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4 novembre 2014 2 04 /11 /novembre /2014 11:34

 

kite beach

 

Le vrai bonheur appartient à l'esprit.

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Published by Bête spatio-temporelle - dans Philosophie
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13 avril 2014 7 13 /04 /avril /2014 21:35

Enfin.

Cela fait un bon moment que je compte créer un article sur le sujet de la discrimination, m'y voilà donc.

Cet article s'adresse principalement à ceux qui sont contre la discrimination, en espérant que je puisse leur apporter quelque chose.

I La discrimination, une histoire de critères
II Notes sur les discriminations répertoriées
III Un défi à relever : la reconnaissance de toutes les discriminations
IV Pistes stratégiques pour combattre la discrimination
V Conclusion

 


I La discrimination, une histoire de critères


1- Définir le concept
2- La double facette de la discrimination

1- Définir le concept

La discrimination, c'est avant tout une histoire de critères.
Lorsque les noirs Africains ont été traités comme des moins que rien en Afrique du Sud, il y avait l'idée "Ils sont noirs, donc ils méritent d'être traités comme ça.".

J'en suis venu à définir le concept de discrimination de la façon suivante :

"Discriminer, c'est porter un jugement négatif et systématique sur des critères erronnés.".

Jugement systématique, parce que celui qui discriminera les noirs le fera pour tous les noirs qui se présentent.
Critère erronné, parce que s'il s'agit de régler son compte à un Arabe du type Bachar el-Assad, étant donné toutes les horreurs qu'il a fait subir à son peuple, ça ressemble plus à de la justice qu'à de la discrimination.

bachar al assad
Bachar el-Assad, tyran à renverser.

Si le jugement était positif, on appellerait ça un privilège.

Pourquoi la dicrimination est-elle mauvaise ? Parce qu'elle conduit à des comportements agressifs. Du mépris léger et permanent jusqu'au meurtre de masse.
Parmi les comportements discriminatoires, les rares génocides font beaucoup plus de dégâts que la multitude de petits mépris.


2- La double facette de la discrimination

Nous voici donc venus au noeud problématique suivant : si un traitement que l'on fait subir à une personne1 est en accord avec les critères vrais, alors il n'y a pas de problème.
Il y a en fait une dimension profondément irrationnelle dans les comportements de discrimination : on juge la chose (noir, femme...) pour moins que ce qu'elle vaut réellement, d'où injustice. Discriminer est à la fois une erreur morale (faire du mal) et une erreur cognitive (évaluation fausse).

Par conséquent, il y a deux moyens de lutter contre la discrimination :  

  • être tolérant ;
  • chercher à voir les choses telles qu'elles sont.

Nous reviendrons sur ces deux points plus tard.


1 : Je dis une personne, mais il s'agit de tout être capable de bonheur et de souffrance. Comme un lapin.


II Notes sur les discriminations répertoriées

Bien que ce ne soit pas le point principal de ce texte, je me sens obligé de partager quelques notes sur les trois principales discriminations répertoriées que sont le racisme, le sexisme et l'homophobie1.

1- Le racisme
2- Le sexisme
3- L'homophobie

1- Le racisme

Le racisme est peut-être la discrimination dont on parle de plus. Je pense que l'horreur de la Shoah a fortement contribué à rendre la population européenne opposée aux comportements antinoirs, antijuifs, puis par la suite antiarabes2 et antimusulmans, le raciste antiarabes confondant le plus souvent arabes et musulmans3.

À strictement parler, le racisme est une théorie considérant l'existence de différentes races humaines, avec une hiérarchie.

2- Le sexisme

Cette discrimination concerne dans les faits le sexe féminin. Par conséquent, elle est d'une ampleur stupéfiante puisqu'elle concerne 50 % de la population humaine.

Vocabulaire :

- androcratique : type de société dans lequel les hommes commandent
- gynécocratique : type de société dans lequel les femmes commandent
- patriarcal : type de famille dans lequel les pères commandent
- matriarcal : type de famille dans lequel les mères commandent

La tribu des Naxis, en Chine, est matriarcale, et en dehors du cadre familial, il n'y a pas de domination d'un genre sur l'autre.

Connait-on des sociétés humaines gynécocratiques ? Pas à ce jour. Certains pensent qu'il en a existé pendant la préhistoire.

À noter : dans l'esprit de certaines personnes, le féminisme est associé à la sexualité.

3- L'homophobie

Jusque dans les années 1980, l'OMS a considéré l'homosexualité comme une maladie mentale4. Fort heureusement, les mentalités ont évolué, et au-delà de l'Islande, on peut se féliciter de voir des pays comme la France où le mariage est autorisé aussi bien pour les hétéros que pour les homos.

