipsée par les technologies énergétiques conventionnelles.

Le Premier Moteur Solaire

La mention la plus ancienne à une conversion directe du rayonnement solaire en puissance mécanique remonte à Auguste Mouchout, un professeur de mathématiques au Lycée de Tours. Mouchout a commencé son travail sur le solaire en 1860 après avoir exprimé de graves inquiétudes vis-à-vis de la dépendance de son pays au charbon. "Il serait prudent et avisé de ne pas s'endormir face à cette quasi-sécurité", a-t-il écrit. "Au bout d'un moment, l'industrie ne trouvera pas en Europe les ressources pour satisfaire sa prodigieuse expansion. Le charbon sera sans aucun doute épuisé. Que fera l'industrie après ?" L'année suivante, on lui a accordé le premier brevet pour un moteur fonctionnant avec la puissance solaire dont il a continué à améliorer le design jusqu'à environ 1880. Pendant cette période, l'inventeur a posé les fondations de notre compréhension moderne de la conversion du rayonnement solaire en puissance de vapeur mécanique.

Les expériences initiales de Mouchout impliquaient un chaudron en fer clos avec du verre : le rayonnement solaire incident passait à travers le couvercle de verre et les rayons piégés transmettaient la chaleur à l'eau. Bien que ce petit arrangement faisait bouillir l'eau, sa valeur pratique était faible car les quantités et pressions de vapeur produites étaient minimales. Toutefois, Mouchout découvrit bientôt qu'en ajoutant un miroir pour concentrer plus de rayonnement sur le chaudron, il pouvait générer plus de vapeur. À la fin de l'année 1865, il réussit à utiliser son appareil pour faire fonctionner une petite machine à vapeur conventionnelle.

L'été suivant, Mouchout montra son moteur solaire à l'Empereur Napoléon III à Paris. Le monarque, favorablement impressionné, offrit une assistance financière pour développer un moteur solaire industriel pour la France. Avec les nouveaux fonds acquis, Mouchout agrandit la capacité de son invention, raffina le miroir, le redesignant en un cône tronqué, comme une assiette avec des bords inclinés, pour mieux concentrer les rayons du soleil sur la chaudière. Mouchout a aussi construit un mécanisme suiveur qui permettait à la machine toute entière de suivre l'altitude et l'azimuth du soleil, autorisant une réception solaire ininterrompue. Après six années de travail, Mouchout exposa sa nouvelle machine dans la cour de la bibliothèque de sa Tours natale en 1872, étonnant favorablement les spectateurs. Un journaliste a décrit le miroir comme un "abat-jour de lampe" inversé, "couvert à l'intérieur d'une très fine feuille d'argent" et la chaudière comme un "énorme dé à coudre" fait en cuivre noirci et "couvert avec une cloche en verre".

Anxieux à l'idée de mettre son invention au travail, il connecta l'appareil à une machine à vapeur qui activait une pompe à eau. Pour ce que l'on considérait comme "un jour exceptionnellement chaud", le moteur solaire produisait un demi-cheval de puissance. Mouchout fit part de ses résultats et découvertes à l'Académie des Sciences. Le gouvernement, impatient d'exploiter la nouvelle invention à son potentiel total, décida que le meilleur lieu pour la nouvelle machine serait le protectorat d'Algérie, avec son climat tropical, une région bénéficiant d'un ensoleillement presque constant et entièrement dépendante au charbon, une commodité beaucoup trop chère dans la région africaine.

Mouchout a été rapidement déployé avec un financement important en Algérie pour construire une grande machine à vapeur solaire. Il décida tout d'abord d'élargir la capacité de son invention, la faisant passer à 100 litres (70 pour l'eau et 30 pour la vapeur) et utilisa une chaudière multi-tubes à la place de l'unique chaudron. Les tubes de la chaudière avaient un meilleur rapport surface/volume d'eau, produisant plus de pression et amélioraient la performance de la machine.

En 1878, Mouchout exposa l'invention redesignée à l'Exposition Universelle de Paris. Peut-être pour impressionner le public, ou plus probablement ses soutiens gouvernementaux, il coupla la machine à vapeur à un système réfrigérant. La vapeur du moteur solaire, après être acheminée à travers un condenseur, refroidissait rapidement l'intérieur d'un compartiment isolé séparé. Il expliqua le résultat : "En dépit du paradoxe apparent de l'exposé, [il était] possible d'utiliser les rayons du soleil pour faire de la glace.". Mouchout a reçu une médaille pour ce qu'il avait accompli.

En 1881, le Ministère français des Travaux Publics, intrigué par la machine de Mouchout, demanda à deux personnes d'évaluer l'efficacité de sa machine de point de vue du coût. Mais après quelque 900 observations à Montpellier, une cité au sud de la France, et à Constantine, en Algérie, le gouvernement jugea que la machine était un succès technique mais un échec pratique. Une des raisons était que la France avait récemment amélioré son système de transport de charbon et développé une meilleure relation avec l'Angleterre, dont elle était dépendante pour cette commodité. Le prix du charbon a par conséquent chuté, rendant le besoin pour des alternatives moins attractif. Incapable de se procurer une plus grande assistance financière, Mouchout retourna à sa carrière académique.

La Tour de Puissance

Au sommet des expériences de Mouchout, William Adams, le deputy registrar pour la Couronne anglaise à Bombay, en Inde, écrivit un livre intitulé Solar Heat: A Substitute for Fuel in Tropical Countries, qui remporta un prix. Adams écrivit qu'il était intrigué par la machine à vapeur solaire de Mouchout après avoir lu un compte-rendu de la démonstration à Tours, mais que l'invention n'était pas pratique, car "il serait impossible de construire  un [miroir en forme d'assiette] de dimensions beaucoup plus grandes" pour générer plus du demi-cheval de puissance de Mouchout. Il sentait que le problème était que le métal poli du miroir se ternirait trop facilement, et serait trop cher à fabriquer et trop lourd pour suivre le soleil efficacement.

Heureusement pour la discipline solaire naissante, le registrar anglais ne passa pas tout son temps à trouver des défauts dans les efforts de l'inventeur français, mais offrit quelques solutions créatives. Par exemple, Adams était convaincu qu'un miroir constitué de plusieurs petits miroirs plats argentés disposés en un demi-cercle serait moins chers à construire et plus faciles à entretenir. Son plan était de construire un grand panneau fait de plusieurs petits miroirs plats et d'ajuster chacun de façon à réfléchir la lumière du soleil dans une direction spécifique. Pour suivre le mouvement du soleil, le panneau entier pouvait être roulé autour d'une piste semi-circulaire, projetant le rayonnement concentré sur une chaudière stationnaire. La piste pouvait être manipulée par un ouvrier et n'aurait à être bougée que "trois ou quatre fois par jour", écrivit Adams, ou plus fréquemment si on voulait améliorer la performance.

Confiant en son arrangement innovant, Adams commença la construction à la fin de l'année 1878. En ajoutant graduellement des miroirs plats de 17 pouces fois 10 pouces et en mesurant les températures croissantes, il calcula que pour générer les 1200 [?] nécessaires pour produire des pressions de vapeur suffisamment hautes pour faire fonctionner des machines conventionnelles, le miroir nécessiterait 72 petits miroirs. Pour démontrer la puissance du rayonnement concentré, Adams plaça un morceau de bois sur le point de focalisation des carreaux de miroir où, il nota, "il s'enflamma immédiatement". Il arrangea alors les collecteurs autour de la chaudière, conservant la configuration en chaudron fermé de Mouchout, et la connecta à une machine à vapeur de 2,5 chevaux de puissance qui fonctionna pendant les heures du jour "pendant une quinzaine de jours dans l'enceinte de [son] bungalow".

Impatient de montrer son invention, Adams contacta la presse et invita ses amis importants -dont le commandant en chef de l'Armée, un colonel des Royal Engineers, le secrétaire des travaux publics, plusieurs juges, et les principaux propriétaires de moulins- à une démonstration. Adams écrivit que tous furent impressionnés, même les ingénieurs qui malgré leurs doutes sur la possibilité de la puissance solaire d'être directement compétitive face au charbon et au bois, pensèrent que ce serait une source d'énergie supplémentaire pratique.

Cependant, les expériences d'Adams finirent peu après la démonstration, peut-être parce qu'il avait atteint son objectif de prouver la faisabilité de son design de base, mais plus probablement, comme disent certains, parce qu'il manquait de dynamisme entreprenerial. Pourtant, l'héritage de sa méthode versatile et puissante pour exploiter et convertir la chaleur solaire survit. Les ingénieurs d'aujourd'hui connaissent ce design avec le concept de la Tour de Puissance, qui est l'une des meilleures configurations pour des usines centralisées à large échelle. En fait, la plupart des usines solaires à tour modernes suivent la configuration basique d'Adams : des miroirs plats ou très légèrement incurvés qui restent stationnaires ou voyagent sur une piste semi-circulaire ou réfléchissent la lumière vers le haut sur une chaudière dans une tour réceptrice ou vers le bas dans une chaudière au niveau du sol, générant ainsi de la chaleur pour faire fonctionner une machine à vapeur annexe.

Collection sans Réflexion

Malgré l'abandon de Mouchout et le désenchantement de ce qui était le seul participant anglais apparent, l'Europe continua à faire avancer l'application pratique de la chaleur solaire, alors que la torche vint dans les mains de la France et de l'ingénieur Charles Tellier. Considéré par beaucoup comme le père de la réfrigération, Tellier a en fait commencé son travail sur la réfrigération suite à ses expériences sur le solaire, qui l'ont amené à designer le premier moteur solaire sans concentration ni réflexion.

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En 1885, Tellier installa un collecteur solaire sur son toit similaire aux collecteurs à plaques plates placés sur de nombreuses maisons aujourd'hui pour chauffer l'eau domestique. Le collecteur était constitué de dix plaques, chacune consistant en deux feuilles de fer rivetées ensemble pour former un sceau étanche, et connectées par des tubes pour former un tout. Au lieu de remplir les plaques avec de l'eau pour produire de la vapeur, Tellier choisit de l'ammoniaque comme fluide actif à cause de son point d'ébullition bien moindre. Après une exposition au soleil, les conteneurs émettaient suffisamment de gaz d'ammoniac pressurisé pour alimenter une pompe à eau qu'il avait placé dans son puits à un taux de quelque 300 gallons par heure pendant la lumière du jour. Tellier considéra sa pompe à eau solaire pratique pour toute personne avec un toit Sud. Il pensait aussi que simplement ajouter des plaques, et ainsi augmenter la taille du système, rendrait des applications industrielles possibles.

En 1889, Tellier avait amélioré l'efficacité des collecteurs en fermant le haut avec du verre et en isolant le bas. Il a publié ses résultats dans The Elevation of Water with the Solar Atmosphere, qui comprenait des détails sur ses intentions d'utiliser le soleil pour manufacturer de la glace. Comme son compatriote Mouchout, Tellier imagina que les larges étendues des plaines africaines pourraient devenir industriellement et agriculturellement productives par l'implantation de la puissance solaire.

Dans The Peaceful Conquest of West Africa, Tellier argua qu'un apport en énergie constant et facilement disponible serait nécessaire pour faire fonctionner les machines de l'industrie avant que les propriétés françaises en Afrique puissent être correctement développées. Il remarqua aussi que bien que le prix du charbon ait chuté depuis les expériences de Mouchout, le combustible continuait à être une dépense importante dans les opérations françaises en Afrique. Il conclut que les coûts de construction de son moteur solaire à basse température et sans concentration étaient suffisamment bas pour justifier son implantation. Il nota aussi que sa machine était beaucoup moins coûteuse que l'appareil de Mouchout, avec son miroir en forme d'assiette et son mécanisme de suivi complexe.

En dépit de ce potentiel, Tellier a manifestement décidé de poursuivre ses recherches sur la réfrigération à la place, et de le faire sans l'aide de la chaleur solaire. Très probablement, les profits de réfrigérateurs avec un système conventionnel se sont trouvés irrésistibles. Aussi, une grande partie de la demande pour une nouvelle technologie de refroidissement provenait du désir de transporter de la viande de boeuf en Europe depuis l'Amérique du Nord et du Sud. Le mouvement roulant des bateaux combiné à des limitations de place écartèrent l'utilisation de la puissance solaire. Et alors que Tellier changeait de centre d'intérêt, la France n'a connu le dernier développement majeur de la puissance mécanique solaire sur son sol que bien après au XXème siècle. La plupart des expériences de la discipline débutante ont traversé l'Atlantique vers un nouveau bastion d'ingéniosité mécanique, les États-Unis.

L'Auge Parabolique

Bien que suédois de naissance, John Ericsson était l'un des ingénieurs états-uniens les plus influents et les plus controversés du XIXème siècle. Alors qu'il passa ses années les plus productives à designer des machines de guerre -son oeuvre la plus célébrée était le vaisseau de combat de la Guerre Civile the Monitor- il dédia les 20 dernières années de sa vie à des objectifs bien plus pacifiques comme la puissance solaire. Ce travail s'inspirait d'une peur partagée par quasiment tous ses camarades inventeurs solaires que les réserves de charbon, un jour, s'épuiseraient. En 1868, il écrivit "Deux millénaires tombés dans l'océan du temps épuiseront complètement les réserves de charbon de l'Europe, à moins que, dans le même temps, la chaleur du soleil soit employée.".

Ainsi en 1870 Ericsson avait développé ce qu'il prétendait être la première machine à vapeur fonctionnant au soleil, rejetant la machine de Mouchout comme un "genre de jouet". En vérité, les premiers designs d'Ericsson ressemblaient beaucoup aux appareils de Mouchout, utilisant un miroir conique, en forme d'assiette, qui concentrait le rayonnement solaire sur une chaudière et un mécanisme de suivi qui gardait le miroir dirigé vers le soleil.

Bien qu'il fût injustifié de prétendre son design original, Ericsson inventa bientôt une nouvelle méthode pour collecter les rayons solaires -l'auge parabolique. Contrairement à une vraie parabole, qui focalise le rayonnement solaire sur une unique et petite surface, ou point focal, comme une parabole de télévision par satellite, une auge parabolique ressemble plus à un bidon de pétrole coupé en deux suivant la longueur qui focalise les rayons solaires sur une ligne du côté ouvert du miroir. Ce type de miroir offrait beaucoup d'avantages sur son homologue semi-circulaire (en forme d'assiette) : il était comparativement simple et moins coûteux à construire, et contrairement à un miroir circulaire, il n'avait à suivre le soleil que dans une seule direction (en haut et en bas, s'il est posé à l'horizontale, ou d'Est en Ouest s'il se tient sur une extrémité), éliminant ainsi le besoin d'un système complexe de suivi. L'inconvénient était que les températures et rendements de l'appareil n'étaient pas aussi élevés qu'avec un miroir en forme d'assiette, puisque la configuration répandait le rayonnement sur une surface plus grande -une ligne plutôt qu'un point. Cependant, lorsqu'Ericsson construisit une chaudière linéaire unique (principalement un tuyau), la plaça sur le point de focalisation de l'auge, positionna le nouvel arrangement vers le soleil et le connecta à une machine à vapeur conventionnelle, il clama que la machine marchait, bien qu'il refusa de fournir des évaluations de puissance.

