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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 20:35

Avec l'architecture contemporaine, il y a quelque chose qui ne va pas. J'offrerai ici une critique constructive.

 

Dans un premier temps, je vais critiquer l'architecture contemporaine en disant que oui, c'était mieux avant. Dans un second temps, je vais donner des exemples contemporains qui mériteraient d'être plus suivis.

 

I Critique de l'architecture contemporaine
II Exemples à suivre

 

I Critique de l'architecture contemporaine

 

1- L'architecture contemporaine par l'exemple
2- Comment c'était avant

 

1- L'architecture contemporaine par l'exemple

 

L'architecture contemporaine ne fait assurément pas dans l'esthétique. Je vous donnerai ici deux exemples.

Critique constructive de l'architecture contemporaine

Ci-dessus, le cliché d'un immeuble à Reykjavik, la capitale de l'Islande. Il est pas trop moche, me direz-vous : toit incliné, baies vitrées, quelques protubérances... Mais vous ne trouvez pas que ça manque de couleurs ? Ça les aurait tué de rajouter de la peinture rouge, bleue, verte ? De faire des dessins avec cette peinture ?

Critique constructive de l'architecture contemporaine

Le gratte-ciel que vous voyez ci-dessus s'appelle l'Empire State Building. C'est le plus grand gratte-ciel de la ville de New York. Sa coiffure est assez travaillée, mais que dire de sa base ? Elle aurait pu avoir des arcades, ou plein de petites tours qui juxtaposent la grande. Quant à la couleur, que dire ? C'est quand même vachement terne.

 

J'ai été gentil, j'ai pris des exemples corrects. Je ne vous parle même pas de ces immeubles tristes, gris et crasseux, sans courbes ni originalité.

 

2- Comment c'était avant

 

Avant, quand on voulait faire dans le spectaculaire, il faut reconnaître que ça avait plus de gueule. Voyez plutôt.

Critique constructive de l'architecture contemporaine

Ah oui, ça n'a rien à voir ! Voyez cette tour centrale pointue, ces tours carrées ! Voyez ces vitraux, ces arcades ! Et tant d'ornements !

Critique constructive de l'architecture contemporaine

Dans une civilisation plus éloignée, le temple d'Angkor Vat. Voyez comme les ornements sont somptueux. Coucou les gens ! Ça fait quoi d'avoir votre gueule sur Internet ?

 

L'architecture, c'était mieux avant. Mais il y a encore de l'espoir !

 

II Exemples à suivre

 

1- Architecture troglodyte
2- Architecture dans les arbres
3- Une fibre écolo avec l'Heliotrop
4- Le génie de Hundertwasser
5- Conclusion

 

1- Architecture troglodyte

 

Phénomène que je juge récent, il semble y avoir un gain d'intérêt pour les maisons hors normes. Arrêtons-nous un instant sur un exemple que j'ai vu sur facebook : l'habitat troglodyte (dans une grotte). Bon à savoir, il y a plusieurs styles.

Critique constructive de l'architecture contemporaine

OK, l'image ci-dessus n'est pas du mec sur facebook qui parlait de ça. Elle permet toutefois d'illustrer.

 

La maison troglodyte possède des avantages indéniables. Tout d'abord, une harmonie avec l'environnement, une fusion avec l'extérieur qu'on ne retrouve pas avec une maison hors-sol. Deuxièmement, c'est une maison bien isolée thermiquement, on fait grave des économies de chauffage ! En effet, le sous-sol à tendance à n'être ni trop chaud ni trop froid. Ensuite, en construisant une maison troglodyte, on creuse, par conséquent on crée du matériau. Du sel ? Un bout de métal ? Cool.

 

Enfin, une architecture troglodyte généralisée permet de faire de la place pour les arbres et les plantes en surface.

 

2- Architecture dans les arbres

 

Deuxième architecture hors normes, l'architecture dans les arbres. Là aussi, on rencontre plusieurs styles.

 

Critique constructive de l'architecture contemporaine

L'image ci-dessus est une des plus élégantes que j'ai pu voir. On a un mélange harmonieux de plan d'eau, d'arbres et de bateau pirate. Il y a un côté Disneyland indéniable, et c'est à ça que l'on voit que Disneyland, c'est le rêve.

