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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 12:36

Aujourd'hui, la plupart des biologistes ne croient pas à l'hérédité des caractères acquis. Quand je dis "acquis", je veux dire "acquis pendant la vie avec autre chose qu'une mutation". Dans la vision de ces biologistes, les populations ne s'adaptent pas, soit elles sont initialement adaptées, soit elles ne le sont pas.

Je vais ici critiquer cette vision des choses, avec des arguments. Si vous pensez autrement, n'hésitez pas à entrer dans le débat en laissant un commentaire ;-) .

I L'opinion de Darwin
II Étude de cas : la couleur de peau

I L'opinion de Darwin

J'ai lu L'origine des espèces de Darwin. La version que j'ai lue est une traduction en français de la première publication en 1859.

Contrairement à ce que l'on raconte souvent, Darwin croyait à l'hérédité des caractères acquis.

Vous voulez une citation ?

Tous les animaux domestiques ont, dans quelques pays, les oreilles pendantes ; on a attribué cette particularité au fait que ces animaux, ayant moins de causes d'alarme, cessent de se servir des muscles de l'oreille1

Ce caractère est présent dès la naissance ; il est héréditaire et doit son apparition à l'absence d'un comportement, c'est donc un caractère acquis.

En résumé, nous pouvons conclure que l'habitude ou bien que l'usage et le non-usage des parties ont, dans quelques cas, joué un rôle considérable dans les modifications de la constitution et de l'organisme ; nous pouvons conclure aussi que ces causes se sont souvent combinées avec la sélection naturelle de variations innées, et que les résultats sont souvent aussi dominés par cette dernière cause.2

Darwin dit ici clairement que les habitudes ont un caractère héréditaire. Peut-être bien que c'est à force de tendre le cou vers la cime des arbres que des animaux ont évolué en girafes.

Les "variations innées", on le sait aujourd'hui, sont les mutations. Seulement Darwin pensait qu'elles se combinaient avec les variations acquises.

La croyance selon laquelle l'hérédité des caractères acquis n'existe pas... est donc pseudo-darwinienne.

II Étude de cas : la couleur de peau

Comment expliquer que dans les pays très ensoleillés, les gens naissent avec la peau sombre tandis que dans les pays peu ensoleillés, les gens naissent avec la peau claire ? Je donnerai ici deux explications différentes : celles des pseudo-darwinistes, qui ne croient pas à l'hérédité des caractères acquis, et celle des lamarckistes, qui croient à l'hérédité des caractères acquis.

Explication pseudo-darwiniste :

Dans les pays très ensoleillés, il y avait au départ des noirs et des blancs. Les blancs, défavorisés, se reproduisaient moins que les noirs, donc leur descendance a été défavorisée et à la longue, les populations locales sont devenues noires.
Dans les pays peu ensoleillés, il y avait au départ des noirs et des blancs. Les noirs, défavorisés, se reproduisaient moins que les blancs, donc leur descendance a été défavorisée et à la longue, les populations locales sont devenues blanches.

Explication lamarckiste :

Dans les pays très ensoleillés, les humains bronzent. À la longue, ce bronzage est devenu inné, ce qui fait que les populations locales sont noires.
Dans les pays peu ensoleillés, les humains "débronzent". À la longue, ce "débronzage" est devenu inné, ce qui fait que les populations locales sont blanches.

L'explication pseudo-darwiniste est exagérée. Se peut-il que les blancs aient moins de chances d'avoir une descendance lorsqu'ils vivent dans un pays très ensoleillé ? Se peut-il que les noirs aient moins de chances d'avoir une descendance lorsqu'ils vivent dans un pays moins ensoleillé ? À ces deux questions, je pense que la réponse est non.

Selon l'explication lamarckiste, les populations s'adaptent à leur environnement. D'où une couleur de peau adaptée à l'environnement.

Si vous avez une critique ou une remarque, n'hésitez pas à laisser un commentaire.

Notes :

1 : Source : L'origine des espèces, Flammarion, édition de novembre 2008, p 57.
2 : Source : L'origine des espèces, Flammarion, édition de novembre 2008, p 201.

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Published by Bête spatio-temporelle - dans Biologie
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3 août 2014 7 03 /08 /août /2014 12:57

Ces notes pratiques à l'usage du citoyen lambda sont issues du livre Les batraciens et les reptiles, éditions Solar, 1986.

"Aménagement de nouvelles mares

Tous ces éléments - raréfaction de la nourriture en raison des méthodes modernes (sic) d'agriculture intensive, perte de biotopes par la disparition des plans d'eau appropriés, diminution de la qualité des frayères à cause de la pollution aquatique, et intensification de la concurrence des poissons - font subir à la majorité des espèces d'amphibiens des pertes sérieuses. Il faut y ajouter les milliers d'animaux écrasés sur les routes à l'époque des migrations de printemps vers les frayères ou d'hiver vers les lieux d'hibernation."

"Une mesure très efficace est la création de nouvelles mares dans des endroits appropriés. L'expérience a montré que ces plans d'eau artificiels se peuplent très vite d'amphibiens, pourvu que leur emplacement soit judicieusement choisi."