Le nouveau système de collection devint populaire avec des expérimentateurs venus après et devint un standard pour les usines modernes. En fait, les plus grands systèmes solaires de la dernière décennie ont opté pour le miroir en auge parabolique d'Ericsson parce qu'il permet un bon compromis entre l'efficacité et la facilité d'opération.

Pendant la décennie suivante, Ericsson continua à raffiner son invention, essayant des matériaux plus légers et simplifiant sa construction. En 1888, il avait tellement confiance en la performance pratique de ses designs qu'il planifia de produire en masse l'appareil pour "les propriétaires des terres brûlées par le soleil de la côte Pacifique" pour l'irrigation agricole.

Malheureusement pour la discipline en lutte, Ericsson mourut l'année suivante. Et parce qu'il était suspicieux ou, certains disent, paranoïde, il gardait ses designs pour lui-même jusqu'à l'obtention du brevet et les plans détaillés de son moteur solaire amélioré moururent avec lui. Néanmoins, la recherche d'un moteur solaire pratique n'était pas abandonnée. En fait, l'expérimentation et le développement de la technologie solaire à large échelle était juste en train de commencer.

La Première Aventure Commerciale

Aubrey Eneas, résidant à Boston, commença son expérimentation de moteur solaire en 1892, forma la première compagnie de puissance solaire (The Solar Motor Co.) en 1900, et continua son travail jusqu'à 1905. L'un de ses premiers efforts résulta en un miroir très similaire à l'auge parabolique d'Ericsson. Mais Eneas trouva qu'elle ne pouvait atteindre des températures suffisamment élevées et, incapable de percer les secrets de son prédécesseur, décida de mettre le concept de côté et de retourner au miroir en cône tronqué de Mouchout. Malheureusement, alors que l'approche de Mouchout résultait en des températures élevées, Eneas était encore insatisfait par la performance de la machine. Sa solution était de rendre le bas du miroir en forme de cône tronqué plus large en designant ses côtés de façon à être plus droits et à focaliser le rayonnement sur une chaudière qui était 50 pour cent plus large.

Finalement satisfait par les résultats, il décida de promouvoir son design en l'exposant à l'ensoleillée Pasadena, en Californie, dans la ferme d'autruches d'Edwin Cawston, une attraction touristique populaire. La machine monstrueuse n'échoua pas à capter l'attention. Son miroir, qui faisait 33 pieds de diamètre, contenait 1788 petits miroirs individuels. Et sa chaudière, qui faisait à peu près 13 pieds en longueur et un pied en largeur, contenait 100 gallons d'eau. Après une exposition au soleil, le système d'Eneas faisait bouillir l'eau et transférait la vapeur à travers un tuyau flexible dans une machine qui pompait 1400 gallons d'eau par minute dans un puits pour l'amener dans le paysage aride de la Californie.

Ils ne saisirent pas tous le concept. En fait, un homme pensait que la machine solaire avait quelque chose à voir avec l'incubation des oeufs d'autruche. Mais la jugeotte commerciale d'Eneas a finalement été récompensée. Malgré les misconceptions occasionnelles, des milliers de visteurs de la ferme sont partis avec la conviction que la machine solaire serait bientôt une installation permanente dans le Sud-Ouest ensoleillé. De plus, beaucoup de journaux régionaux et de popularisation scientifique ont envoyé des journalistes à la ferme pour couvrir le spectacle. Pour Frank Millard, un journaliste du tout nouveau magazine World's Work, le potentiel de moteurs solaires placés en quantité dans les terres inspirait les visions futuristes d'une région "où les oranges pourraient pousser, les citrons jaunir, et les raisins se teindre de violet, sous l'éclat du soleil qui, tandis qu'il fait mûrir les fruits les hydratera et les nourrira aussi.". Il prédit aussi que le potentiel de la nouvelle machine n'était pas limité à l'irrigation : "Si le moteur solaire pompera l'eau, il moudra aussi le grain et sciera le bois et fera rouler des voitures électriques.".

Le futur, comme la machine elle-même, semblait lumineux et brillant. En 1903, Eneas, prêt à commercialiser son moteur solaire, déménagea sa compagnie basée à Boston vers Los Angeles, plus près des clients potentiels. Au début de l'année suivante, il avait vendu son premier système complet à 2160 $ au Dr. A. J. Chandler of Mesa, en Arizona. Malheureusement, après moins d'une semaine, le gréement soutenant la lourde chaudière s'affaiblit pendant une tempête et s'effondra, culbuta le miroir et endommagea la machine au-delà de toute réparation.

Mais Eneas, habitué aux déceptions, décida d'aller de l'avant et construisit une autre pompe solaire près de Tempe, en Arizona. Sept mois plus tard, en 1904, John May, un fermier à Wilcox, Arizona, acheta une autre machine pour 2500 $. Malheureusement, peu après, elle fut détruite par une tempête de grêle. Ce second incident météorologique prouva que le miroir parabolique massif était trop susceptible aux conditions climatiques turbulentes du désert du Sud-Ouest. Et incapable de survivre avec de telles ventes misérables, la compagnie mit bientôt la clé sous la porte.

Bien que la machine ne devint pas une installation permanente comme le souhaitait Eneas, l'inventeur contribua beaucoup à des données scientifiques et techniques sur la conversion de la chaleur solaire et initia plus que le public de ses expositions. Malgré son échec commercial, l'attrait d'une ressource inépuisable était fort, et tandis qu'Eneas et la Solar Motor Company étaient en train de suspendre leurs opérations, un autre pionnier du solaire était juste en train de commencer.

Opération Moonlight

Henry E. Willsie commença la construction de son moteur solaire une année avant la fermeture de la compagnie d'Eneas. Son opinion était que les leçons de Mouchout, Adams, Ericsson et Eneas prouvait l'inefficacité de coût de machines à haute température et à concentration. Il était convaincu qu'un système de collection sans réflexion et à basse température similaire à l'invention de Tellier était la meilleure méthode pour utiliser directement la chaleur du soleil. L'inventeur sentit aussi qu'un moteur solaire ne serait jamais pratique tant qu'il ne serait pas opérationnel jour et nuit. Ainsi le stockage thermique, une pratique qui l'a amené à un travail à basse température, était le principal centre d'intérêt de son expérimentation.

Pour stocker l'énergie du soleil, Willsie a construit de larges collecteurs à plaques plates qui chauffaient des centaines de gallons d'eau, qu'il gardaient chauds pendant toute la nuit dans un énorme bassin isolé. Il submergeait ensuite une série de tubes, ou tuyaux de vaporisation, dans le bassin pour servir de bouilleurs. Quand le médium actif -Willsie préférait le dioxide de soufre à l'ammoniaque de Tellier- passait à travers les tuyaux, il se transformait en vapeur à haute pression, qui passait dans la machine, la faisait marcher, et s'échappait dans un tube condenseur, où il se refroidissait, retournait à un état liquide, et était réutilisé.

En 1904, confiant en la capacité de son design à fournir une puissance continue, il construisit deux usines, une de 6 chevaux de puissance à St Louis et une de 15 chevaux de puissance à Needles, en Californie. Après plusieurs essais de puissance, Willsie a décidé de tester la capacité de stockage du plus grand système. Après la tombée de la nuit, il ouvrit une valve qui "permettait à l'eau chauffée par le soleil de s'écouler sur les tuyaux échangeurs et ainsi de démarrer la machine.". Willsie avait créé le premier système solaire qui pouvait fonctionner la nuit en utilisant la chaleur récoltée pendant le jour. Il annonça aussi que la machine de 15 chevaux de puissance était l'arrangement le plus puissant construit de ce temps. En plus d'offrir un moyen de fournir une production de puissance solaire continue, Willsie fournit aussi des comparaisons de coût détaillées pour justifier ses efforts : l'usine solaire nécessitait un temps de retour économique de deux ans, dit-il, une valeur exceptionnelle même comparée aux standards d'aujourd'hui pour les technologies énergétiques alternatives.

Au départ, comme Ericsson et Eneas avant lui, Willsie prévoyait de commercialiser sa machine pour l'irrigation du désert. Mais dans ses derniers brevets, Willsie écrivit que l'invention était "designée pour fournir de la puissance pour la lumière électrique et l'électricité en général, la réfrigération et la fabrication de glace, pour moudre et pomper dans les mines, et pour d'autres objectifs où de grandes quantités de puissance sont requises.".

Willsie se dit que tout ce qui restait à faire était de mettre son invention futuriste à la vente. Malheureusement, aucun acheteur n'émergea. Malgré l'analyse de coût sur le long terme favorable, les clients potentiels étaient suspicieux vis-à-vis de la durabilité de la machine, dissuadés par le rapport important de la taille de la machine sur sa puissance de sortie, et avaient peur de l'investissement initial de l'installation ingénieuse de puissance solaire de Willsie. Son entreprise, comme d'autres auparavant, s'est dissoute.

Une Certaine Maturité Technique

Malgré les échecs commerciaux lamentables de la puissance solaire, certains adeptes continuèrent à croire que s'ils pouvaient trouver la bonne combinaison des technologies solaires, la vision d'une source gratuite et illimitée de puissance deviendrait vraie. Frank Shuman était l'un de ceux qui partageaient ce rêve. Mais contrairement à la plupart des rêveurs, Shuman n'avait pas la tête dans les nuages. En fait, son approche réaliste des affaires et sa recherche persistente d'une puissance solaire pratique l'ont amené avec ses collègues à construire la machine la plus grande et la plus efficace en termes de coût avant l'ère spatiale.

Le premier effort de Shuman en 1906 était similaire au design du collecteur à plaques plates à ceci près qu'il utilisait de l'éther comme fluide actif au lieu du dioxide de soufre. La machine fonctionnait mollement, cependant, car même à des pressions respectables, la vapeur exerceait comparativement peu de force pour actionner un moteur à cause de sa faible densité relative.

Shuman savait qu'il avait besoin de plus de chaleur pour produire de la vapeur, mais sentit qu'utiliser des miroirs compliqués et des systèmes de suivi serait trop cher et enclin à une panne mécanique. Il décida qu'au lieu de chercher à générer plus de chaleur, la réponse était de mieux conserver la chaleur déjà absorbée.

En 1910, pour améliorer les propriétés d'isolation du collecteur, Shuman a fermé les plaques d'absorption non pas avec une unique feuille de verre mais avec deux vitres séparées par une épaisseur d'un pouce d'air. Il remplaça aussi les tuyaux du bouilleur par un conteneur en métal plat et fin, similaire au design original de serre de Tellier. Le système pouvait faire bouillir de l'eau en permanence au lieu de l'éther. Malheureusement, la pression était encore insuffisante pour faire fonctionner des machines à vapeur de taille industrielle, qui étaient conçues pour fonctionner à des pressions produites par la combustion plus chaude de charbon ou de bois.

Après avoir déterminé que le coût de construction d'un absorbeur plus important serait prohibitif, Shuman concéda à contre-coeur qu'une chaleur additionnelle devrait être produite par une certaine forme de concentration. Il conçut ainsi un miroir à bas coût alignant deux rangées de miroirs ordinaires pour doubler la quantité de rayonnement reçue. Et en 1911, après avoir formé la Sun Power Co., il construisit le plus grand système de conversion solaire jamais construit. En fait, la nouvelle usine, près de sa maison à Talcony en Pennsylvanie, recevait plus de 10000 mètres carré de rayonnement solaire. Le nouvel arrangement accrût la quantité de vapeur produite, mais ne fournissait toujours pas la pression à laquelle il s'attendait.

Pas facilement défait, Shuman se dit que s'il ne pouvait augmenter la pression de la vapeur pour faire marcher une machine à vapeur conventionnelle, il n'aurait qu'à redesigner la machine pour fonctionner à des pressions plus basses. Alors il se mit en équipe avec E. P. Haines, un ingénieur qui suggéra que moudre plus précisément, mettre des tolérances plus proches dans les composants en mouvement et utiliser des matériaux plus légers réussirait la chose. Haines avait raison. Quand la nouvelle machine a été connectée au collecteur solaire, elle développait une puissance de 33 chevaux et activait une pompe à eau qui faisait jaillir 3000 gallons par minute sur le sol de Talcony.

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Shuman a calculé que l'usine de Talcony coûtait 200 $ par cheval comparés aux 80 $ d'un système conventionnel au charbon -une comparaison respectable, dit-il, considérant que l'investissement additionnel serait récupéré en quelques années car la ressource était gratuite. De plus, le fait que cette configuration ne soit pas compétitive avec les machines au charbon ou au pétrole dans le Nord-Est industriel ne le concernait pas puisque, comme les entrepreneurs français avant lui, il projetait de débarquer sa machine dans les vastes régions brûlées par le soleil d'Afrique du Nord. Pour acheter des propriétés et déménager la machine à cet endroit, de nouveaux investisseurs ont été sollicités d'Angleterre et la Sun Power Co. Ltd. était créée. Mais avec le soutien financier plus important sont venues des stipulations. On a exigé de Shuman qu'il laisse le physicien britannique C. V. Boys revoir la machine et suggérer des améliorations possibles. En fait, le physicien recommandait un changement radical. Au lieu de miroirs plats reflétant le soleil sur une configuration en plaque plate, Boys pensait qu'une auge parabolique focalisant sur un tube fermé avec du verre fonctionnerait beaucoup mieux. A. S. E. Ackermann, le consultant technique de Shuman, donna son accord, mais ajouta que pour fonctionner, l'auge aurait besoin de suivre le soleil continuellement. Shuman sentit que sa conception d'un système simple se désintégrait rapidement.

Heureusement, lorsque la machine fut finie juste à côté du Caire en Égypte en 1912, les peurs de Shuman que la complexité accrue rendrait le nouveau système impraticable se sont avérées infondées. L'usine du Caire surpassait celle de Talcony de loin -la machine produisait 33 pour cent de vapeur en plus et générait plus de 55 chevaux de puissance- ce qui faisait plus que compenser les coûts plus élevés. La station de pompage solaire de Sun Power Co. offrait une valeur excellente de 150 $ par cheval, réduisant significativement le temps de retour économique pour l'irrigation par le soleil dans la région. Il semblait que la puissance mécanique solaire avait enfin développé la sophistication technique dont elle avait besoin pour être compétitive face au charbon ou au pétrole.