 

3- Une fibre écolo avec l'Heliotrop

 

Tendance nouvelle, certains architectes se mettent à l'écologie. C'est le cas de l'allemand Rolf DISCH, qui en tant que bon Fribourgeois a su se faire plaisir en se construisant une maison à la pointe de la modernité. Ci-dessous, l'Heliotrop.

Critique constructive de l'architecture contemporaine

Cette maison possède une toiture en panneaux photovoltaïques. Grâce à l'énergie reçue, elle pivote et fait face au Soleil en permanence. La maison est équipée d'une tuyauterie thermique moderne, et il y a fort à parier qu'elle est bien isolée.

 

4- Le génie de Hundertwasser

 

Hundertwasser est un génie. Cet architecte du XXème siècle épris de la forme spirale a su casser les codes et construire en couleurs, construire en courbes. Aujourd'hui, il peut se targuer d'avoir construit des bâtiments parmi les plus magnifiques de son époque. Quelques images parleront.

 

Critique constructive de l'architecture contemporaine

Puis plus monumental.

Critique constructive de l'architecture contemporaine
Critique constructive de l'architecture contemporaine

Merci à Juliette pour m'avoir fait connaître cet artiste.

 

5- Conclusion

 

Mais pourquoi l'architecture contemporaine est-elle aussi laide ? Un étudiant en architecture m'avait dit que les ornements étaient rares car ils coûtaient cher. Je ne doute pas que les écoles d'architecture formatent à la tristesse, Hundertwasser lui-même n'a pas fini ses études d'architecture. Toutefois, ceci n'est pas une fatalité.

 

Architectes, vous êtes libres ! Faites de vos plans un rêve, et de votre rêve une réalité !

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:58
Mise à jour 2014/4/1 : embellissement du titre

Les architectes d'aujourd'hui construisent au dessus du sol. Cependant, un champ immense de possibilités a jusqu'a présent été ignoré par les ingénieurs : il s'agit du sous-sol.

I Matériaux et vestiges
II Isolation thermique
III Stockage de l'électricité
IV Le mot de la fin



I Matériaux et vestiges

Imaginons que, pour changer, au lieu de construire des habitations en rajoutant quelque chose au dessus du sol, on creuse le sol pour en faire un trou. Qu'est-ce qui se passerait ?

Déjà, ça ferait beaucoup de cailloux à ramener à la surface. En les inspectant, avec de la chance on peut trouver du fer, du nickel, de l'argent... Ça peut être utile.

Ensuite, on peut tomber sur des vestiges archéologiques. Ou des fossiles, même. Les vieux fossiles sont en profondeur.

Aussi. Cela force à faire une carte du monde souterrain. Ce serait idiot de creuser là où on sait très bien qu'il y a une nappe phréatique pour se prendre un jet d'eau dans la gueule, de même ce serait dommage de ne pas noter où on trouve du granite, où on trouve du calcaire, etc.

gouttes mercure
Du mercure, un métal liquide.

L'habitat souterrain ne consomme pas de matériau : il en découvre.

II Isolation thermique

Fait remarquable, la température du sous-sol varie peu selon la saison. Pour peu qu'on évite les zones volcaniques, il ne fait ni trop chaud, ni trop froid, et il ne pleut jamais !

Si le risque d'inondation par les nappes phréatiques est évité, le sous-sol constitue un abri.

III Stockage de l'électricité

À Stassfurt en Allemagne, un projet nommé ADELE cherche à stocker de l'électricité d'origine intermittente dans des cavités souterraines. L'idée est la suivante : quand il y a peu de demande d'électricité, on consomme de l'électricité pour faire marcher un compresseur qui va stocker de l'air dans la cavité, l'énergie thermique générée par le processus est stockée ailleurs. Quand la demande en électricité est forte, on laisse l'air comprimé se détendre en faisant tourner des turbines, qui créeront de l'électricité.

Mais les possibilités sont plus vastes encore puisque l'on peut utiliser le principe des STEP (Stations de Transfert d'Énergie par Pompage) avec un relief artificiel aménagé dans le sous-sol.

step centrale souterraine
Aperçu des possibilités d'ouvrages souterrains.

Il ne faut pas oublier que l'eau stagne et circule en trois dimensions, et c'est cette troisième dimension dont a besoin la STEP.

