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27 septembre 2014 6 27 /09 /septembre /2014 12:25

Je suis une personne de gauche. Je me bats contre la pauvreté, contre l'injustice, contre les interdits inutiles (notamment religieux) et pour l'émancipation sexuelle. Tout ça je le fais par morale : je combats l'injustice parce qu'elle est mauvaise, je combats les règlements absurdes parce que c'est mieux quand on les a pas, et puis pour moi faire plaisir aux autres c'est quelque chose de bien.

Les intégristes me font pitié... Ils croient avoir accès à la connaissance du bien et du mal simplement en croyant aveuglément ce qui est écrit dans un bouquin. Ils ne font pas le travail de tri et disent de s'aimer les uns les autres et de tuer quelqu'un qui a travaillé le samedi.

Je sais très bien que la morale c'est relou... toujours des règles à respecter. Ça demande un effort, le problème c'est que si on les respecte pas, ce sera encore plus dur après. C'est bidon et relou de dire aux enfants "Il faut travailler à l'école.", seulement si ils le font pas ils travailleront beaucoup plus dur parce qu'ils se feront exploiter dans le système capitaliste...

Et puis d'ailleurs, si j'avais pas un minimum d'impératif catégorique, je ne ferais pas d'études dans les énergies renouvelables, mais dans une lamentable industrie polluante.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 19:25

Très souvent, de façon inconsciente, on fait comme si les plus forts étaient les meilleurs. Combien de personnes se sentent-elles agressées lorsqu'on les traite de connes ! Beaucoup, me direz vous.

Et pourtant... La connerie n'est pas un mal en soi. J'aimerais vous montrer un petit schéma.

hebergeur d'image

 

 

On peut être stupide sans être méchant ! Il y a même des gens stupides et gentils, et ceux là sont des gens biens. Pas aussi bien que des gens intelligents et gentils, mais au moins, c'est le genre de personnes avec lesquelles on passe plus de bons moments que de mauvais.

Le pire du tableau, ce sont les gens intelligents et méchants, car ils peuvent être très influents, et lorsqu'ils bougent les choses, ils font le mal. Un exemple ? Nicolas Sarkozy.
(Oui, je sais, ce pauvre Nicolas prend très cher pour sa gueule sur mon blog, m'enfin, hein, il l'a pas volé.)
Le mieux, ce sont les gens intelligents et gentils, car ils sont très influents, et lorsqu'ils font les choses, ils font le bien. Franchemnt, je vous invite à être de cette partie ;-)

L'intelligence est une force. Et comme toute force, elle peut aller dans différents sens. Y compris un mauvais sens...

Donc. Donc être faible n'est pas mal en soi. Ce n'est pas le mieux, certes, mais ce n'est pas un mal en soi.

D'où la pensée suivante :

Les êtres faibles ne méritent pas plus de souffrances que les êtres forts.

C'est tout simple, non ? Pourtant, comme il est fréquent de voir des gens faire comme si les êtres faibles méritaient la souffrance ! Combien de fois a-t-on entendu des machistes tenir des propos du genre "Les femmes sont faibles, donc elles méritent de vivre mal.". Combien de fois a-t-on entendu des monstres affirmer que les animaux (sous-entendu : pas les humains !) étant inférieurs à l'homme, ils méritent qu'on les domine, et les fasse souffrir !

 

Donc pour en revenir à la question initiale, le droit du plus fort existe-t-il ? Non, car ce serait donner le droit aux voleurs armés d'un flingue de braquer des gens sans armes. Être plus fort ne donne pas un droit sur les plus faibles.

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29 septembre 2011 4 29 /09 /septembre /2011 18:20

 Qu'est-ce que la morale ? En d'autres termes, comment faire la différence entre le bien et le mal ?

Déjà, une petite mise au point. Si lorsque vous lisez le mot "morale", vous pensez tout de suite "sale curé catho qui veut nous brimer avec son carcan" ou encore "sale politicien autoritaire qui veut nous imposer son ordre tout pourri", nous ne sommes pas sur la même longueur d'onde. Ce que j'entends par "morale", c'est ce qui est bien, du coup si c'est bien, ça mérite pas une image négative ;-)

Cet article peut sembler un peu brouillon. En fait, il suit le cours de la pensée que j'ai eu sur le sujet. Il n'en est pas moins intéressant, je peux vous l'assurer.

En apparence, quelque chose de flou...

Pendant longtemps, je me suis dit qu'il y avait une morale universelle, mais qu'elle n'était pas facile à connaitre. Comme un truc qui existe en soi, et qu'on a du mal à cerner... J'avais bien quelques idées sur des trucs particuliers : mentir, c'est mal, voler, c'est mal, avoir des bonnes notes, c'est bien. Mais je n'arrivais pas à savoir globalement ce qui différencie le bien du mal.