Malheureusement, le début était aussi la fin. Deux mois après les derniers essais du Caire, l'Archiduc Ferdinand fut assassiné dans les Balkans, mettant le feu à la Grande Guerre. Le combat se répandit rapidement aux colonies d'Europe, et les régions du haut de l'Afrique furent bientôt englouties par les flammes. L'usine d'irrigation solaire de Shuman a été détruite, les ingénieurs associés au projet retournèrent dans leurs pays respectifs pour accomplir des tâches liées à la guerre, et Frank Shuman mourut avant la signature de l'armistice.

Que le système de Shuman eût ou non initié le succès commercial dont la puissance solaire avait désespérément besoin, nous ne le saurons jamais. Cependant, la Sun Power Co. peut se vanter d'une certaine maturité technique en synthétisant les idées de ses prédécesseurs des 50 années précédentes. La compagnie utilisait un absorbeur (quoique de forme linéaire) comme Tellier et Willsie, un miroir similaire à celui d'Ericsson, les mécanismes de suivi simples utilisés d'abord par Mouchout puis ensuite par Eneas, et les ont combinés pour faire marcher une machine spécialement conçue pour la vapeur générée avec le soleil. En effet, Shuman et ses collègues ont posé le standard de beaucoup des systèmes solaires modernes les plus populaires 50 ou 60 années plus tard.

La Source la Plus Rationnelle

Les pionniers du solaire mentionnés plus haut étaient uniquement les inventeurs les plus notables impliqués dans le développement de la puissance thermique solaire de 1860 à 1914. Beaucoup d'autres ont contribué aux plus de 50 brevets et aux marques dans des livres et articles sur le sujet. Avec toute cette sophistication, pourquoi la technologie mécanique solaire n'a pas pu connaître un essor dans une industrie viable ? Pourquoi cette discipline a-t-elle connu un plongeon de 50 ans avant de regagner l'intérêt public et l'attention technologique ?

Premièrement, malgré les rapides avancées dans la technologie mécanique solaire, le futur de l'industrie était rendu problématique par une révolution dans l'utilisation et le transport des combustibles fossiles. Les compagnies du pétrole et du charbon ont établi une infrastucture massive, des marchés stables, et de grands approvisionnements. Aussi, en plus d'essayer de perfectionner la technologie, les pionniers du solaire ont eu la tâche difficile de convaincre les sceptiques de voir l'énergie solaire comme plus qu'une curiosité. La rhétorique visionnaire sans résultats tangibles n'était pas bien reçue par une population habituée à la gratification immédiate. Améliorer et adapter une technologie déjà existante, jugée moins risquée et plus contrôlée, semblait faire beaucoup plus de sens.

Au final, la capacité à implanter un matériel radicalement nouveau requiert soit un engagement financier massif soit l'échec de technologies existantes pour que le travail soit fait. Or la production de puissance mécanique solaire à la fin du XIXème et au début du XXème siècle ne rencontra aucun de ces critères. Malgré les avertissements de scientifiques et d'ingénieurs éminents, les alternatives à ce qui semblait une réserve inépuisable ne figuraient pas dans l'agenda des États-Unis. Malheureusement, de beaucoup de façons, ces sentiments archaïques sont encore en nous aujourd'hui. Pendant les années 1970, pendant que les nations de l'OPEC exercaient leur pouvoir économique et que les mouvements écologistes et "no-nuke" gagnaient de l'ampleur, les Américains ont mis au point un coup industriel dont les slogans étaient efficacité énergétique et ressources renouvelables. Par conséquent, la puissance solaire mécanique -avec aussi son ère spatiale, son fraternel photovoltaïque producteur d'électricité ainsi que d'autres sources renouvelables comme la puissance du vent- subit une sorte de résurrection. Et pendant les deux décennies suivantes, les ingénieurs solaires ont essayé des myriades de techniques pour satisfaire le besoin de la société en puissance.

Ils ont découvert que des miroirs en forme d'assiette similaires aux designs de Mouchout et d'Eneas étaient les plus efficaces mais aussi les plus difficiles et les plus chers à entretenir. Des systèmes à basse température sans concentration comme ceux de Willsie et Tellier, bien que simples et peu sensibles aux conditions climatiques, étaient parmi les moins puissants et ne convenaient par conséquent que pour de petites tâches spécifiques. Des réflecteurs stationnaires comme ceux utilisés dans le système d'Adams, aujourd'hui appelés systèmes de Tour de Puissance, offraient une meilleure solution mais étaient coûteux et enclins à la dégradation.

Au milieu des années 1980, des ingénieurs solaires contemporains, comme leurs homologues de la révolution industrielle Ericsson et Shuman, ont déterminé que pour des surfaces ensoleillées, les auges paraboliques avec suiveur étaient le meilleur compromis parce qu'elles avaient un meilleur rapport puissance/coût dans la plupart des endroits. De tels efforts ont mené des ingénieurs de la Luz Co. basée à Los Angeles à construire une usine de puissance électrique de 80 megawatts utilisant des collecteurs en auges paraboliques pour actionner des turbines par la vapeur. La compagnie avait déjà utilisé des designs similaires pour construire neuf autres usines de génération d'électricité solaire, fournissant une puissance totale de 275 megawatts. Pendant le procédé, les ingénieurs de Luz ont constamment diminué les coûts initiaux en optimisant les techniques de construction et en profitant des économies d'achat de matériaux en gros pour construire des usines toujours plus grandes jusqu'à ce que le prix chute de 24 à 12 cents par kilowatt heure, près du prix de l'électricité produite par les technologies du charbon, du pétrole, ou du nucléaire.

Une fois encore, comme avec Shuman et son équipe, le fossé se resserrait. Mais une fois encore ces usines ne seraient pas construites. Luz, producteur de plus de 95 pour cent de l'électricité solaire dans le monde, fit faillite en 1991. Selon son président Newton Becker et d'autres investisseurs, la fin des maigres crédits d'impôt, le prix décroissant des combustibles fossiles, et les pâles perspectives d'une assistance future des gouvernements fédéral et d'État ont conduit les investisseurs à se retirer du projet. Comme conclut Becker, "L'échec de la plus grande compagnie au monde d'électricité solaire n'était pas dûe à des échecs de jugements technologiques ou commerciaux mais plutôt aux échecs des pouvoirs publics gouvernementaux de reconnaître les bénéfices économiques et environnementaux des usines thermiques solaires.".

D'autres projets ont rencontré un échec financier similaire. Par exemple, deux usines qui employaient le concept de la tour de puissance, l'usine de 10 megawatts d'Edison à Daggett, en Californie, et une usine de 30 megawatts construite à Jordan ont bien marché bien que fonctionnant à beaucoup plus petite échelle et sans les avantages de Luz d'un investissement initial lourd et d'un long processus d'essais et d'erreurs pour augmenter l'efficacité. Cependant ils ont été estimés trop coûteux pour être compétitifs dans l'intense marché des ressources conventionnelles.

Bien que quelques uns de nos ingénieurs les plus brillants aient produit des designs de puissance solaire exemplaires pendant les 25 dernières années, leur travail reflète une politique d'énergie solaire incohérente. Si les découvertes des pionniers du solaire et l'évolution de leur machinerie avaient été regardées de plus près, peut-être par les employés du Department of Energy ou sous la surveillance d'un autre comité, les efforts contemporains se seraient peut-être focalisés sur la construction d'une nouvelle infrastructure quand l'attitude sociale et politique était plus réceptrice à la technologie solaire. Plutôt que de redécouvrir les mérites techniques des divers systèmes, nous aurions peut-être été mieux servis en regardant l'Histoire, en sélectionnant un nombre relativement petit de systèmes prometteurs, et en les combinant avec les matériaux et les techniques de construction modernes. Réinventer la roue uniquement lorsque la direction de la charrette semble suspecte n'est certainement pas le melleur moyen d'atteindre sa destination.

Alors que la meilleure période pour faire notre transition énergétique est peut-être passée et bien que notre futur énergétique apparaisse stable, les problèmes qui ont initié la crise énergétique des années 1970 n'ont pas disparu. En effet, l'instabilité de l'OPEC et le récent succès de la Guerre du Golfe ont créé un sens artificiel de sécurité au sujet des réserves de pétrole. Alors que nous devrions continuer de développer une technologie propre et efficace du pétrole et du charbon pendant que nos réserves sont pleines, cette approche ne devrait pas dominer nos efforts. Des technologies alternatives d'énergie renouvelable doivent au bout d'un moment être implantées en tandem avec leurs homologues des combustibles fossiles. Ne pas le faire fournirait simplement une excuse pour maintenir le statu quo et supplier pour un saut économique lorsque les réserves sont basses ou que l'instabilité politique entre en éruption dans les régions riches en pétrole.

Dans ce but, nous devons changer l'attitude dominante selon laquelle la puissance solaire est un enfant né des chocs pétroliers et des mouvements écologistes des 25 dernières années. De telles misconceptions mènent beaucoup à penser qu'avant que la puissance solaire ne devienne une alternative viable, l'industrie doit d'abord payer les cotisations de ses justes parts d'évolution technologique.

La technologie solaire se vante déjà d'un siècle de R&D, n'a besoin d'aucun combustible toxique et que de peu de maintenance, est inépuisable, et, avec un soutien financier adéquat, est capable de devenir directement compétitive avec les technologies conventionnelles dans de nombreux endroits. Ces attributs font de l'énergie solaire l'une des sources les plus prometteuses pour beaucoup de besoins énergétiques actuels et futurs. Comme Frank Shuman a déclaré il y a plus de 80 ans, c'est "la source de puissance la plus rationnelle".

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:08

Le travail militant consiste en partie à ce que j'appelle de l'ingénierie sociale : on a un système qui a des dysfonctionnements, et notre but est de le changer pour que ça marche mieux.

En France en 1945, les femmes ont obtenu le droit de vote, leur permettant d'avoir une prise sur le changement des dirigeants politiques. La France est ainsi devenu un État où les femmes étaient citoyennes, ce qui n'était pas le cas de la belliqueuse Athènes antique.

Avant il y avait la monarchie, aujourd'hui nous avons la république. Que faire pour demain ? Allons-nous rendre chaque citoyen à la fois chef et sujet ?

Prenons le temps de réfléchir à tout cela. En attendant, je vous invite à regarder cette vidéo sur l'innovation.



 
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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:02

Depuis quelques années, j'assiste à une mode : on parle sans cesse de pédagogie numérique.

Ils disent que les ordinateurs permettront aux enfants de mieux apprendre. Un peu comme si dans les années 1970, on avait dit que la télévision rendrait les enfants plus intelligents.

Je refuse cette mode pour plusieurs raisons :

  • Internet est un milieu dangereux. Il y a des imposteurs, des fausses rumeurs, des fous sans limites. Une adolescente canadienne s'est suicidée après avoir publié des photos d'elle poitrine nue qui ont circulé trop vite et ont attisé les moqueries.
  • Cela ne changera rien au fond du problème. Ceux qui veulent apprendre peuvent apprendre, les autres n'apprendront rien.
  • L'idée de remplacer un être humain par une machine. Je cite Gilles DOWEK : "on voit mal aujourd'hui comment accueillir l'ensemble de la population mondiale à l'université et accompagner ensuite son besoin de formation et sa soif de connaissance tout au long de la vie, sans mutualiser quelques cours. Or c'est précisément ce que permet l'enseignement en ligne."1.

D'habitude je préfère m'en tenir à l'adage Don't feed the troll, mais comme je n'ai vu personne remuer le petit doigt, je me suis senti obligé d'exprimer mon ressentiment.

Notes :

1 : Pour la science, mai 2014, rubrique Homo sapiens informaticus

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17 octobre 2014 5 17 /10 /octobre /2014 08:36

J'ai créé une chanson qui s'intitule Agonie du capital et qui se chante sur l'air d'Aces High d'Iron Maiden. À chanter dans un défilé de protestation collective, nous avons tant de raisons de nous réjouir de la mort du système capitaliste.


Agonie du capital :

À l'heure où les bourges ont la trouille et osent tout
À l'heure où on souffre, on se relève
Les ouvriers n'en peuvent plus d'être de la merde
Les infirmières se suicident, c'en est assez

N'accordons pas notre confiance aux soc-déms !
L'espoir est ici, sauvons-nous nous-mêmes !
Tous ensemble nous pouvons tout défaire et refaire
La terre les fruits les fleurs, l'égalité

Neuf heures, les gosses, le job
Neuf heures, les gosses, le job -et les suppressions
Neuf heures, les gosses, le job
Neuf heures, les gosses, le job -et les suppressions

Toi, l'oppresseur, le bourgeois, prends-tu peur ?
Nous sommes là, révoltés, unifiés, agonie du capital

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 12:25

Je suis une personne de gauche. Je me bats contre la pauvreté, contre l'injustice, contre les interdits inutiles (notamment religieux) et pour l'émancipation sexuelle. Tout ça je le fais par morale : je combats l'injustice parce qu'elle est mauvaise, je combats les règlements absurdes parce que c'est mieux quand on les a pas, et puis pour moi faire plaisir aux autres c'est quelque chose de bien.

Les intégristes me font pitié... Ils croient avoir accès à la connaissance du bien et du mal simplement en croyant aveuglément ce qui est écrit dans un bouquin. Ils ne font pas le travail de tri et disent de s'aimer les uns les autres et de tuer quelqu'un qui a travaillé le samedi.

Je sais très bien que la morale c'est relou... toujours des règles à respecter. Ça demande un effort, le problème c'est que si on les respecte pas, ce sera encore plus dur après. C'est bidon et relou de dire aux enfants "Il faut travailler à l'école.", seulement si ils le font pas ils travailleront beaucoup plus dur parce qu'ils se feront exploiter dans le système capitaliste...

Et puis d'ailleurs, si j'avais pas un minimum d'impératif catégorique, je ne ferais pas d'études dans les énergies renouvelables, mais dans une lamentable industrie polluante.

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 11:24

Mise à jour 2015/1/28 : j'ai modifié la vidéo. Vous avez à présent la version propre.

 

Les habitudes rendent aveugles... Je ne suis pas bien vieux mais je me souviens de l'époque où il n'y avait ni téléphones portables ni Internet. Je vous invite ici à étudier les téléphones, et j'espère que ce texte rafraichira la mémoire et les idées.


I Les vieux téléphones
II Fonctionnalités des téléphones
III Comment les numéros de téléphone sont-ils déterminés ?
IV Carnets d'adresse
V La vraie utilité du téléphone portable


I Les vieux téléphones

À une époque pas si ancienne, les téléphones ressemblaient à ça :

vieux telephone
Un vieux téléphone. Noter la présence de lettres.

C'étaient des téléphones à fils que l'on posait sur une table, chez soi. Lorsqu'une personne appelait, on n'entendait pas la personne parler ; on entendait d'abord une sonnerie et il fallait décrocher le combiné pour entendre la personne et lui parler. Le son n'était pas très fort, c'étaient des conversations cachées. Il y avait un petit truc rond derrière qui permettait à une seconde personne d'écouter la conversation.