IV Le mot de la fin

Il y a bien un bémol.

Vivre dans des grottes ? Il fait sombre, les arbres n'y poussent pas, c'est glauque et laid à mourir.

Naturellement, l'idée m'a traversé l'esprit...

L'esthétique n'est pas nécessairement absente dans cette démarche, en effet je vous laisse contempler ce que les Nains d'Erebor ont su faire dans un film basé sur l'univers de Tolkien :

erebor movie

Malgré des difficultés certaines, l'investigation du sous-sol offre des possibilités immenses qu'il ne faudrait pas négliger.
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21 janvier 2014 2 21 /01 /janvier /2014 00:50

Tout comme il y a des personnes de goût qui sont capables de faire la différence entre un vin médiocre, un vin bon et un vin excellent, il y a des personnes de goût qui sont capables de faire la différence entre un territoire fade, un territoire agréable et un territoire paradisiaque.

Donnons-leur un nom. Du latin humus, la terre, et sentire, percevoir par les sens ou l'intelligence, on forme le mot humusenteur, qui se décline en genre et en nombre suivant les règles de la langue française.

Je suis un humusenteur débutant. J'ai été initié lors d'une visite au magasin IKEA de Grenoble, qui martelait à ses clients "ORGANISEZ VOTRE INTÉRIEUR ! ORGANISEZ VOTRE INTÉRIEUR !". J'ai par la suite découvert le monde de la récupération, ce qui m'a permis de découvrir plein de relations entre les choses qui m'étaient cachées.

Pour commencer, voici ce à quoi ressemble un territoire de mauvais goût :

trois pics grenoble.

Il s'agit d'une sortie de gare dans une grande ville. Quelle est la première chose que voit le visiteur de l'extérieur ? Une étendue de béton gris avec une sculpture qu'on croirait sortie d'un local clandestin sataniste. En regardant alentour, on trouve un Quick, enseigne belge qui trouve le moyen de vendre des choses plus cher que McDonald's en encore plus dégueulasse1.

Je pense qu'il est impossible d'aimer de telles choses. On peut juste les supporter.

Une règle simple pour rendre un territoire plus beau est d'y mettre des plantes !

vauban.6
Une vue de Vauban, le quartier écologique de Freiburg en Allemagne.

Puisqu'on est partis là-dedans, je vais donner, selon mon expérience actuelle, des règles qui permettent de faire un bon territoire :

  • Privilégier le pragmatique sur l'esthétique. Il est idiot de plaire à l'oeil avec de jolies peintures si le simple fait de se déplacer est une épreuve.
  • Favoriser la vie en général. Il n'y a pas que notre espèce sur Terre, il faut savoir laisser de la place aux autres. Cela passe grosso modo par une flore épanouie, base des écosystèmes terrestres.
  • Il faut simuler la régularité et l'irrégularité naturelles.
  • Lorsqu'on a un volume donné, mettons un appartement, il faut s'arranger pour maximiser la surface utile. Cela passe par l'emploi massif de tiroirs, d'étagères, ainsi que de valorisation du plafond.
  • Il faut dissimuler les choses que l'on veut éviter d'utiliser et mettre en évidence celles que l'on veut utiliser. Par exemple si on fait un régime, il faudra mettre les sucreries en hauteur et peu visibles, et l'haltère pour la musculation, bien visible, comme ça on y pense.
  • Il faut se mettre à la place d'un éventuel intrus, et arranger les choses de façon à lui compliquer la tâche.


atelier ptit velo.1
L'atelier du P'tit vélo sur le campus de Grenoble, vu de l'extérieur.

atelier ptit velo.2
Une vue du même atelier à l'intérieur. Admirez la richesse de l'espace.

zimmer.3
Valorisation du plafond dans une chambre du Studentenwerk.

surface utile.2
Peu de volume mais beaucoup de surface.

Notes :

1 : Certes, il existe des bons hamburgers. Un conseil : faites-les maison !

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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 23:15

L'architecte Jacques ROUGERIE, l'océanographe Jacques PICCARD et le spationaute Jean-Loup CHRÉTIEN portent le projet d'un navire grand, pas immense, et surtout moderne.

sea_orbiter.jpeg

Le bateau devrait servir de laboratoire et de lieu d'éducation. Dérivant au gré des flots, il sera doté de 340 m² de panneaux solaires et d'une éolienne.
Une partie de 27 m sera au dessus de l'eau, tandis que les 31 m restants seront immergés, ce qui fait un total de 58 m.