... mais qui se précise avec la notion de bonheur

Pendant un temps, je me suis demandé si la morale n'était pas une invention de la classe dominante pour mieux imposer sa loi. Mais je me suis dit : non, quand même, y a un truc.
Donner un coup de poing, ça fait mal. Rigoler un bon coup autour d'une boisson, ça fait du bien.
J'ai ouvert mon dictionnaire, et il m'a dit que le bien, c'est ce qu'il faut faire. Oui, mais ce qu'il faut faire pour quoi ? Il faut trouver LE but.

Certaines personnes cherchent à vivre une vie amoureuse pleine de sentiments, d'autres cherchent à avoir le plus d'argent possible, d'autres cherchent à se faire plein de potes, d'autres cherchent à agrandir leur culture vidéoludique. Dans le fond, nous avons tous le même but : être heureux.

Le but ultime, ce serait donc cela : être heureux. La justice, la solidarité, la vérité, tout cela ne sont que moyens vers ce but ultime : le bonheur.

Ainsi, serait bien ce qui fait du bien, et mal ce qui fait du mal. Question de sensations positives (amour, joie, plaisir, évasion...) et négatives (peur, se faire exclure, se faire frapper...).

Digression : en quoi la vérité aide au but ultime

La vérité permet de connaitre le fonctionnement du monde. En connaissant le fonctionnement du monde, on peut mieux contrôler les choses et s'arranger pour qu'elles se passent bien. Cacher la vérité, c'est ôter aux autres cet outil qui peut leur permettre de mieux vivre. C'est pourquoi il est mieux de la dire que de la cacher.

Des bonheurs pas tous compatibles

Lorsqu'une personne prend son bonheur à vivre aux dépends des autres telle un actionnaire parasite, son bonheur empêche le bonheur des autres. On comprend donc qu'il faut que le bonheur des uns ne se fasse pas au détriment des autres. En des termes plus dynamiques : il ne faut pas que la volonté des uns entrave la volonté des autres. Si deux volontés sont contradictoires, c'est à la volonté la moins louable de laisser place à la volonté la plus louable.

Et la mort ?

J'ai toujours pensé que ce n'était pas mal de tuer une personne qui a envie de mourir. Je fais partie de ces gens qui préfèrent la mort à la souffrance. Après tout, quand on est mort, on n'a plus ni ennuis ni joies. Y a rien. Comme avant la naissance. Evidemment, ça fait souvent mal de mourir, au moment où on meurt... Et puis, la vie a aussi ses bons côtés. Très souvent, les gens qui veulent mourir le veulent car ils souffrent, et veulent mettre fin à leur souffrances. Le mieux est de les encourager à faire face à leurs difficultés, et pourquoi pas, à se battre pour améliorer le monde dans lequel ils vivent.
Notre société est si pourrie. S'il n'y avait aucun moyen de l'améliorer, je me sentirais condamné, physiquement coincé dans le malheur. C'est dans l'espoir que les choses s'améliorent que je trouve ma raison de vivre : pour que les générations à venir vivent mieux que nous. Pour le progrès.
Et si une personne n'a pas envie de mourir, mieux vaut respecter son souhait !

Ne rien exagérer

Après réflexion, la quête du bonheur n'est pas la seule chose qui compte dans la morale. Avez-vous lu Le meilleur des mondes ? Si non, je vous invite à le lire.
Dans ce roman, les gens vivent heureux, mais dans une société inégalitaire et avec de nombreux interdits, chacun se satisfaisant de sa situation, minable ou non. Le système marche tellement mal qu'il incite au recours à la drogue dans les cas de cafard...
Ce qui est bien avec ce roman, c'est qu'on se rend compte que si on ne vise que le bonheur, et ben on se trompe. Donc, ne pas s'obstiner dans la quête du bonheur.

Différents credos pour la morale

Il existe différents credos pour la morale, pas tous aussi valables les uns que les autres. Je vais vous les donner.

-Chercher la vérité et faire les choses bien.
-Chercher les bonnes sensations et éviter les mauvaises sensations, sur le court comme le long terme, pour soi comme pour les autres.
-Être tolérant et chercher à se remettre en question.
-Liberté et altruisme.
-Ne fais pas ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse.
-Fais ce que tu aimerais qu'on te fasse.
-Savoir s'adapter.

J'ai réfléchi, et j'ai dû admettre que la meilleure ligne de conduite... c'était pas la mienne ! Un grand merci au sage chevelu qui m'a aidé à trouver cette ligne de conduite qui, au regard de mon su actuel... apparait comme la meilleure.
La voici :

 


 

"Être tolérant et chercher à se remettre en question."

 


 

Cela n'empêche pas les idées épicuriennes de quête du bonheur d'être intéressantes...

Bon, une conclusion ? Et bien, je dirais que la meilleure façon de faire les choses bien, c'est d'être guidé par les bons sentiments. En premier lieu, la sympathie, le fait d'être capable de ressentir le bonheur et la souffrance des autres...

Vous voulez une image ? J'en ai une qui est pas mal...

 peace and love

Bon vent, matelot !

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