C'étaient des conversations d'une personne à une autre, pas plus, rien à voir avec des réunions téléphoniques. Seuls deux téléphones étaient impliqués : celui de la personne qui émet l'appel, et celui de la personne qui le reçoit.

Pour contacter une personne, il fallait d'abord connaitre son numéro de téléphone. Une fois qu'on le connait, on écrit les chiffres un par un avec une manipulation spécifique1, puis on attend. Si on a de la chance, la personne est chez elle et elle décrochera. Sinon, il faudra rappeler plus tard.

iphone first generation
Un pseudophone. C'est un ordinateur de piètre qualité qui se prend pour un téléphone.

II Fonctionnalités des téléphones

1- Partage des conversations
2- Répondeur
3- Raccourcis d'appel
4- Messages écrits

1- Partage des conversations

Vous pensiez qu'il est impossible de partager une conversation avec un téléphone portable de nos jours ? Je dois vous dire que vous vous trompez. La vidéo suivante vous montrera que c'est possible.



J'ai activé la touche "Ht-parleur" pendant l'appel, ce qui a activé le haut-parleur permettant de partager une conversation.

2- Répondeur

À une certaine époque, les gens s'offraient une machine qu'on appelait un répondeur. En la branchant sur le téléphone (fixe), cela permettait de soulager la personne qui n'avait pas eu la chance de tomber sur la personne à qui elle voulait parler. Elle pouvait laisser un message sonore assez court, mettons une ou deux minutes. En rentrant chez elle, la personne réceptrice consultait ses messages et pouvait savoir qui avait appelé pendant son absence et ce que voulait lui dire la personne qui avait appelé. Le problème de cette fonctionnalité est qu'elle ne comporte aucun échange, on peut donner une information technique (rendez-vous, période de congés), mais on ne peut pas discuter vraiment.

Aujourd'hui les répondeurs sont intégrés dans les téléphones, portables comme fixes. Avec les téléphones portables, il y a la possibilité de mettre une introduction personnelle disant que vous êtes bien arrivés sur le téléphone de untel(le), mais cela ne fait que ralentir car en pratique on sait très bien qui on appelle.

3- Raccourcis d'appel

Un jour j'ai décidé d'appeler des numéros simples pour voir ce que ça faisait. 0, 1, 2, ..., 01, 02, 03... Sans faire exprès je me suis rendu compte qu'il y avait des raccourcis d'appel sur mon téléphone.

raccourci telephone.3

En utilisant la mémoire de contacts électronique, j'ai pu attribuer les numéros 2 ou 3 à des personnes proches.

4- Messages écrits

Les téléphones portables peuvent émettre et recevoir de courts messages écrits. En français on les appelle des SMS pour Short Message Service. Au début, il fallait payer quelque chose pour chaque SMS envoyé, et un SMS faisait 160 caractères. Si on écrivait 161 caractères, il fallait payer le prix de deux SMS. Ce système encourageait fortement la sténographie, qui n'était pas nouvelle car on l'utilisait déjà pour les télégraphes. Dans le souci d'économie, on se trouvait à écrire des choses comme


G jms di q lé convention étè bi1 mè just encor tp 1crusT ds la cultur é la civi 2 chak1


Malheureusement, le souci d'économie est souvent passé après le manque de respect pour l'orthographe, ce qui a conduit des jeunes à écrire "g manger", ce qui n'est ni une économie de caractères, ni une orthographe correcte.

Il n'est pas dans la nature d'un téléphone de se mêler des choses écrites, et je dois dire que le SMS fait pâle figure à côté de la lettre papier.

III Comment les numéros de téléphone sont-ils déterminés ?

Quand une personne acquiert un téléphone, il faut trouver un numéro de téléphone qui sera le numéro de ce téléphone et d'aucun autre.

Avant le 18 octobre 1996, les numéros de téléphone en France avaient 8 chiffres. Les deux premiers chiffres correspondaient au département : 70 était le préfixe pour le département de l'Allier.

Mais on s'est rendu compte que 8 chiffres, ce n'était pas assez, alors on a rajouté deux chiffres au début. Selon la région, on rajoutait 01, ou 02, ou 03, ou 04, ou 05.
Le 06 a été réservé pour les téléphones portables, qui commençaient à se populariser. Le 08 a été réservé pour les services Audiotel ou Télétel, spécialisés dans les attrapes-nigauds avec des numéros en 08 36 qu'il fallait appeler si on croyait avoir la moindre chance de gagner un cadeau sans travailler après avoir vu un dessin-animé.

L'association qui détermine les numéros de téléphone en France est l'ARCEP, l'Autorité de Régulation des Communications Électroniques et des Postes. Je sais que les numéros de téléphone ne sont pas choisis au hasard mais je ne sais pas quel mécanisme est utilisé, aussi je compte mener ma propre enquête.

IV Carnets d'adresse

Pour une raison qui m'échappe, les gens se sentent capables de retenir les noms des autres mais pas leurs numéros de téléphone. Raison pour laquelle on a pris l'habitude de noter sur papier les dizaines de numéros, avec tant qu'on y est l'adresse postale.

Aujourd'hui les numéros sont sur mémoire électronique. Une telle mémoire peut retenir non pas 7, ni 30 numéros, mais des centaines et des centaines de numéros. À la réflexion, je me rends compte que ce système est profondément dangereux. Pourquoi ?

  •  Il incite à oublier les numéros vraiment importants. Il suffit de sélectionner Laura ou Sylvain pour appeler la personne.
  • Il favorise la quantité au détriment de la qualité. On peut se dire inconsciemment "Oh, j'ai 200 amis", et au final ça ne fait que diminuer la valeur de ce qu'on appelle un ami.
  • Il introduit une idée de possession dans la relation personnelle. Quelque chose de bourgeois, de superflu, où on se dit "Je possède plein de contacts" tout comme on se dirait "Je possède plein de sticks à lèvres". Le pauvre des contacts, celui qui n'en possède que très peu, connait leur valeur.


V La vraie utilité du téléphone portable

Maintenant, je vais essayer de donner la liste des avantages et des défauts des téléphones portables.

+ On peut parler à une personne n'importe où, n'importe quand.
+ On peut envoyer des messages écrits.
+ On peut appeler à l'aide en cas d'urgence.

- Risques de nuisance si le téléphone est porté près de la zone génitale2.
- On peut être dérangé car un appel peut survenir n'importe où n'importe quand.
- On reçoit des publicités indésirées.

Pour moi, ce qui ressort de tout ça, c'est que le téléphone portable est surtout utile en cas d'urgence. Si vous êtes dans la merde et que vous avez besoin d'aide tout de suite, appelez un pote et il vous en sortira.

Il est interdit d'interdire, mais il est pas interdit de réfléchir...

Notes :

1 : Il faut entrer les chiffres un à un. Si on veut entrer le chiffre 2, il faut placer son doigt dans l'encoche du chiffre 2 et la tourner jusqu'à la butée. On relâche, le chiffre est entré et la roue revient à sa position initiale.
2 : Aucune étude sérieuse n'a été faite mais je vous signale que le taux d'infertilité est en hausse, ces dernières années.

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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 10:03

baten_kaitos_synopsis.pdf

 

    After searching on the Web, I have found no text that tells the story of Baten Kaitos : Eternals Wings and the Lost Ocean. Feeling attached to this video game, I decided I would do this work of synopsis by myself. I'm sorry if I told this story bad. This text is free of rights. Those who wish can translate it, I encourage them.

    En faisant des recherches sur Internet, je n'ai trouvé aucun texte qui racontait le scénario de Baten Kaitos : Les Ailes éternelles et l'Océan perdu. Étant attaché à ce jeu-vidéo, j'ai décidé que je ferais moi-même ce travail de synopsis. Désolé si j'ai mal raconté cette histoire. Ce texte est libre de droits. Ceux qui le souhaitent peuvent le traduire, je les y encourage.

Partie I : Les Magnus ultimes

    Kalas va dans la forêt de Fourbelune. On retrouve Xelha face à un monstre, avec deux de ses compagnons qui périssent sous ses yeux à cause du monstre. Kalas bat le monstre avec Xelha. Xelha prie pour ses amis décédés.
    Ils continuent leur route dans la forêt. À la fin, ils font face à un dragon des eaux qui traite Xelha d'enfant de malheur, ce qui lui tire un gémissement inquiet. Le monstre battu, un Magnus ultime apparait. Un vaisseau débarque, avec Giacomo, dont Kalas veut se venger car il aurait tué son grand-père. Giacomo prend le Magnus ultime et s'envole dans son vaisseau.


cebalrai
    Kalas retourne à Cebalraï. Xelha n'est plus là. Avec des explosifs donnés par le docteur Larikush, Kalas franchit la vallée de Nunki. Il arrive à Pherkad.
À l'entrée de la ville, Kalas dit à son Ange gardien que s'ils ont une relation de confiance, leurs attaques seront plus fortes. À Pherkad, Kalas aperçoit le vaisseau de Giacomo près du gouverneur. Le gouverneur entretient de bonnes relations avec l'empereur Geldoblame, ce qui met Sadal Suud en paix, mais à la merci des soldats de l'Empire. Les gens de Pherkad n'aiment pas trop les soldats de l'Empire, mais ils ne le clament pas haut et fort.
    Kalas arrive au manoir du gouverneur. Il veut la peau de Giacomo. L'entrée est bloquée par deux gardes. Un garçon malin nommé Palolo connait un passage secret pour entrer dans le manoir. Il veut bien donner la combine à Kalas à condition que ce dernier lui offre une toile d'araignée irisée.
    Kalas trouve une toile d'araignée en battant une araignée géante dans la vallée de Nunki. De retour à Pherkad, il donne la toile à Palolo, qui lui montre le passage secret : il faut passer par un puits, et on débarque dans le manoir par une fontaine. Kalas va dans la chambre du gouverneur et prend une clé. Le gouverneur Rodolfo arrive avec un des ses servants, puis ils partent tous les deux.

 

pherkad fuite
    Kalas délivre un prisonnier anonyme, puis Xelha. Kalas et Xelha montent sur le toit, voient le vaisseau de Giacomo décoller ; ils s'y rendent en volant. Combat contre Giacomo. Au bout d'un moment, Giacomo déclare la fin du combat et expulse Kalas et Xelha avec une puissante attaque ; ils atterrissent sur le toit du manoir. Poursuivis par des gardes, ils courent jusqu'à un paquebot volant qui les amène sur la baleine (île volante) de Diadem.

    Ils arrivent dans le port de Nashira. La pêche est mauvaise car la petite rivière céleste est en crue. Il y a un soldat de l'Empire dans le village, un ambassadeur aux cheveux longs et roux. Kalas et Xelha écoutent le récit d'une vieille femme. Elle parle de Malpercio, un dieu ancien et maléfique, et d'une créature nommée baleine, qui vivait dans une immense étendue d'eau nommée océan. Elle dit à Xelha de ne pas dévoiler des choses importantes à ceux qui doivent encore faire leurs preuves. Xelha dit qu'elle a compris.

 

nashira

    Kalas et Xelha veulent aller à la capitale de Diadem, pour retrouver Giacomo, mais les liaisons sont bloquées à cause de la crue. Ils vont dans un bar et attendent qu'un autochtone les amène sur son bateau. La dame du bar leur demande de revenir plus tard. Kalas parle à l'impérial. Jovial, il s'appelle Lyude, et dit que l'Empire traite assez mal les étrangers, et qu'il a été envoyé en tant qu'ambassadeur pour qu'on se débarrasse de lui sur Alfard, la baleine de l'Empire. Il explique qu'en conséquence, la situation n'a pas autant d'importance qu'on pourrait le croire.
    De retour au bar, le chef du village, Reblys, a un accrochage avec Kalas. Il s'énerve en disant qu'ici, on n'aime pas les étrangers. Un dénommé Gibari arrive et calme le jeu.
    Gibari rejoint le groupe de Kalas et Xelha, et les emmène à la Petite rivière céleste avec son bateau. Au bout d'un certain trajet, dans un bassin au milieu du cours d'eau, ils tombent sur une puissante source d'eau, ce qui explique la crue. Du bassin sort une grande créature, un poisson-foudre. On pensait l'espèce disparue depuis des décennies. Le poisson-foudre agresse le groupe. Une fois le poisson-foudre défait, la source s'éteint, la crue cesse. Le groupe revient au village de Nashira.
    C'est alors qu'il découvre que le village est soumis à un blocus de la part des soldats impériaux. On les laisse rentrer. On leur dit que désormais, plus personne ne rentre ni ne sort. Le groupe trouve une sortie grâce à un passage secret dans la taverne que Anna leur a indiqué.
    Le trio traverse la croisée des nuages pour rejoindre Sheliak, la capitale. À la fin du chemin, une grande machine de l'Empire, un scarabée de fer, s'oppose à eux. Une fois le scarabée vaincu, le groupe rejoint Sheliak.

    La ville est occupée par les soldats de l'Empire. Le château est attaqué par d'autres soldats de l'Empire. Discrètement, à travers une fenêtre, le trio entend Lyude se faire remonter les bretelles par un supérieur. Le groupe va jusqu'au château et porte son soutien aux chevaliers de Diadem, se mettant en quête de sauver le roi, Ladekahn.


elnath castle
    Au bout d'un certain trajet et de combats contre les soldats de l'Empire, Kalas, Xelha et Gibari regardent une scène impliquant le roi du haut d'une fenêtre. Un commandant de l'Empire demande au roi de se rendre, autrement lui et son peuple paieront de leur sang. Le roi accepte la reddition, bien que l'un de ses sous-chefs refuse cette attitude. Une soldate de l'Empire, Ayme, tire sur le roi. À deux reprises. Elle ne l'a pas visé dans ses organes vitaux, ce que lui reproche un impérial. Le roi survit.
    C'est alors que le trio intervient. Lyude se joint à eux, et ils font face aux forces impériales, en l'occurence, un autre scarabée de fer, d'un type différent de celui du premier. Une fois le scarabée vaincu, les forces de l'Empire se retirent du château et de la ville. Ayme possédait un jetpack sur chaque pied, et Kalas voulait la tuer car elle aurait tué son grand-père, et Fee.
    Le groupe, comprenant désormais Kalas, Xelha, Gibari et Lyude, discute avec le roi dans la salle du trône. Xelha demande au roi s'il y a des légendes sur des dieux anciens racontées de génération en génération dans la famille royale. Le roi lui répond qu'il y a en effet une telle légende ; derrière le trône, il y a un temple, le temple du seigneur du vent. Chaque roi de Diadem a le rôle de le faire protéger afin que le pouvoir maléfique qu'il recèle ne soit pas réveillé.
    Avant d'entrer dans le temple, Xelha dit à Kalas que le pendentif qu'elle porte est un objet précieux qu'elle a volé à l'Empire alors qu'elle travaillait là-bas. Elle l'a dupliqué en un faux, et a laissé le faux, très ressemblant, à l'Empire. Kalas rit en disant qu'il aurait bien aimé voir la tête de Geldoblame et de Giacomo au moment où ils s'en rendront compte.
    Le groupe se rend dans le temple. Le pendentif de Xelha brille. On ne le verra plus briller par la suite. Apparait le seigneur du vent, qui traite Xelha d'enfant de malheur, comme l'avait fait le monstre aquatique dans la forêt de Fourbelune. Une fois le Seigneur des vents vaincu, un Magnus ultime apparait. Il est doré et scintille d'une auréole. Lyude s'en approche et tente de le prendre. Il ne le fait pas. Ses yeux deviennent bleus, ce qui n'est pas leur couleur habituelle, et il reste là, sans rien faire. Le vent souffle de bas en haut, suivant une courbe épousant la forme de la grotte. Il y a une ouverture en haut. Lyude touche le Magnus, dans un mouvement bref. Ce Magnus se retrouve emporté par le vent, monte, et atterrit dans les mains de Ayme, qui attendait cela. Puis Ayme s'en va sans que personne ne cherche à la poursuivre, malgré leurs ailes.
    Le groupe revient dans le château de Sheliak. Lyude prend du repos. Un médecin dit qu'il était hypnotisé. Les trois autres membres du groupe prennent du repos à leur tour.
    Le groupe se retrouve avec une lettre du roi Ladekahn à envoyer à Corellia, la reine d'Anuénué, une autre nation. Dans cette lettre, le roi veut avertir Corellia que l'agressif empereur Geldoblame est à la recherche d'un pouvoir immense, les Magnus ultimes, ce qui est problématique vu la façon dont il userait ce pouvoir. Grâce à un vaisseau royal transporté par une bête volante, le groupe rejoint Anuénué.
    Durant le trajet, le groupe aperçoit, en bas, une épaisse couche de nuages violets, avec un tourbillon qui tourne en spirale vers l'intérieur. L'un des membres du groupe dit que ces nuages sont toxiques : aucun de ceux qui les ont traversés ne sont revenus vivants.