"Le premier critère est la situation géographique. L'emplacement doit être choisi de sorte qu'il n'y ait pas de route à traverser lors des migrations entre la mare et les environs susceptibles d'accueillir les animaux (forêts de feuillus, jardins, étendues marécageuses, aulnaies...). Mieux la mare est intégrée dans le biotope environnant, plus les chances sont grandes de voir s'y installeret prospérer une population d'amphibiens. En outre, la nouvelle mare ne doit pas servir au déversement d'eaux usées, ni même à l'écoulement d'eaux de surface polluées."

"Le deuxième critère est la taille. Les dimensions idéales varient bien entendu selon l'espèce à laquelle la nouvelle mare est destinée ainsi que selon le lieu choisi. Le sonneur à ventre jaune boudera par exemple les mares qui font plus de 10 m² et 50 cm de profondeur. Cette espèce se contentant très bien d'ornières remplies d'eau sur les chemins forestiers ou en lisière de forêt, on peut lui proposer en remplacement des petites mares peu profondes et partiellement ensoleillées. Les conditions idéales pour un peuplement rapide et prospère par cette espèce sont données par une gravière irrégulière et peu profonde (l'eau ne dépassant pas 30 centimètres), en bordure de forêt, ou par un fossé assez grand dans la forêt."

frayere crapaud calamite
Frayère du crapaud calamite.

"Une simple petite mare dans un jardin peut donc remplir les conditions pour devenir un lieu de frai. Installée avec art, elle orne agréablement le jardin tout en améliorant les conditions de vie des crapauds, des grenouilles ou des tritons. Mais il faut veiller à ce que les animaux puissent effectuer librement leurs migrations de printemps et d'automne, sinon la mare devient un piège meurtrier."

mare amphibiens.2

"On peut parler de succès quand on arrive à abriter 2 ou 3 espèces différentes. Pour arriver à acueillir 4 espèces ou plus, il vaut mieux installer plusieurs petites mares côte à côte, en faisant varier les conditions en fonction des animaux visés."

"Il faudrait parvenir à établir ainsi un réseau de petits plan d'eau dont l'espacement n'excèderait pas 1,5 kilomètre, ce qui permettrait à toutes les espèces, même les plus rares, de subsister dans le monde moderne."

"Les nombreux petits points d'eau artificiels qui étaient créés à l'époque (mares, étangs, flaques) multipliaient les lieux de reproduction possibles."

"Les talus à lézards"

"Dans ce contexte, on peut faire quelque chose pour les espèces les plus défavorisées, mais aussi pour les reptiles encore répandus comme l'orvet : aménager un talus à lézards. Ce talus est en quelque sorte un complément de la mare aux grenouilles. Il suffit de prendre des pierres irrégulières, et de les disposer dans un endroit ensoleillé, en veillant à laisser des joints non cimentés où les reptiles pourront se creuser un abri. Ils trouveront alors un refuge en cas de danger ou d'intempéries. Il n'est pas nécessaire qu'un talus à lézards soit très grand : une hauteur commprise entre 50 et 100 cm et un diamètre inférieur à 2 m suffisent pour créer un biotope très apprécié par le lézard agile et l'orvet. Une solution idéale est d'empiler des tuiles en laissant suffisamment d'espace entre elles, car la terre cuite absorbe très bien et conserve longtemps la chaleur du soleil. Si la terre est mélangée de sable, elle pourra même servir de nid pour la ponte du lézard. Les lézards trouvent eux-mêmes les endroits qui leur conviennent, pourvu qu'on leur en offre la possibilité."

talus lezards soleil

talus lezards jardin

"Si on arrive à créer dans un ensemble de jardins ou à la périphérie d'un village un groupe d'une douzaine ou plus de tels talus, on peut assurer la survie d'une population de lézards. Sous les pierres, d'autres animaux viendront s'abriter, des orvets, des crapauds, etc, et les talus apporteront ainsi une solutions à la "crise du logement" dont souffrent nos petits vertébrés."


grenouille verteUne grenouille verte.

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15 janvier 2014 3 15 /01 /janvier /2014 20:59

L'inspection des textes ci-dessous vous enseignera des mécanismes mutationnels.

Mutation 1

 

Mutation 2

 

Mutation 3

 

Mutation 4

 

Mutation 5

 

Ceci provient d'un cours de biologie dispensé à l'université Blaise PASCAL en 2008-2009. Je remercie l'étudiante qui me l'a prêté pour sa générosité.

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9 novembre 2013 6 09 /11 /novembre /2013 01:31

Il y a trois catégories d'êtres humains : les humains domestiqués, qui forment la majorité, les humains sauvages gentils, les humains sauvages méchants.
Les humains sauvages sont la plupart du temps semi-sauvages. En effet, les humains sauvages méchants sont ceux qui tiennent les humains domestiques sous leur domination, et les humains sauvages gentils côtoient les humains domestiques afin de les amener à la liberté.

Il est possible qu'un individu passe d'une catégorie à une autre au cours de sa vie. Ceci arrive notamment lorsqu'un groupe de gentils sauvages influence suffisamment un domestiqué pour lui faire prendre conscience de sa domestication et l'amener à une liberté saine.

Fréquentant peu la catégorie des méchants sauvages (ce sont mes ennemis), je ne sais pas trop ce qui se passe dans leurs familles. L'un d'entre eux, qui a particulièrement réussi, a été éduqué (par sa mère) de façon à lui donner le gout de la compétition.

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