La loi n'est pas passée de façon démocratique, et c'est mal. Mais elle a permis une certaine libération des esprits vis-à-vis de l'homosexualité, et du sexe en général.

1 : J'ai hésité à y rajouter la pauvreté.
2 : Les Arabes sont des Sémites. Les comportements antiarabes sont donc des comportements antisémites. Antisémite n'égale pas antijuif.
3 : Les Turcs sont musulmans. Les Turcs ne sont pas arabes.
4 : Source : Wikipédia - Mariage homosexuel, Évolution des législations.

 

III Un défi à relever : la reconnaissance de toutes les discriminations


Racisme, sexisme, homophobie : vous pensez que la liste s'arrête là ? Diable non ! Elle est beaucoup plus longue.

Plutôt que de vous donner mon avis, je vais vous donner un exercice, comme ça c'est vous qui allez faire travailler votre tête.

Le voici.
Pour chacune des catégories d'individus dans la liste, dire si oui ou non c'est une catégorie discriminée. Justifier.

categories dicrimination

 

Prenez l'exercice sérieusement.


Astuce : vous pouvez imprimer ce tableau ou alors le reproduire sur une feuille de papier.


IV Pistes stratégiques pour combattre la discrimination

J'ai remarqué que dans le milieu militant, on passe beaucoup de temps à dénoncer les problèmes établis, mais on en passe beaucoup moins à inventer, réviser, améliorer les méthodes mises en oeuvre pour les régler. Dans la partie suivante, nous allons prendre du temps pour cela :-) .

1- Mieux comprendre les mécanismes à l'oeuvre
2- Comment lutter contre la discrimination ?

1- Mieux comprendre les mécanismes à l'oeuvre

Éradiquer la discrimination, c'est très difficile. C'est pour ça qu'il faut déployer de grands moyens.
Plus on comprend une chose, plus il est aisé d'avoir un contrôle dessus. Donc plus l'on comprendra les ressorts de la discrimination, plus il sera facile de supprimer ses causes, et la faire disparaitre.

Dans cette partie, je vais essayer d'expliquer comment fonctionne la discrimination. À moins que vous ne soyez le dernier triso tombé sur le PC de son frère ou alors juste complètement bloqué ("Des atomes ! Au secours, j'ai trop peur !"), il ne devrait pas trop y avoir de problèmes conceptuels pour comprendre cette partie :-) .

1) Les groupes et les normes
2) Raccourcis de pensée et jugements prématurés
3) Dissonance cognitive et refus de la remise en question

1) Les groupes et les normes

On peut dire que la discrimination vient de la faiblesse des gens à ne pas accepter ceux qui sont différents. Mais différents comment ? Les racistes du FN acceptent certaines personnes autres qu'eux-mêmes.

En fait, chaque groupe1 possède un cadre : sa norme. En dehors de ce cadre, le groupe n'accepte pas, n'aime pas.

norme_cadre.png
La norme est un cadre fermé : il y a des choses dedans, d'autres dehors.

En général les groupes prétendent que leur norme est la bonne. Parmi ces groupes, nombreux sont ceux dont les normes sont incompatibles, et le refus de se remettre en question amène alors à des conflits...

La plupart des conflits sont dus à l'incapacité des gens à chercher à comprendre ce qui sort de leur norme.

C'est parce que les nazis ont fait preuve d'intolérance envers les homosexuels, les Juifs, les tsiganes qu'ils les ont discriminé. Ces gens étaient en dehors de leur norme. Si au lieu de les rejeter, ils avaient cherché à les comprendre, il n'y aurait pas eu de discrimination.

Je veux en venir au fait que si nous n'ouvrons pas notre esprit à ce qui n'est pas normal, nous ne nous battrons pas contre la discrimination.

2) Raccourcis de pensée et jugements prématurés

La personne qui discrimine commet l'erreur de fonctionner trop par réflexes et pas assez par réflexion lente et consciente.

Un raciste anti-arabes aura des réactions "épidermiques" du genre
 

 

image d'un jeune basané => penser au banditisme .

 

Il fait l'erreur de ne pas dépasser ce stade et se dire qu'il fait face à une personne qu'il ne connait pas.

Si le raciste commence à discuter de quelle apparence est le signe de quel truc, il réfléchit et c'est très bien comme ça.

Faire un jugement trop rapide, c'est se donner toutes les chances que le jugement soit faux. Si par malheur il est négatif, touche une personne et persiste, cette personne sera victime de discrimination.

3) Dissonance cognitive et refus de la remise en question

La remise en question permet de mettre fin à une attitude de discrimination.

Elle est soumise au phénomène de dissonance cognitive. Ce phénomène a été décrit par Léon FESTINGER en 1956 et unit les théories de la rationnalisation, de la mécanique psychologique statistique, de la sélectivité du champ attentionnel et de la distance sociale2. En résumé ça explique beaucoup de choses.