 

anuenue
    Le groupe arrive à Komo Maï, capitale d'Anuénué. Ici, c'est la fête : l'arbre céleste ne connait de floraison que tous les trente ans, et c'est justement le moment ! Anuénué est protégée par un puissant bouclier. On l'appelle "la nation arc-en-ciel". En arrivant à Anuénué, le groupe voit deux femmes parler : l'une, jeune, une chasseresse aux bottes vertes, et l'autre, une commerçante, qui achète les bêtes tuées par la chasseresse pour les mettre sur le marché. La commerçante dit que la chasseresse ne parle pas beaucoup, mais qu'elle chasse bien. Le groupe se dirige vers le palais de la reine Corellia. Dans la salle du trône, on commence à parler des plans de Geldoblame, la reine commence à lire la lettre... C'est alors qu'arrive Geldoblame en personne. Il dit qu'il n'a jamais entendu parler des Magnus ultimes, ce qui pousse Gibari à le traiter de menteur, la voix forte. Kalas s'énerve à son tour. Geldoblame se la joue calme en laissant entendre que ce ne sont là que des accusations sans fondement, et des calomnies habituelles pour toute personne de pouvoir. Il montre à Xelha qu'il connait la ressemblance très forte entre elle et la personne qui a volé le pendentif. Xelha ne répond pas.
    Puis Geldoblame quitte la pièce. Un homme aux cheveux hirsutes, bleus et rouges, l'accompagnait. Cet homme dévisage Kalas avec animosité, puis rejoint Geldoblame.
    Lorsque Geldoblame descend l'escalier, toujours à l'intérieur du palais, il dit que tant que Kalas sera vivant, il sera une menace pour son empire. Il ordonne le meurtre de Kalas. Puis l'homme aux cheveux bleus et rouges parle à haute voix en laissant comprendre que Geldoblame est bien à la recherche des Magnus ultimes. Geldoblame lui demande de parler moins fort.
    Le groupe de quatre est encore avec Corellia. Une fois la lecture de la lettre achevée, elle dit qu'elle ne peut rien faire, car elle veut conserver la tradition de neutralité d'Anuénué. Le groupe part alors vers la bibliothèque  de magie à l'Est de la ville, dans l'optique de trouver le Magnus ultime avant l'Empire.
    Seule, Corellia parle. Elle dit qu'elle a senti une aura autour de Kalas, comme les souvenirs d'une personne chère. Elle dit que le groupe de Kalas avait peut-être raison de vouloir qu'Anuénué ne reste pas dans son coin alors que le reste du monde s'effondre.
    Cette bibliothèque s'avère hantée par des fantômes et des livres maudits. Après avoir remis quatre livres égarés à leur place, le groupe entre dans la dernière pièce, celle qui appartenait au directeur de la bibliothèque. Kalas est surpris qu'il n'y ait pas de sorcière. En fait, c'était un piège : l'impérial aux cheveux bleus et rouges les attaque. Il se nomme Folon. Avant d'engager les hostilités, il laisse penser qu'il a tué Georg et le petit frère de Kalas. Au bout d'un moment, le combat cesse. Le groupe quitte la pièce ; la chasseusse pénètre dans la bibliothèque et leur demande de la trouver au village sous la cascade.
    Après être passé par la jungle d'Holoho, le groupe arrive à Opu, le village sous la cascade. Une petite fille, Mayfee, leur dit qu'elle est l'une des gardiennes de l'Arbre céleste. Il se trouve que la roue à aubes sur la plongée de la cascade ne marche plus. Mayfee prie pour que sa grand-mère, malade, guérisse, et que la roue à aubes soit réparée.
    Une superstition veut que si l'on offre des biscuits de Komo Maï à un esprit, il exauce les prières plus facilement. Le groupe va à Komo Maï chercher les biscuits idoines, va piquer une graine céleste dans la chambre de la reine, on leur prépare les biscuits.
    De retour à Opu, les biscuits sont offerts à Mayfee, qui les pose sur l'autel, et la roue à aubes remarche. Mayfee partie, on se rend compte que c'est un gamin friand de biscuits de Komo Maï qui a réactionné l'appareil. Le groupe retrouve la chasseuse. Kalas signifie qu'elle les a sauvés. On lui demande son nom : c'est Savyna.     Cette dernière part pour l'arbre céleste, pour trouver le Magnus ultime. Les autres la suivent, le groupe est désormais constitué de 5 personnes.
    Au pied de l'Arbre céleste, le groupe enfreint la règle qui veut que l'on ne profane pas l'arbre céleste en montant dessus.
    Le groupe retrouve Mayfee, cernée par les monstres. Elle savait pourtant que c'était dangereux, mais voulait cueillir des fleurs de l'arbre pour créer un médicament pour sa grand-mère.
    Tout en haut, grâce aux pouvoirs de la gardienne, une porte s'ouvre. Le groupe pénètre dans l'arbre. Il y une plate-forme. Un monstre apparait : le gardien du Magnus ultime. Le groupe le bat, et Kalas récupère le Magnus. Il n'y a aucune intervention de l'Empire. Lyude suspecte Savyna d'être une taupe de l'Empire. Savyna s'écarte, leur demande, légèrement provocatrice, s'ils veulent se battre. Kalas y fonce, et évidemment, elle perd.
    Puis le calme revient, on accepte à nouveau Savyna dans le groupe. Ils se dirigent vers Komo Maï pour présenter le Magnus ultime à la reine, pour la convaincre de s'opposer à Geldoblame.
    Lorsque le groupe montre le Magnus ultime à la reine, elle voit des images infernales, puis s'évanouit. En attendant qu'elle se remette, le groupe discute dans la chambre d'amis. Gibari demande à Savyna de raconter son histoire. Savyna dit qu'elle a erré des années durant en tant que mercenaire, de continent en continent. Jusqu'à ce qu'elle rencontre une vieille dame lui disant qu'un pouvoir redoutable se cache dans l'arbre céleste, et que le destin de Savyna est de s'impliquer dans la lutte pour ce pouvoir.
    Une fois la reine rétablie, elle et le groupe parlent des Magnus ultimes. La reine compte contacter les forces de Diadem afin de contrer les projets de l'Empereur. Pendant ce temps, le groupe se lance vers le continent de Mira, pour y trouver un nouveau Magnus ultime.

    On y apprend que Mira, le continent de l'illusion, se déplace en permanence, et se situe quelque part entre le monde habituel et une autre dimension.

 

voie des ames
    Pour aller à Mira, le groupe doit passer par la Voie des âmes. Dans le vaisseau, Kalas parle avec les autres. On parle d'espion : y aurait-il un espion de l'Empire dans leur groupe ? Toutefois, aucune mauvaise ambiance ne nait.
    Kalas dit venir de Mira, et dit que cela fait très longtemps qu'il n'y est pas allé.
Ils y rencontrent alors le vaisseau Goldoba, qui leur tire dessus. Giacomo, Folon et Ayme y sont. Giacomo ordonne aux membres de l'équipage d'arrêter de tirer, car l'Enfant divin est dans le vaisseau de Kalas. Le Goldoba s'en va, le Mindeer, le vaisseau du groupe, se retrouve perdu dans la Voie des âmes.
    Sur le pont, Kalas récite une prière. C'est la prière qu'a incantée Xelha dans la forêt de Fourbelune. Xelha le rejoint, et remarque que Kalas a appris cette prière par coeur. Survient un bateau avec un personnage masqué qui chante, puis propose de leur venir en aide. Le personnage en question dit s'appeler "le Grand-Mizuti". Mizuti propose au groupe de les aider à se sortir du pétrin dans lequel ils se sont mis. Le groupe accepte et décide de suivre l'embarcation de Mizuti. Après avoir défait pas mal de monstres plus un boss sorti d'un trou de ver, le groupe et Mizuti se faufilent dans le trou de ver, sortent du passage interdimensionnel et rejoignent la Voie des Âmes, et enfin Mira.
    Une fois arrivés, Mizuti les quitte. À Parnasse, le village des pâtisseries, le groupe croise une jeune femme aux cheveux blancs nommée Mélodia. À un moment, celle-ci tombe par terre, Kalas l'aide à se relever. Elle le remercie.
    Dans le village, Kalas revoit une vieille amie, Trill, qu'il n'avait pas vue depuis deux ans. Elle lui apprend que l'Empire a débarqué à Mira et qu'on entend parler de la présence d'un Magnus brillant. Le groupe va à Détourne, le jardin mystique, en quête d'un nouveau Magnus ultime. Tout au fond du jardin, un Magnus géant attaque le groupe. Une fois le Magnus battu, on se met d'accord pour dire que le Magnus ultime devait se trouver ici, mais qu'il n'y est plus. On pense que le Magnus ultime a déjà été libéré.
    Arrivés dans un village peuplé par des automates nommé Révérence, le groupe va voir une vieille voyante. Elle dit à Kalas qu'il n'a pas de Magnus. Or toute chose qui existe a un Magnus. Kalas le prend mal, et la voyante lui dit qu'un jour, il saura qui il est vraiment.
    Le groupe se dirige vers Nekton, le temple des esprits. Une fois arrivés au bout du temple, le groupe rencontre le trio de Giacomo, Ayme et Folon, avec Mélodia. Le trio essaye de lui soutirer des informations sur les Magnus Ultimes, elle dit qu'elle ne sait rien là-dessus et leur répond que son père, le duc Calbren, a peut-être des informations sur le sujet.
    Alors que Kalas et les autres s'apprêtent à combattre le trio, une créature similaire à celle du passage interdimensionnel apparait, et Giacomo, Ayme et Folon prennent la fuite, laissant Mélodia sur place. Une fois le monstre vaincu, Mélodia demande, d'une voix très douce, au monstre de se calmer. Elle lui demande de rentrer chez lui, lui disant qu'il n'a pas encore sa place ici. Puis des gardes arrivent et sauvent Mélodia. Kalas et les autres sont traités comme des innocents.
    Une fois les gardes et Mélodia partis, Kalas remarque que le groupe a perdu le Magnus ultime. Le groupe cherche alors le Magnus ultime dans tout Mira, sans succès. Viennent alors des tergiversations sur la possibilité d'une trahison de l'un des membres du groupe, on se suspecte. Xelha conclut en disant qu'il faut continuer à se faire confiance, sinon rien n'avancera, en ajoutant que c'est peut-être le trio de Giacomo qui a volé le Magnus Ultime exprès pour semer la discorde dans le groupe. Le groupe arrive à Balançoire, dite la cité de l'illusion. Une vieille dame leur raconte une histoire assez obscure. On y dit que le pouvoir de Malpercio a été détruit, qu'il ne retrouvera jamais tout son pouvoir, que la Ténèbre à une aile (en version française : Oiseau du Chaos) libèrera Malpercio, et que celui-ci abattra le chaos sur le monde. Une vieille baleine est censée avoir connu cette histoire.
    En sortant d'une maison, on voit Mélodia, accompagnée de gardes de Mira, entrer dans la ville et se diriger vers le manoir de Calbren. Une fois Mélodia partie, le groupe va vers le manoir pour la retrouver. En disant aux gardes à l'entrée que c'est eux qui ont sauvé Mélodia, on les laisse entrer. On leur dit que leur ami est là. Il s'agit de Mizuti. Le groupe va dans la salle d'audience, où se trouvent aussi le duc Calbren et Mélodia. Calbren est informé du projet de Geldoblame. Il en vient à dire que c'est quand le Magnus ultime a été libéré au Jardin mystique que Mira est entrée dans une autre dimension, et que par la suite, le Magnus a été mis dans le sous-sol du manoir. Apparait subitement Giacomo, qui dit au Duc qu'il aurait dû le dire plus tôt. Giacomo se téléporte en faisant de la lumière, et on ne le voit plus.