Le Sea Orbiter devrait être capable d'accueillir de 18 à 22 personnes.

Je trouve que c'est un beau projet. Partager la passion de l'océan avec un bateau esthétique, écologique, faire passer le rêve du grand bleu et éduquer, transmettre la culture scientifique, cela donne envie d'y être.

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2 mai 2012 3 02 /05 /mai /2012 15:33
Depuis voilà plusieurs années, une idée m'obsède : Comment construire des villes où les êtres humains et les autres espèces vivantes sont en harmonie ?
Oui, je sais, j'ai trop joué à Pokémon, mais ce que je vais dire est très important d'un point de vue écologique, alors suivez bien.
Parce que voyez-vous, du béton et du bitume à perte de vue, ça passe encore quand on est Homo Sapiens, ou même pigeon, mais franchement, faut avouer : les villes actuelles sont faites pour les êtres humains, au mépris des autres espèces.

Hebergeur d'image

Monsieur le sanglier, vous êtes bienvenu dans votre nouveau logement ! Hein ? Mais pourquoi qu'il s'en va ?...


Comment créer des cités où les êtres humains et les autres espèces vivent en harmonie ?

À l'instar des récifs de corail dans les océans, les lieux où la vie s'épanouit le plus sur la terre, ce sont les forêts. Surtout les forêts tropicales.

En fait, pour atteindre cette coexistence, je pense que la présence massive d'arbres est tout simplement incontournable.

Avant de poursuivre mon propos, j'aimerais faire une petite digression sur les avantages et les défauts des arbres.

Avantages :

+Sert de refuge à d'autres espèces vivantes ;
+Fertilise le sol avec l'humus ;
+Empêche les glissements de terrain avec les racines ;
+Limite les inondations ;
+Limite la fuite des nutriments en limitant l'érosion ;
+Donne de la nourriture à d'autres êtres vivants ;
+Prodigue des matériaux à usages divers (papier, corde...).

Défauts :

-Ça prend de la place ;
-Ça met longtemps à pousser.

Conclusion :

Hebergeur d'image
Plantez des arbres !

Donc il faudrait une ville avec des arbres.

L'idée que j'ai eue est la suivante : on construit une ville telle que :

1 : En surface, les bâtiments publics (écoles, cinémas, places publiques, cafés...) côtoient les arbres et autres plantes ;
2 : Les logements se situent dans le sous-sol.

Quels sont les avantages et défauts de mettre les logements au sous-sol ?

Avantages :

+Ça laisse de la place en surface pour une cité boisée ;
+L'isolation thermique est déjà là ;
+On est abrité des précipitations même si on est à la rue ;
+Il y a possibilité de construire sur plusieurs étages ;
+Creuser la terre offre de la matière qui pourra être utile pour autre chose.

Défauts :

-Il faut sans cesse de l'éclairage ;
-Il peut y avoir bouchon dans les ascenseurs ;
-Il y a encore le problème de "Ici c'est pour les humains et pas pour les autres.".

Bref, l'architecture troglodyte ne règle le problème de l'harmonie interspécifique qu'à moitié. Après tout, quelles espèces, à part la nôtre, seraient bien foutues de vivre à plusieurs dizaines de mètres sous le sol ? Des rats ? Ce ne sont pas les animaux les plus plaisants. Des taupes ? N'est-ce pas un peu trop profond ? Des champignons ? Mouais, faut aimer... Des nains ?

Hebergeur d'image

Bonjour, je suis une jolie grotte calcaire ! Si vous souhaitez élire refuge en mon sein, je suis à vous ! Par contre niveau faune, chez moi, ça ne fait pas foule...


Bon, je sens bien qu'il y a un début de bonne idée. Mais je ne vois toujours pas très bien ce à quoi peut ressembler une ville idéale. Vos contributions sont les bienvenues...

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:29

Je pense qu'il y a un problème dans la façon dont sont construites nos cités humaines.

 

Vous voyez la ville de Tokyo ? Il y avait beaucoup d'embouteillages autour, alors on a créé plein de rocades et de dispositifs de contournement. A un tel point que ça donne ça :

 

autoroutes tokyo

Et encore, c'est pas la plus impressionante...