Supposons que chez la personne P arrive un élément nouveau V' en incohérence avec un élément V qui était déjà là. V' peut arriver de l'extérieur (lecture, discussion...) mais aussi de l'intérieur (réflexion).

dissonance schema
P va sentir une sensation de gêne, qu'il va chercher à quitter.

 

introjection schema projection schema

Il a deux façons de la quitter : intégrer le nouvel élément ou le rejeter. Dans chacun des cas, le cerveau s'adapte de façon à créer une cohérence.


Pour se remettre en question, il faut avoir la force d'intégrer des éléments nouveaux dans son esprit.

L'amour du progrès permet d'avoir cette force3.

2- Comment lutter contre la discrimination ?

1) Changer les autres comme soi-même
2) Donner le gout de la vérité
3) Montrer l'horreur des produits de la haine
4) Réhabiliter la gentillesse
5) Faire comprendre la discrimination
6) Mieux vaut prévenir que guérir : miser sur les plus jeunes

1) Changer les autres comme soi-même

Parfois j'entends des gens tenir un discours de la sorte :


Je voudrais changer les autres, mais je dois d'abord me changer moi-même, une fois que j'aurai fait ce travail sur moi-même, là seulement je pourrai me permettre de dire aux autres ce qu'ils ont à faire et de les changer.


Sérieusement, si chacun attendait de devenir parfait avant de changer les autres, il n'y aurait personne pour combattre le racisme...

Alors c'est vrai qu'il faut penser à s'améliorer soi-même. C'est très important. Mais il faut aussi penser à améliorer les autres, ce n'est pas une arrogance mais une preuve de générosité, le fait qu'on pense à eux, qu'on n'a pas envie de les laisser continuer dans leurs erreurs.

S'améliorer soi-même d'abord, pourquoi pas ? Mais cette priorité n'a pas à devenir un blocage. Disons qu'on peut la respecter en passant 100 % du temps à s'améliorer soi-même, et 20 % du temps à améliorer les autres.

2) Donner le gout de la vérité

Une personne qui est très attachée à la vérité ne pourra pas discriminer bien longtemps. Si elle voit les choses en face, elle se rendra compte que les noirs ne sont pas tous méchants, que les femmes ne sont pas inférieures aux hommes, que les homos ne sont pas méchants... Impossible d'avoir un jugement faussé et négatif de la sorte.

Le gout de la vérité est difficile à faire passer. Je suis d'avis que les enfants, tout curieux, l'ont bien souvent, mais il y a peu de chances que ce soit votre cas (vous n'êtes pas des enfants, à ce que je sache).

Je vais essayer de vous le faire comprendre par une série de phrases qui correspondent à cet état d'esprit.

  • Qui se branlerait sur un fake, en sachant très bien que c'est un fake ? 
  • Il faut voir les choses telles qu'elles sont. 
  • Ce connard m'a menti ! 
  • Je suis content de savoir que je m'étais trompé. 
  • Les apparences sont parfois trompeuses.

3) Montrer l'horreur des produits de la haine

Remémorer l'horreur des camps de concentration, c'est déjà un excellent moyen de lutter contre les discriminations. Montrer où ça mène.
Montrer l'horreur des produits de la haine.

4) Réhabiliter la gentillesse

Dans la lutte contre les discriminations, une attitude angélique n'est pas très efficace. Toutefois, mépriser la gentillesse comme un sentiment bas de gamme n'arrangera rien, et il faut s'efforcer de la réhabiliter.

C'est face à la souffrance que la gentillesse resplendit.

5) Faire comprendre la discrimination

Vous avez compris ce qui amène des gens à discriminer ? Super ! Maintenant, enseignez-le à d'autres, comme ça ils sauront lutter plus efficacement contre la discrimination.

6) Mieux vaut prévenir que guérir : miser sur les plus jeunes

Les vieux cons sont les pires cons...

Si vous voyez un jeune de 14 ans mépriser les Arabes, alors qu'en fait il n'est pas si violent : ne vous-en faites pas. Les jeunes sont très réceptifs, il est plus facile de les faire changer d'avis que les plus vieux.
En outre, les jeunes ont plus d'années à vivre que les vieux.

En misant sur les jeunes :

  • il est plus facile de réussir ; 
  • une réussite se rentabilisera sur plus d'années qu'un vieux.


Je ne sais pas si vous avez essayé d'éduquer un vieux, moi j'ai essayé et c'est très dur4.

1 : Au sens large : ça peut être un groupe de 1, 2, 3, 4...
2 : Et je suis désolé si la plupart de ces théories n'existent que dans ma tête à l'état d'embryon.
3 : Je ne parle pas du progrès technique, mais du progrès en général.
4 : Sauf dans le cas heureux où c'est un vieux à l'esprit jeune, auquel cas la personne en sait largement plus que moi et c'est plutôt moi qui ai à apprendre d'elle.