 

labyrinthe miroirs

    Le groupe et Calbren se précipitent vers le sous-sol, traversent le labyrinthe de miroirs et combattent Fantasme, le gardien du Magnus Ultime. Une fois Fantasme battu, Giacomo apparait pour subtiliser le Magnus, mais quelque chose le surprend : le Magnus ultime est en flammes. Il est prêt à libérer un autre monstre attaché à lui, mais Mizuti aspire quelque chose de visible, comme un vent, en direction du Magnus, Mizuti demande à Kalas de lancer le Magnus de l'Ombre. Kalas lance un Magnus noir auréolé de noir vers le Magnus Ultime. Le feu s'éteint. Giacomo vole le Magnus Ultime, puis disparait. Ayme apparait, vole le pendentif à Xelha, puis disparait.
    On sort et on fait le point. Mizuti s'est évanouie, mais elle recouvre ses forces. On comprend que Malpercio a été mutilé, et que chaque Magnus ultime correspond à une partie de son corps : Bra pour les bras, To pour le Torse, Ve pour le ventre, Ja pour les jambes. Mystère sur la Tête, Tê, qui est à Alfard, le continent de l'Empire.
    La nuit, Kalas et Xelha parlent ensemble. Xelha commence à parler de l'histoire de la vieille dame de Balançoire, avec cette Ténèbre à une Aile. Puis elle se retient de dire ce qu'elle voulait dire. Peu après, elle dit qu'elle fait confiance à Kalas à propos du Magnus ultime d'Anuénué.
    Gibari demande à Savyna si elle croit qu'il y a un traitre dans le groupe. Elle dit que oui. Que cela pourrait être Lyude, ou Gibari, ou elle.
    Mizuti redressée, elle affirme que le Grand-Mizuti (elle parle d'elle à la troisième personne) est une Enfant de la Terre, qu'elle doit parfois mentir, mais que personne ne doit lui mentir. Kalas dit qu'il est d'accord pour ne pas lui mentir, en riant joyeusement.


mintaka
    Après des préparatifs, le groupe part avec Mélodia pour Alfard, le continent de l'Empire. Ils arrivent à Mintaka, la capitale, à bord d'un somptueux vaisseau bleu, avec une éfigie chevaline. Un dénommé Fadroh les accueille, puis les quitte. À Mintaka, les membres du groupe se font traiter par les habitants locaux d'êtres inférieurs, on leur demande de déguerpir, il y a même un gamin qui ordonne à Gibari de se pousser, clamant que Gibari est un être inférieur. Un hologramme de Geldoblame déclame un discours en pleine rue. Partout règne le mépris et la propagande de l'Empire.
    Lyude dit aux autres qu'il n'est pas allé à l'école, mais a reçu l'éducation de sa nourrice, Almarde, qui a été très gentille avec lui. En écoutant des soldats parler, on apprend que Lyude a été exilé à Diadem parce qu'il a désobéi lors de la mission Ouragan, dans le village d'Azha. Lyude dit aux autres membres du groupe, ces soldats ne pouvant entendre, qu'il avait désobéi parce qu'on lui avait demandé d'attaquer ce village, pourtant sur le continent impérial.
    Dans une maison, un homme dit qu'un scientifique de génie a vécu dans cette maison, que c'est à lui que l'on doit les ailes-méca. Il dit que le génie n'est jamais bien loin de la folie, et que ce scientifique, qui passait des nuits entières à faire des recherches dans un domaine interdit, est mort il y a dix ans, dans une explosion causée par ses expériences. Il dit que personne n'ose parler de ce scientifique, mais que sans lui, Mintaka ne se serait pas construite. Kalas pousse un soupir.
    Le groupe entre dans la maison de Lyude. Almarde entre. Puis arrivent Skeek, le frère de Lyude, et Vayle, la soeur de Lyude, qui l'agressent verbalement, poitent leurs armes vers lui. On se rend compte que la maison est assiégée. Skeek demande à Lyude de livrer à l'Empire les autres membres du groupe, autrement Skeek et Vayle seront tués pour trahison. Skeek tire sur Almarde. Elle saigne de la tête, parle encore, Lyude s'attriste sur elle, Skeek et Vayle sont partis, mais au bout d'un moment, entre les derniers mots d'Almarde et les pleurs de Lyude, Kalas demande à Lyude de quitter la maison. Le groupe fuit, poursuivi par les soldats de l'Empire, le groupe monte dans le vaisseau bleu, et part à la poursuite du Goldoba, volant au dessus de la ville, pour y trouver Geldoblame.
    Dans le Goldoba, après quelques ennemis et mots de passe, le groupe trouve Giacomo, Ayme et Folon. Giacomo leur dit que Geldoblame n'est pas ici. Giacomo dit que Geldoblame est dans les Grottes volcaniques, sur le point de trouver le cinquième et dernier Magnus Ultime. Gibari veut que son groupe quitte le vaisseau pour retrouver Geldoblame au plus vite. Lyude intervient en disant que si Geldoblame a tous les Magnus ultimes sauf le dernier, alors c'est l'Empire qui a volé le Magnus trouvé par le groupe de Kalas à Anuénué. Kalas, assoiffé de vengeance, se montre hostile envers Giacomo. Giacomo garde son sang-froid, et demande à Kalas de le rejoindre. Il dit à Kalas qu'il a besoin de lui pour faire quelque chose, car il l'est l'Enfant divin. Au début interrogé, Kalas oppose un refus catégorique, et un combat s'engage. Après avoir perdu le combat, Giacomo dit que Georg, celui que Kalas dit être son grand-père, est en fait le père de Giacomo. Kalas n'en croit pas un mot. Giacomo utilise ses dernières forces pour faire s'écraser le Goldoba. Kalas et son groupe fuient le plus vite possible avec un véhicule doré, et atterrissent dans un désert de sable fin. On voit le Goldoba qui s'écrase sur une montagne. Le groupe décide de se rendre au village d'Azha, connu pour ses mines de fer.
    À l'entrée d'Azha, on constate la ruine. C'est un village de mineurs exploités par l'Empire. Insatisfaits de leur condition, les travailleurs ont émis des doléances, qui ont été complètement ignorées. L'Empire a envoyé des soldats assassiner les agitateurs : c'est l'Opération ouragan. Lyude raconte avoir refusé de participer à ce massacre. On comprend que Savyna dirigeait l'opération ; surnommée la Faucheuse, la machine à tuer, elle prétend regretter ce qu'elle a fait. On voit un flash-back du massacre dans lequel elle éprouve de la pitié pour un père et son enfant.
    Le groupe tente de se rendre au plus vite dans les Grottes volcaniques, là où Geldoblame devrait être en train de mettre la main sur le dernier Magnus ultime. Incapables d'ouvrir la porte, le groupe vient chez un riverain, un riverain qui dit que cette grotte est la sienne. Il raconte à ses invités que Georg avait un fils, Giacomo. À ces mots, Kalas se sent mal. Il raconte que Georg, inventeur de génie, a reçu pendant un temps la visite d'étrangers, qu'il devine être des envoyés de Mintaka. Après tout l'Empire avait tout intérêt à se doter des services d'un homme de talent comme lui. Kalas lui apprend que Georg est mort. Le mécanicien parle de Larikush, disant qu'il avait des discussions animées avec Georg sur des théories compliquées. Le mécanicien aide le groupe à ouvrir la porte et à éliminer la lave à l'aide de la glace carbonique.
    Arrivé au bout, le groupe voit Geldoblame triomphant : le gardien du sceau est vaincu, les cinq Magnus ultimes tournoient, exhalant leur pouvoir. Le groupe proteste, mais Geldoblame veut le pouvoir, il s'en imprègne et devient un monstre. Le groupe l'affronte, le défait. Geldoblame ne s'attendait pas à cela, il ne peut plus contrôler son corps, le pouvoir lui échappe. Flanquée de soldats, Mélodia débarque en lui expliquant que Malpercio est un assemblement d'organes divins, que bien évidemment, personne ne peut résister à un pouvoir aussi immense. Kalas révèle sa trahison. Il a donné le Magnus ultime à Mélodia en un simple contact, alors qu'à terre, il l'a aidée à se relever.

 

grottes volcaniques
    Il dit au joueur, son Ange gardien, qu'il est dans le coup lui aussi. Qu'il était réticent à cette idée, et qu'il a fait un pacte avec Kalas pour oublier sa mémoire, dans la forêt de Fourbelune. Xelha est dans le soupir. Kalas s'approprie le pouvoir d'un seul Magnus ultime. Des ailes éclatantes lui poussent, dément, il entre dans une bouffée délirante, les yeux d'un bleu surnaturel, il rit de façon perverse tandis que l'écran se referme sur un noir complet.

Partie II : Wazn
 

xelha prison

    Fébrile, on entend une voix de femme. Après quelques efforts de communication, le joueur parvient à voir. Il se lie avec Xelha. Désormais, c'est Xelha qui peut entendre sa voix. Elle est prisonnière de la forteresse de l'Empire, avec Mimaï. Elle s'enfuit à l'aide de trois femmes, à bord d'un vaisseau.
    Cor Hydrae, la forteresse des dieux, est apparue pendant que Geldoblame a tenté de ressusciter Malpercio. Réunie avec Ladekahn, Corellia et Calbren à Komo Maï, Xelha apprend que les monstres de Cor Hydrae attaquent, mais par petits groupes, que les nations unies peuvent les repousser.
    Xelha sauve tous ses compagnons (à l'exception de Kalas), prisonniers des failles dimensionnelles. Le groupe va voir Correlia à Komo Maï. Pour combattre Mélodia et sauver Kalas à Mintaka, Mizuti émet une idée : Wazn. C'est un pays de glaces dont on doute de l'existence, mais dans lequel ils pourraient trouver un pouvoir leur permettant de mettre fin à cette mission. Il n'y aurait pas eu de relations avec Wazn depuis des siècles.

 

wazn chemin

    Le groupe part et découvre que le continent existe vraiment. Xelha se fait appeler "sa Majesté" : c'est la reine de Wazn. Barnette, une vieille dame, se positionne fermement contre Malpercio. Xelha veut acquérir le Miroir de l'océan, un objet sacré suffisamment puissant pour détruire les Magnus ultimes. Elle doit effectuer un rite dans le Lac du dragon ; toutes les reines qui ont essayé n'en sont pas revenues.
    Wazn est très calme, tellement qu'on dirait qu'il ne s'y passe rien. Xelha explique qu'il y a neuf ans de cela, Barnette, sa nourrice royale, a senti que quelque chose de léger, mais voué, à la longue, à détruire les gens et le monde, se tramait à l'extérieur. Elle a dépêché trois sorcières : Kodelle, aux habits mauves ; Glamyss aux habits rouge et bleu ; Catranne, aux habits blancs. Kodelle a un ornement en croissant de lune ; Glamyss est basanée, elle a une tache rouge sur le front ; Catranne ressemble à un oiseau a la démarche d'un canard. Ces trois sorcières se sont métamorphosées en vieilles voyantes. Parties dans le monde extérieur, les membres du groupe les ont en fait déjà rencontrées. Xelha, en se faisant passer pour une servante, a pu apprendre le projet de Geldoblame, elle comprend que le pendentif est un objet important, le subtilise et s'enfuit.
    Après avoir vaincu la Déesse des glaces dans un duel de chance, Xelha obtient le Miroir de l'océan, avec lequel, selon Barnette, elle devrait pouvoir détruire le mal et sauver Kalas.
    Le dernier specimen du dragon blanc est prêté à Xelha. Le groupe s'en va, sur le dragon, quitter la contrée des glaces. Barnette, au loin, regrette d'avoir menti, d'avoir dit que le Miroir de l'océan était assez puissant pour sauver à la fois Kalas et détruire les Magnus ultimes. Elle regrette d'avoir laissé à Xelha le choix de sauver ce garçon aussi imprégné par le mal.
    Chez Corellia, Xelha fait savoir qu'elle est reine. Mais elle veut rester juste Xelha. Ladekahn, un roi, se sent mal à l'aise d'apprendre que Xelha est une reine... ce qui fait rire le groupe.
    Le groupe part pour Mintaka. Alfard, la cité impériale, est infestée de monstres qui attaquent les citoyens et soldats. Des impériaux font part de leur regret à Xelha, de ne pas les avoir écouté, de s'être stupidement opposés à eux alors qu'ils voulaient empêcher la catastrophe qui est en train de se produire.
    Ils vont dans la forteresse. Il y a une chambre de couleur rose avec des jouets de taille adulte, que l'on suspecte être la chambre de feu Geldoblame. Lyude se souvient d'un jour, dans la salle du trône, où Geldoblame pestait contre les retards de livraison de minerai d'Azha. Dans ce souvenir, Lyude conteste en expliquant que ces mineurs ne font que protester contre leurs difficiles conditions de travail. Tranquille, Geldoblame s'approche de Lyude ; lui expliquant qu'il est l'Empereur ; que s'il veut un steak saignant de Torsina, les gens iront trouver la bête et la cuire, peut importe le prix ; que s'il veut plus d'argent, les gens travailleront plus et paieront leurs impôts sans se plaindre ; que s'il veut plus de soldats, tous, hommes, femmes, enfants, partiront à la guerre au péril de leur vie ; que ces moins que rien n'existent que pour cela ; que c'est la seule raison pour laquelle il les laisse vivre. Le groupe défait Fadroh. Serviteur de Malpercio, il s'est transformé en monstre pour se battre.
 

 

kalas ange tenebres

    Le groupe arrive au coeur de la forteresse. Mélodia leur souhaite la bienvenue à la célébration de la naissance d'un dieu. Kalas s'en prend à Xelha. Il dit ne pas vouloir les combattre, mais simplement protéger Malpercio. Sous le conseil de Gibari, le groupe s'attaque à Kalas pour baisser ses défenses. Xelha utilise le miroir : il détruit le mal en Kalas, mais déclenche en lui une souffrance proche de la torture. Mélodia se réjouit de la venue des cinq : cinq êtres associés à cinq îles, associées à cinq dieux, chacun de ces dieux étant un des membres de Malpercio. Elle leur fait savoir que la confiance, l'amitié qu'ils ont tissé, vont permettre de ressusciter Malpercio. Malpercio apparait. Dès le début il s'attaque aux autres. Mélodia brise le Miroir de l'Océan. Kalas se sort des ténèbres, renonce à ses ailes blanches. Mizuti intervient avec un sort, ce qui affaiblit les liaisons entre les membres de Malpercio. Un homme avec un masque de citrouille arrive. Malpercio s'enfuit avec Mélodia vers Cor Hydrae.
    Souvenir de Kalas : Fee demande à Georg si l'Océan et la baleine existent. Georg n'en sait rien. Fee croit que la baleine est tellement intelligente qu'elle a la réponse à toutes les questions. Kalas et Fee partent à la recherche de l'Océan perdu et de la baleine. La maison de Georg est en flammes. Ayme tire sur Kalas et Fee, Giacomo menace Georg et le pousse dans les flammes. À Nekton, Kalas tient Fee ; il est ensanglanté. Kalas le pousse à résister et à vivre, mais Fee renonce et succombe.
    Retour au présent. Le groupe, à présent au nombre de six, est réuni dans une maison à Mintaka. Kalas regrette, il est à genoux devant tous. À un moment, Gibari fait remarquer à Xelha qu'elle est rouge comme une tomate. Mizuti donne la suite du plan : aller voir les Enfants de la terre, en-dessous des nuages délétères, pour trouver conseil. Elle dit venir de là-bas. Les trois sorcières Catranne, Glamyss et Kodelle, présentes, font savoir à Xelha qu'elles transmettraient l'information à Wazn, et partent.