 

D'où viennent les embouteillages ? Pas tellement du fait que le conducteur devant va lentement, mais plutôt d'un phénomène de convergence qui augmente la densité de voitures et les rapproche les unes les autres, ce qui incite à ralentir pour avoir le temps de s'adapter à la conduite de la personne qu'il y a juste devant.

 

convergence_embouteillages.jpg

Les voitures sont réprésentées par les petits pois verts. Si on m'en sert des comme ça à manger, ça me donnera pas très envie d'y goûter...

 

Un autre problème de taille est que ce sont des villes faites uniquement pour les humains, et encore. Ce qu'il faudrait, c'est gérer l'espace de telle sorte à ce que chaque espèce y trouve sa place. Que ce soit, pas les humains d'un côté, les oiseaux d'un autre, les araignées d'un autre, mais vraiment, tous ensemble. D'ailleurs, ça me fait penser que du côté des plafonds, il y a souvent beaucoup d'espace inutilisé : pourquoi ne pas le réserver à d'autre espèces vivantes ? Il faut bien le combler, cet espace.

 

Le schéma qui va suivre reprend l'idée de certains paysagistes d'un "habitat source" pour une espèce vivante. Il s'agit dun endroit où on peut, on va dire, se restaurer. Ainsi, si l'on considère l'espèce humaine, cet habitat source peut alimenter plusieurs habitats environnants, qui seraient, on va dire, moins accueillants.

 

habitat source

Au centre, l'habitat source. Ce serait, on va dire, le plus citadin, le plus humain. Il serait relié par des routes aux autres habitats, qui pourraient eux-même être reliés entre eux par des routes.

 

Ce qu'il faut savoir, c'est que différentes échelles d'habitat peuvent tout-à-fait se superposer. Ainsi, les araignées et les humains, vivant à des échelles très différentes, peuvent tout-à-fait coexister dans un appartement. C'est bien pour nous, les araignées, ça mange les mouches qui font chier et peut-être même les moustiques qui piquent. Bien sûr, certaines piquent, mais nous n'avons pas ce genre de problèmes sous nos latitudes en Europe.

 

Le problème dans tout ça, c'est que c'est un problème radical : si on veut que nos constructions laissent une place à tous les êtres vivants, les milieux de vie se chevauchant au mieux, il va falloir, dans un premier temps, tout repenser, dans un second, tout déconstruire et tout reconstruire. Cela dit, je pense que ça en vaut la chandelle.

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:16

Les artifices économiques actuels sont trop souvent déphasés avec les besoins matériels réels des gens.

Ainsi en-est-il du contrat de location immobilier.

I Des besoins réels...
II ...face à une législation déconnectée de la réalité

I Des besoins réels...

Partons du début.

Aucun être humain n'apprécie de passer ses jours et ses nuits sous la pluie, sous la neige, la tempête, la chaleur ou le froid.
C'est physiologique.

Pour se protéger de ces diverses intempéries, l'espèce humaine a appris à construire des abris.
Avec la sédentarisation, ces abris ont pris une toute autre signification : ils ne sont pas seulement un moyen de se protéger des intempéries, ils sont aussi un lieu de vie, pouvant être occupé par une ou plusieurs personnes, qui y dorment par défaut, et qui ont tendance à y aller lorsqu'elles ne savent pas quoi faire : plus que des abris, ces constructions sont devenues des "chez-soi".

Quelque chose m'a toujours choqué dans le système de loyer.

Une famille entière peut vivre dans un appartement, quelque chose de pas très grand, sans jardin, où il faut souvent emprunter un escalier ou un ascenseur pour l'accès. Vous savez, ces morceaux d'étages séparés les uns des autres par des portes avec serrure dans des grandes bâtisses où le but est d'entasser le plus de monde possible sur la plus petite surface, même qu'à Monaco, ils sont très forts dans ce domaine.


monaco baie
La principauté de Monaco est l'Etat le plus densément peuplé du monde avec ses 16 398 hbts/km².