Partie III : Duhr

    Le groupe part pour Duhr, sur le continent. Ils sautent à travers les nuages délétères et se retrouvent par accident dans un labyrinthe.
    Une fois sortis, ils vont à Gemma, le village d'où vient Mizuti. Le groupe rencontre Koh, le père de Mizuti, et Kay, sa mère. Ils lui reprochent de se faire appeler "le Grand-Mizuti", affirment que les vrais héros sont modestes. Un villageois apprend à Xelha que le pendentif qu'elle a dérobé est un fragment du Globe de la terre, une puissante relique sacrée volée par un Calbren aux Enfants de la terre il y a environ 200 ans. Deux autres telles reliques existent : le Miroir de l'océan et l'Épée du ciel.
 

 

histoire duhr

    Dans la maison du chef, plusieurs personnes narrent une histoire au groupe. Selon cette histoire, il y a très longtemps, des monstres énormes nommés "dieux" terrifiaient les humains. Ils étaient les seigneurs des arbres, de l'eau, des nuages, tous "frères" de Malpercio. La grande baleine vivait dans l'océan. C'était une déesse, elle aussi. Il y eut une guerre entre les humains et les dieux, que les humains gagnèrent. Les créatures des dieux et leur bastion, Cor Hydrae, furent exilées dans une autre dimension. La Terre a été ravagée et polluée pendant la guerre. Les ancêtres des magiciens ont dépecé le corps des dieux et scellé leurs membres dans les 5 îles, qu'ils ont soulevées dans le ciel. Les 5 îles ont prospéré grâce au pouvoir des membres. On a choisi de mettre un membre dans chaque île pour que chaque île développe sa propre culture. Les nuages délétères ont été créés pour absorber le poison, et à l'heure actuelle, les masques ne servent plus à protéger les Enfants de la terre du poison : ils sont seulement le vestige d'une tradition.
    Le groupe parle au chef, le Grand-Kamroh. On le remercie d'avoir participé, avec tout le village, à lancer à distance le sort qui a permis au groupe de s'échapper. Il dit à Kalas que ce dernier sera amené à jouer un rôle important, qu'il détient une clé. On apprend que Mizuti est une fille. Kalas et Gibari sont surpris ; Xelha était déjà au courant.

 

tour zosma
    Le groupe va au jardin funeste et se rend compte que l'Épée du ciel n'y est pas. Puis le groupe va au village d'Algorab. Les villageois en ont marre de vivre sous les nuages délétères, ils en ont marre de conserver des traditions vieilles de mille ans. L'ambiance est sinistre. On apprend que Krumly, le chef d'Algorab, est parti offrir l'Épée du ciel à Malpercio à la tour de Zosma. Le groupe y va et tente d'arrêter Krumly au sommet de la tour. Krumly veut faire alliance avec Malpercio. Malpercio refuse violemment. Il quitte la tour pour déverser sa haine sur des victimes plus nombreuses.
 

 

malpercio duhr

    Le groupe se précipite à Algorab pour sauver la situation. Le village est en feu. Le Grand-Kamroh et d'autres villageois de Gemma se proposent d'intervenir et de laisser le temps au groupe de partir. Le groupe s'en va, mais Kalas s'arrête. Pour lui, si sauver le monde c'est laisser des gens mourir, ce n'est pas la peine. La rage de vaincre, il repart vers Algorab. Les villageois de Gemma ont perdu, Malpercio et Mélodia sont là. Mizuti, furieuse, détruit son masque et lance un sort contre Malpercio. Kamroh est impressionné, il voit en ceci le retour d'un pouvoir ancien, qui était latent chez Mizuti. Le combat commence. Vaincu, Malpercio fuit avec Mélodia en s'envolant dans le ciel.
    Le groupe est de retour à Gemma. Kamroh offre à Mizuti un masque ancien qui a été transmis de génération en génération. Kamroh décide de fuir Duhr avec tous les autres habitants, estimant que ce n'est plus un endroit sûr. Il est question de regrouper les forces à Anuénué.
    Dans le palais d'Anuénué, le groupe retrouve Ladekahn, Correlia et Calbren. Calbren dit à Kalas que s'il a pu se sortir de l'emprise maléfique de Malpercio, il y a encore de l'espoir pour Mélodia. Kalas suggère de foncer sur Cor Hydrae pour vaincre Malpercio. Kodelle, Glamys et Catranne disent que c'est insensé car le château de Cor Hydrae est protégé par un puissant bouclier. Ladekahn dit que pour le moment, il n'y a que de petites attaques sporadiques, comme si l'ennemi voulait jouer avec eux. Catranne donne une lettre à Kalas. Larikush veut lui dire quelque chose et l'invite à Cebalraï pour en parler.

Partie IV : L'entraînement

    Seul avec Kalas, Larikush explique qu'il y a presque vingt ans, lui et Georg ont travaillé sur des recherches militaires pour l'Empire. Ils étaient tous les deux nés dans un village dans le désert. L'empereur leur avait ordonné de travailler en plus sur un projet strictement confidentiel. Il s'agit de percer les secrets de l'essence des Magnus. Un Magnus code l'essence de la matière et l'enregistre. Cette essence peut être ensuite décodée et restituée. Encoder un être vivant n'était pas chose facile, il y avait toujours quelque chose d'immatériel qui était perdu pendant le processus, et les êtres codés et décodés étaient souvent difformes, dénaturés. Larikush et Georg ont utilisé le pouvoir logé dans les cavernes volcaniques, qui s'est trouvé n'être autre qu'un Magnus ultime, et Giacomo, Ayme et Folon sont issus de ces recherches, ce qui explique leur puissance extraordinaire. Georg a changé d'approche : plutôt que de coder un être déjà existant, il a chercher à créer, par transformations sucessives, un être vivant à partir d'un Magnus déjà existant. Kalas est né de ces recherches. Geldoblame était mécontent, il voulait l'être parfait, "l'Enfant divin", qui lui permettrait de comprendre le secret de la vie éternelle. Un des objectifs de Geldoblame était de repousser les limites de l'être humain. Une fois Kalas et Fee créés, un sentiment dormant s'est éveillé chez Georg. Il y a douze ans, Larikush et Georg ont décidé de fuir l'Empire pour s'établir à Mira. Ils sont partis en faisant exploser le laboratoire, ce qui a fait perdre la mémoire à Kalas. Fee n'avait que trois ans et c'est pour cette raison qu'il ne se souvient pas de la vie à Alfard. Peu de temps après, Larikush est parti vivre à Cebalraï, les routes se sont séparées. Larikush annonce à Kalas que Georg lui a laissé quelque chose dans un chalet des Monts célestes, et qu'il devrait aller chercher. Sur le point de sortir, Kalas se retourne et demande à Larikush qui a choisi son prénom. Kalas lui répond que c'est Geldoblame. Geldoblame avait vu en lui un être impur et un mauvais présage, il a choisi le nom "Kalas", qui signifie "corbeau" dans une langue très ancienne. Une fois établis à Mira, Larikush et Georg ont voulu trouver un nouveau nom, mais il ne voulait pas changer. La seule chose dont se souvenait Kalas après le choc de l'explosion était son nom.
 

 

chalet monts celestes

    Dans le chalet des Monts Célestes, Giacomo, accompagné d'Ayme et Folon, font irruption. Giacomo parle en sous-entendant que Georg est son père. Kalas fait savoir qu'il avait demandé à Georg de s'arrêter, mais qu'il ne pouvait pas s'empêcher de construire des choses, que Georg voulait absolument fabriquer des choses pour le bien-être des gens. Giacomo explique que la mère de Georg s'était perdue étant jeune dans les Grottes volcaniques, que le pouvoir du dieu maléfique l'avait infectée sans qu'elle le sache et qu'elle avait transmis cette infection à Georg. Giacomo dit que Georg avait le don de parler aux objets, et qu'il pouvait modifier un Magnus en discutant avec lui. Giacomo lance les hostilités en projetant des émetteurs d'ondes sonores hypertoxiques contre le mur, ce qui a pour effet d'empêcher Kalas d'entendre son ange gardien. Le groupe défait le trio de Giacomo. Mais pas tout-à-fait... Giacomo détruit l'aile-méca de Kalas. Kalas a un moment d'inconscience, il se souvient de quand on se moquait de lui étant enfant, parce qu'il n'avait qu'une aile. De retour au foyer, il se plaint à Georg et demande pourquoi il n'a qu'une aile. Georg se lance dans une explication trop théorique, mais Fee rassure Kalas en disant que ce n'est pas grave, que Fee n'a pas d'ailes et qu'il s'en moque. Dans un autre souvenir, on comprend que Fee, lorsqu'il est mort à Nekton, est mort avec Kalas, mais que Fee l'a ressuscité en lui offrant son Magnus. Giacomo prétend ne plus être intéresse par l'Enfant divin ni le Magnus de vie. Kalas repousse une attaque de Giacomo avec un étrange bouclier carré, prend l'aile-méca de rechange que Georg lui avait laissé dans le chalet et le groupe affronte le trio de Giacomo une seconde fois. À la fin, Giacomo gît sur le sol. Il demande à Ayme et Folon de rejoindre Kalas. Il perd connaissance. Xelha se penche vers lui et fait une prière. Le corps de Giacomo disparait. Ayme et Folon refusent de rejoindre le groupe. Ayme ne regrette pas d'avoir tué Georg. L'ambiance est à la modération. Kalas les laisse partir. Xelha leur demande de ne rien faire d'imprudent.
    Le groupe revient au château d'Anuénué pour faire son rapport. Catranne leur donne des informations, des pistes à suivre, des choses à faire avant l'attaque contre Cor Hydrae.

 

goldoba fantome

    En allant à Mira, le groupe se fait accoster par un Goldoba fantôme. Les fantômes parlent à Lyude. Ils lui disent qu'il a trahi sa patrie, qu'ils ignorent qui l'a sauvé. Ils disent à Lyude qu'il n'a plus d'avenir, qu'il aurait dû empêcher l'Opération ouragan à Azha. Ils se plaignent. Dans de petites cabines, Lyude a des hallucinations. Il voit Skeed et Vallye, qui lui disent l'avoir toujours maltraité, parce qu'il ne mérite pas d'être aimé ni d'aimer. Les membres du groupe sentent que Lyude perd la tête, mais Mizuti explique qu'elle sent une présence malfaisante. Lyude voit et entend Almarde, sa nourrice, lui dire des phrases très blessantes. Il lui demande comment se soulager. Almarde lui dit qu'il aura la réponse à sa question. Les fantômes lui disent de venir avec eux. Mais une voix douce intervient. Elle dit à Lyude que les réponses ne sont jamais données d'avance. Que pour trouver la bonne réponse, il faut d'abord poser la bonne question. Revenant à la raison, Lyude voit son hallucination devenir commune : un monstre apparait ! Le groupe s'apprête au combat. C'est un monstre qui se nourrit de la souffrance des autres, qui ressemble à un ver avec des pattes. Une fois le monstre vaincu, Lyude est soulagé et le groupe décide de ficher le camp.

 

forteress illusoire livre

    À Komo Maï, le groupe se plonge dans le livre de magie. Il est hanté par des monstres, c'est un endroit fait de murs d'un bleu très clair. Xelha trouve un sceau que seule la famille royale de Wazn peut ouvrir. Elle se souvient de sa mère lui disant, dans son enfance, qu'elle a un devoir de la plus haute importance. Qu'elle doit détruire le mal dans l'oeuf, avant qu'il arrive. Xelha ouvre un autre sceau. Elle se souvient de sa mère lui disant que peut-être la prophétie se réalisera pendant son règne. Lui disant que si ceci arrivait, Xelha aura un vie normale, comme toutes les autres filles de son âge. Lui disant que c'est ce qu'elle souhaite, sinon Xelha fera son devoir. Xelha, enfant, lui répond qu'elle protègera l'Océan et que si le monde doit renaitre, elle rendra l'Océan à l'humanité. Dans la forteresse, Xelha dit qu'"ils" la mettent à l'épreuve en se servant du livre ancien de magie pour l'attirer et voir si elle est prête. Dans un souvenir, la mère de Xelha dit que quelque chose se réveille d'un sommeil de mille ans, et que si la prophétie se réalise, la Reine des glaces ne sera plus. Le groupe arrive dans une pièce avec un vieux livre de magie interdit. Cinq silhouettes fantômatiques apparaissent : c'est le magicien. Il demande si l'heure est venue. Il poursuit en disant qu'il y a mille ans, il ont semé une graine d'espoir. Il met Xelha à l'épreuve en invoquant un monstre lui évoquant le souvenir de la mort de Léon et Gram. L'épreuve réussie, le magicien dit que le monde est entre les mains de Xelha, il lui demande d'agir avec sagesse.

 

desert nihal

    Le groupe se rend au désert de Nihal. Les habitants d'Azha s'y sont réfugiés, dans une grotte. Azdar, qui avait pris part à l'Opération ouragan, monte la garde contre les monstres de Malpercio. Savyna explique au groupe qu'elle ne voulait plus attaquer les innocents, les sans-défense. Elle leur dit que dans son enfance, on lui avait uniquement appris à se battre et à tuer. Elle leur dit que tuer était la seule chose qu'elle savait faire. Elle leur explique avoir cherché une cause digne d'être défendue, et Gibari suppose publiquement qu'elle souhaitait une cause pour laquelle mourir. En avant dans le désert, le groupe défait un monstre de grande taille au service de Malpercio. Savyna voit l'image du père d'une fillette dont elle a jadis détruit la famille, et est saisie de pitié. À force que le monstre attaque Savyna, une personne se décide de l'achever. La fillette comprend Savyna, elle l'excuse parce qu'elle était dans la position de l'agressée.

 

grande riviere celeste

    Le groupe arrive à Nashira. Le village est envahi par des monstres faibles que Gibari pulvérise. Un chevalier demande à Gibari pourquoi il a quitté les chevaliers. On apprend que le père de Gibari a entrainé le roi Ladekahn à manier l'épée. Kalas lui demande d'expliquer pourquoi il est parti. Gibari lui demande son âge, et lui rétorque qu'il n'a pas encore l'âge de raconter sa vie à un gamin de dix-neuf ans. On apprend des personnes présentes dans le village que Balgora, le pêcheur légendaire, a jadis planté sa pagaie dans le dos du maitre de la Grande rivière céleste. Le groupe apprend qu'Anna et Reblys, des villageois, sont partis se risquer dans la Grande rivière céleste pour trouver des médicaments pour un petit garçon qui est malade.
    Gibari retrouve Anna et Reblys, qui vont bien. Gibari et Reblys se chamaillent, ils se mettent à pêcher. Patience. Reblys en a un. Gibari vient l'aider pour tirer. Ils luttent contre le poisson. Reblys a mal aux os, Gibari a les genoux qui flanchent, le poisson commence à se fatiguer. Le groupe combat le poisson, Brolokis, le maitre de la Grande rivière céleste. On récolte des algues pékusa, le médicament recherché. Gibari et Reblys rient tour à tour, de plus en plus fort. Anna propose de les laisser là. De retour au village, on soigne Shorty, le petit garçon.

 

tour zosma magicien

    Le groupe arrive à Duhr, on apprend que Kee est parti à la Tour de Zosma en suivant d'autres personnes qui y allaient. Mizuti se fait du souci pour lui et le groupe se rend à la Tour de Zosma. Au fond du sous-sol, Kamroh, Krumly, Kee et quatre magiciens semi-transparents entonnent une incantation. Un visage dans une lueur rose apparait : c'est une entité collective, les magiciens d'antan. Kamroh explique que le monde court un danger terrible avec la résurrection de Malpercio, et qu'ils sont venus leur demander l'Anneau magique. Le magicien veut savoir s'ils le méritent. Il attaque Kamroh et Krumly, puis Kee, qui gisent sur le sol. Le magicien, condescendant, leur dit qu'ils ne sont pas dignes. Mizuti s'interpose, ordonne que cela s'arrête. Elle se porte devant Kee. Kee lui dit qu'elle a toujours pris les devants, mais qu'ils allaient tous s'y mettre plutôt que de laisser le héros faire le travail tout seul. Mizuti bat le magicien dans un duel de hasard. Elle parle ensuite à ses parents, Kay et Koh, qui font partie des gens semi-transparents.

    De retour à la salle d'audience de la reine Corellia, Ladekahn explique au groupe que les réserves de nourriture et les médicaments s'amenuisent. Il y a l'idée d'utiliser le pouvoir des Magnus ultimes contre le bouclier qui protège Cor Hydrae, mais Kamroh objecte que ce serait trop dangereux car les îles pourraient s'effondrer. Rodolfo arrive, et annonce qu'il se joindra à eux. Catranne explique qu'il n'est venu que sous la pression de leurs menaces... Rodolfo demande si l'Empire peut participer. Calbren pense qu'on ne peut pas compter sur eux, il prie pour qu'on sauve Mélodia. Dans la chambre de Corellia, Lyude demande comment Mélodia et Malpercio ont pu joindre leurs âmes. Gibari dit qu'elle a utilisé Geldoblame pour libérer les Magnus ultimes et ressusciter Malpercio. Xelha dit que Mélodia était peut-être liée au Magnus ultime de Mira. Lyude dit que c'est une possibilité, il pense que Mélodia et Georg étaient tous deux manipulés par la volonté de Malpercio. Il dit que quelque chose le dérange : d'un côté, Mélodia avec ses cohortes, de l'autre, Georg s'évertuant à créer un être qui pourrait détruire Malpercio. Il dit que Georg voulait créer le Magnus de vie, contrairement aux Magnus ultimes qui sont les symboles de la mort et de la destruction. Il émet l'hypothèse que peut-être Kalas et Malpercio sont destinés à s'affronter. Que Kalas pourrait être un mauvais présage pour Malpercio, le signe avant-coureur de sa déchéance. Savyna dit que c'est ainsi que le monde est fait. Xelha dit que nous devons tous faire avec nos contradictions, elle évoque l'amour, la haine. Elle dit que Mélodia représente la malédiction de Malpercio tandis que Kalas est la prière qui sauvera le monde. Kalas lui demande si elle est sûre. Elle dit qu'elle ne prétend pas savoir ce que Malpercio désire, mais qu'elle pense que c'est ça. Gibari met en doute l'importance de la victoire, se demande s'ils ne sont que des pions pris dans la tourmente. Kalas dit que ce n'est pas un jeu, que c'est la volonté de Malpercio, l'ultime combat du dieu qui a été détruit il y a plus de mille ans. Il ajoute et met en garde : Malpercio est très sérieux.
    Dans la salle d'audience, on donne les ordres pour attaquer le bouclier. Un rayon sort de quatre îles, ces îles chutent et convergent vers Cor Hydrae. Une cinquième attaque salvatrice, lancée par Ayme et Folon depuis l'Empîre, détruit le bouclier.

Partie V : Cor Hydrae

    À l'entrée du château de Cor Hydrae, on voit des fantômes d'êtres maigres et décha

rnés. Ils disparaissent. Savyna dit qu'elle n'aime pas les fantômes. Le château est couvert de moquette, ses couleurs sont celles du sang et de la chair, ses murs évoquent des morts-vivants dégoulinants ou des invitations à rejoindre le mal.
    Une fois les cinq fantômes Tê, Bra, To, Ve et Ja vaincus, le groupe arrive dans la salle des trônes des dieux. Mélodia leur souhaite la bienvenue. Elle agresse Kalas, lui posant le choix de redevenir une magnifique colombe blanche plutôt qu'un pitoyable corbeau noir. Kalas l'invite à rentrer à la maison. Elle leur dit qu'elle ne les laissera pas sortir vivants, et que les autres à l'extérieur subiront le même sort. Malpercio attaque. Malpercio défait, Corellia arrive avec Ladekahn, Calbren et Rodolfo, explique qu'un assemblage de membres divins, imprégnés de vie, ne forme qu'une enveloppe incomplète, et qu'il est hors de portée des mortels de ressusciter le pouvoir de dieux anciens.
    Calbren invite Mélodia à arrêter. Mélodia se plaint que même lui ne comprend pas, qu'elle n'est plus la faible et maladive Mélodia qu'elle était auparavant. Elle prétend être parvenue à maitriser le pouvoir des dieux anciens. Calbren lui dit qu'au contraire, c'est eux qui la manipulent. Il lui dit qu'il ne peut plus lui cacher la vérité. Il lui explique qu'il l'a ressuscitée dans la salle du Magnus ultime. Qu'elle est morte il y a neuf ans, emportée par la peste, comme son père et sa mère. Elle est étonnée. Calbren dit que cette nuit-là, il avait entendu une voix, un murmure. Qu'il n'a pas pu s'en empêcher. Il demande à ce qu'on en finisse avec Malpercio une bonne fois pour toutes. Mélodia explose de rire. Elle lui demande pourquoi il ne l'a pas laissée reposer en paix. Mélodia rentre dans le corps de Malpercio. Les autres dieux rentrent aussi. Sur le dragon blanc, Barnette ne voit plus aucun espoir. On voit Fee, l'air d'un pantin, scintillant devant le corps de Malpercio.
 

 

malpercio ailes

    Le groupe retrouve Malpercio au sommet du château. Fee, le Magnus de vie, scintille. Combatif, Kalas oppose cette force à celle des Magnus ultimes. Après un affrontement, Malpercio est faible. Mizuti lance une invocation contre Malpercio. Kalas va chercher Mélodia dans le corps de Malpercio. On voit des souvenirs. Fee meurt dans les bras de Kalas. Kalas crie, il veut se venger de l'attaque de Giacomo. Mélodia arrive à Nekton et demande à Kalas s'il veut le pouvoir. Elle lui dit qu'elle lui donnera le pouvoir et le guidera, mais à une condition : qu'il lui obéisse sans discuter. Elle l'amène rencontrer son Ange gardien. Dans le manoir de Calbren, Peachy fait remarquer à Mélodia qu'elle saigne. Elle la félicite en lui disant qu'elle est la digne héritière du Grand-duché de Mira. Elle lui dit qu'on lui enseignera tout ce qu'il faut pour faire d'elle une femme respectable. L'écran devient noir, on entend une voix mâle et profonde. Elle dit à Mélodia qu'il veillera à ce qu'elle obtienne bientôt les droits qui lui reviennent par la naissance. On voit des flash successifs, puis le souvenir prend fin. Mélodia est dans un monde de somnolence, où les voix paraissent distantes. C'est Kalas qui parle à Mélodia. Il lui demande de sortir. L'Ange gardien l'aide à se réveiller. Kalas et Mélodia sortent. Xelha remarque que les trois artefacts ont été brisés.
 

 

attaque artefacts

    Mélodia prend Malpercio en pitié, l'appelant "pauvre enfant". Kalas, Mélodia et l'ange gardien joignent leur forces pour réparer les trois artefacts, puis les humains attaquent avec ces artefacts. Malpercio disparait, Xelha récite une prière. Cor Hydrae tremble. Corellia dit qu'il faut partir, sinon ils seront happés vers une autre dimension. Les nuages délétères s'en vont. Les îles tombent sur la terre, tenues par des géants en forme de Tê, To et les autres. La pierre s'agrandit et soude les îles en cachant les géants.

 

banquet victoire

    Il y a un banquet à Komo Maï. Gibari enjoint Kalas à s'amuser en lui disant que c'est maintenant que la situation se complique, car il faut tout reconstruire, car ils n'ont pas l'habitude de vivre sur la terre ferme. Corellia et Ladekhan félicitent Kalas, mais Kalas dit que c'est grâce à ceux qui lui ont fait confiance alors qu'il était dans les forces du mal. Parmi les politesses, Rodolfo se sent mal à l'aise. On le remercie quand même. Kalas va voir Calbren au sujet de Mélodia, Calbren lui dit que Mélodia se repose dans le palais. Il dit que la paix a été rétablie, mais que les blessures mettront du temps à cicatriser. Kalas fait remarquer à Mizuti qu'elle n'a plus besoin de porter son masque. Elle l'enlève et dit être mal à l'aise. Elle dit ne pas vouloir retourner à Gemma et invite Kalas dans ses aventures. Lyude est à l'écart, isolé. Kalas vient lui parler. Lyude se fait du souci pour sa nation, disant que personne n'a l'envergure suffisante pour diriger et reconstruire Alfard. Kalas l'encourage et lui dit qu'il pourrait être l'un des dirigeants. Savyna dit qu'elle a un nouveau sentiment, qu'avant, elle ne pensait jamais à l'avenir. Une petite fille encourage Savyna à apprendre à cuisiner. À l'aube, Xelha part sur le dragon blanc. Kalas la voit partir.

 

fourbelune xelha kalas

    Il retrouve Xelha dans la forêt de Fourbelune. Les sorcières les quittent pour les laisser en tête à tête. Xelha demande à Kalas depuis combien de temps il le sait. Il répond que c'était le jour où elle s'est liée à l'Ange gardien, mais qu'il s'en doutait déjà quand ils se sont fait attaquer par le Goldoba à Mira. Il dit qu'elle s'est trahie. On voit un souvenir. Le bateau est dans la Voie des âmes, Kalas est sur le pont. Kalas raconte la prière. Xelha arrive et lui fait remarquer qu'il la connait par coeur. Retour au présent. Kalas dit qu'elle prétendait l'avoir rencontré dans la forêt de Fourbelune, mais qu'ils s'étaient déjà rencontrés avant à Cebalraï. Elle soupire. Il dit qu'elle ne s'était pas trompée. Ou pas tout-à-fait, qu'elle avait fait un lapsus, qu'elle s'était trahie. Qu'elle l'avait rencontré dans la forêt de Fourbelune, avant de se rencontrer à Cebalraï, qu'elle les avait sûrement entendus parler. Dans un souvenir, Xelha espionne Kalas et Mélodia dans la forêt. Kalas monte le plan où l'Ange gardien perd sa mémoire pour ne pas empêcher Kalas de réveiller Malpercio. L'ange a des réticences, mais Kalas insiste en disant qu'il n'y a pas de retour en arrière. La voix de Mélodia dit qu'il leur appartient, tout comme cette fille lui appartient. La voix lui demande de le libérer d'un millénaire de souffrances et de ténèbres. Elle promet à Kalas de magnifiques ailes blanches, et au monde, elle promet la mort et la destruction. On voit des images infernales. Kalas est effondré. Xelha, Gram et Léon se portent à lui. Retour au présent. Xelha dit être la dernière Reine des glaces. Elle raconte à Kalas qu'avant, la forêt de Fourbelune s'appelait la forêt de Courbelune, mais qu'avec le temps, les gens ont déformé son nom. Elle dit qu'il y a mille ans, quand les cinq continents se sont élevés vers le ciel, les magiciens d'antan leur ont donné le Miroir de l'océan, mais aussi autre chose. Vision du passé. La Reine des glaces et un magicien d'antan sont sur un fond noir. Il lui dit que la tâche sera longue et ardue. La reine dit être prête. Elle dit que pour eux aussi, vivre sous les nuages délétères, sans pouvoir voir le soleil, sera difficile. Elle veut que l'Océan soit protégé des nuages délétères, du sang empoisonné par les dieux jusqu'à ce que ces nuages disparaissent. Le magicien lance un sort, ils récitent la prière tour à tour. Xelha dit que l'Océan est en elle. Elle explique que c'est une vieille tradition de Wazn, que la reine doit protéger l'Océan, puis le transmet à son héritière. Elle dit que le temps d'accomplir son devoir est venu. Elle lui demande de l'aider dans sa tâche. Kalas s'inquiète en demandant ce qui va lui arriver si elle le fait. Xelha soupire. Elle dit qu'elle ne peut pas le faire toute seule. Elle dit que la Terre a retrouvé sa forme d'origine, que tout le monde attend que l'Océan revienne. Kalas accepte, mais lui demande de promettre de ne pas le quitter. Xelha écarte les bras et lève les yeux vers le ciel. Kalas, Xelha et l'Ange gardien récitent la prière. Une voix grave se fait entendre. Elle est hostile. Le jeu lui donne le nom de Geldoblame. Des visages apparaissent dans les airs. La voix prétend être le monde et prétend devenir bientôt l'univers. Les trois sorcières et Barnette sont englouties par le sol. Une partie du sol prend le forme d'une tête chauve. Une fois cet ennemi vaincu, Xelha tombe, Kalas la retient dans ses bras. Elle dit à Kalas que le rêve qu'elle a fait il y a deux ans n'était pas à propos de la fin du monde, mais à propos de lui. Elle dit l'avoir vu au fond d'une forêt sombre, serrant quelqu'un dans ses bras et pleurant. Elle voulait juste être avec lui, formant un couple, être dans ses bras. Xelha s'évanouit et disparait.

    La pluie tombe, les ailes des gens disparaissent. Petit à petit, l'Océan se forme, Wazn tombe sur l'Océan. Les orquerons convergent vers l'Océan et se métamorphosent en baleine.

 

nekton xelha kalas

    Tous les personnages principaux et secondaires sont au Temple des esprits. Dans un souvenir, Kalas et Mélodia sont au Temple des esprits. Mélodia incite Kalas à se lier à un Ange gardien qui semble l'apprécier. L'Ange gardien donne son nom. Fin du souvenir. Kalas dit à son Ange gardien que cette nuit, ce n'est pas lui qui cherchait l'Ange gardien, c'est l'Ange gardien qui les cherchait. Kalas lui demande ce qu'il veut, ce qu'il fait dans leur monde. Kalas se délie de son Ange gardien. Il est temps de dire les au-revoirs. Cedr, un petit garçon, arrive et amène le pendentif de Xelha. Lui et Palolo l'ont trouvé sur la plage, on peut entendre la voix de Xelha à l'intérieur. Xelha apparait dans un flot d'eau à l'étonnement de tous. Elle et Kalas s'embrassent. Elle dit qu'elle avait promis. Tout le monde fait ses au-revoirs à l'Ange gardien.

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