Donc, je disais, cette famille peut vivre dans cet appartement et payer à une personne ne l'occupant jamais officiellement dénommée "propriétaire" une somme que l'on appelle loyer.
A côté de ça, en campagne, il est beaucoup plus facile de trouver un logement dont on peut devenir propriétaire.
Les prix étant chers, on est obligé de faire un crédit, à moins d'être très riche.
En général, l'emprunt est remboursé avant la mort de l'acheteur de la maison. Je dis "maison" car à ma connaissance, il n'y a pas d'immeubles en campagne. Je ne sais vraiment pas ce que ça donnerait s'il y en avait...

La grande différence du logement entre la campagne et la ville, c'est qu'en campagne, ceux qui habitent dans le logement, la plupart du temps, le possèdent de droit, et qu'en ville, ceux qui habitent le logement, la plupart du temps, ne le possèdent pas de droit.

A se demander même si on ne payerait pas plus cher toute sa vie pour le loyer d'un appartement que pour le prix d'une maison.

II ...face à une législation déconnectée de la réalité

Sur le site LADEPECHE.fr, j'ai relevé cet article qui parle de la politique du logement en France :

"Luc Novalès et tous les partisans du Droit au Logement (DAL) se rassemblent aujourd'hui de 10 heures à 17 heures devant le centre culturel Alban-Minville (Bellefontaine) [un quartier de Toulouse, note du blogueur] pour manifester contre la loi d'orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure (Loppsi 2).

Comment jugez-vous cette loi ?

Elle répond à un système de plus en plus autoritaire. Elle va catégoriser en délinquants toute personne qui habite dans une tente, une caravane, une yourte, un bidonville, un mobil-home, une maison sans permis de construire. Et surtout elle permettra aux préfets d'expulser ou de détruire dans les 48 heures ces personnes sans passer par la justice.

Des expulsions même en période hivernale ?

Tout à fait, et c'est ceci qui est purement scandaleux. Cette loi va bafouer le droit des gens qui ont choisi ce mode vie, ou qui en sont obligés par manque d'argent pour se loger. N'oublions pas qu'en France, il manque 900 000 logements sociaux. Mais aussi que les communes qui ne répondent aux lois SRU et sur les aires nomades ne sont pas poursuivies. On veut le retrait de cet article car il ne concerne pas seulement le logement."

A voir la tournure que ça prend, on se demanderait même si la notion légale de propriété immobilière n'est pas qu'une simple fiction au service de quelques propriétaires qui ne foutent rien, qui n'ont jamais construit cette baraque et qui profitent de cette fiction et de son acceptation juste pour se faire du fric sur le dos des autres, quitte à virer les vrais propriétaires même si le remboursement de la construction est déjà payé, et à appeler la police pour chasser tous ceux qui aimeraient occuper un logement vide pour de simples raisons de survie !

A côté de ça, certains propriétaires n'hésitent pas à fixer leurs prix en dépit du bon sens, considérant que non, le loyer d'un jour ne doit pas être égal au trentième du loyer total du mois d'Avril, et que le loyer du mois de Février est égal à celui du mois de Janvier !

Futurs professeurs des écoles, je vous en prie, matez moi ces gens là dans l'oeuf en leur apprenant à quoi ça sert de faire des divisions. Mieux vaut prévenir que guérir.

Et à bien y regarder, ce système de location pour le profit aveugle du propriétaire pourrait aussi s'appliquer avec d'autres biens que l'immobilier : si le bailleur, c'est-à-dire, ici, le propriétaire qui décide de laisser son bien à l'autre en échange d'une certaine somme d'argent convenue, a déjà remboursé la voiture qu'il laisse délibérément à l'autre, qu'il n'est pas en manque d'argent, mais demande de l'argent en retour de la part du locataire, ce type là devient juste une grosse pompe à fric, et l'autre juste une grosse vache à lait.

D'où la conception des choses que je défends : le propriétaire d'une chose, c'est celui qui l'utilise. Si personne ne l'utilise, elle n'est à personne. Est-ce une raison pour se servir si facilement lorsqu'il y a des objets qui traînent ? Je ne pense pas. A partir du moment où la disposition des objets couvre au mieux les besoins des gens, ça va. Si un guitariste laisse sa guitare traîner, il faudra la laisser près de sa zone de vie si on la prend, pour qu'il puisse la reprendre au plus vite. Ici comme souvent, l'idéal est surtout une question de mesure.

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