V Conclusion

Ce qui ressort de cet article, c'est qu'il y a plus de catégories discriminées non-répertoriées que de catégories discriminées répertoriées.

C'est là où se trouve la faiblesse des postures antiraciste ou féministe : on se focalise sur 1 catégorie, alors qu'il y en a probablement plus qu'on ne peut en compter avec les doigts de chacune des deux mains.

C'est là où se trouve la puissance de simplement se positionner contre les discriminations : cette attitude est beaucoup plus pure, beaucoup plus juste.

origin tos citation

"Cette situation est née de la faiblesse des gens à ne pas accepter ceux qui sont différents.". Extrait de Tales of Symphonia

Certains me reprocheront de vouloir tout interdire. Que lorsqu'un lion choisit de tuer une gazelle et pas une autre, c'est un acte de discrimination.
Je répondrais simplement qu'il ne faut rien exagérer.

La discrimination, la vraie, suffit à faire des victimes. Des victimes nombreuses, des victimes qui souffrent énormément. Elle contribue à la misère du monde...

Battons-nous, et construisons un nouveau monde : un monde sans discrimination.

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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:43
Le mythe de la loi d'État. Par cette expression, je désigne trois éléments de pensée réunis en un tout :
  • penser qu'il est impossible d'enfreindre la loi d'État ;
  • penser que la loi d'État est toujours bonne à suivre ;
  • penser que les textes de loi sont la loi de fait.
Ces trois éléments de pensée sont erronnés, et je vais le démontrer.

Premier élément : j'ai déjà violé le code de la propriété intellectuelle en émulant Final Fantasy VII sans avoir acheté l'original au préalable. Il est donc possible d'enfreindre la loi d'État.

Deuxième élément : la loi française d'aujourd'hui participe de la paupérisation et de l'expulsion des étrangers. Il faut vraiment avoir un coeur de pierre pour voir quoique ce soit de bon dans cette politique.

Troisième élément : il n'est pas rare que des automobilistes dépassent les limitations de vitesse autorisées... Il n'est pas rare non plus que, par le piratage, le code de la propriété intellectuelle soit violé... Quant à la réalité du salariat, en France, elle contredit l'égalité de tous devant la loi, égalité affirmée dans le volet de la Déclaration des Droits de l'Homme et du Citoyen inscrit dans la constitution...

codes rouges
La vraie loi, ce n'est pas cela. La vraie loi, c'est plutôt la matraque de la police, le divertissement de TF1, le prestige, l'éloquence. La vraie loi, c'est la force.

Beaucoup de gens croient à ce mythe. Je n'y crois pas, mais je préfère jouer la mascarade : que se passerait-il si personne ne reconnaissait les lois et leurs textes ? Si les gens étaient gentils tout se passerait bien, seulement aujourd'hui ce n'est pas le cas.

origami vendetta mask

Tout ça pour vous dire qu'il ne faut pas être naïf et qu'il faut être conscient que tout ceci n'est qu'une comédie.
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2 mars 2014 7 02 /03 /mars /2014 15:18
La mort est un concept à très forte connotation négative. Tantôt elle fascine, tantôt elle effraie. La maladie, la vieillesse, le meurtre ou le suicide peuvent la créer. Pour certains, elle est suivie d'une autre vie, pour d'autres, il n'y a rien après.
Je vous donne ici mon point de vue sur cette chose qui, heureusement, ne me laisse pas indifférent.

I Pourquoi la mort, c'est mal ?
II Qu'y-a-t-il après la mort ?
III Choisir sa mort



I Pourquoi la mort, c'est mal ?

La mort est très mal vue. À la pensée de beaucoup, c'est une évidence, à un tel point qu'ils ne se posent même pas la question : "Mais pourquoi la mort serait-elle mauvaise ?".
Je vais ici tenter d'y répondre.

Quand une personne meurt, elle perd tout ce qu'elle a, et tout ce qu'elle pourrait avoir. Du moins, c'est ainsi que sont les apparences : peut-être y-a-t-il une vie après la mort. Si cette personne va au paradis, finalement c'est une bonne chose qu'elle soit morte, car elle sera plus heureuse que sur le monde terrestre. Si cette personne va en enfer, c'est pire pour elle que quand elle était au monde terrestre.

Conclusion numéro 1 : mieux vaut mourir si c'est pour aller au paradis !
Nuance : on ne sait pas si le paradis existe...

Pourquoi la mort serait-elle mauvaise ? Plusieurs arguments :

  • cela va à l'encontre de la volonté générale qui est de vivre ;
  • cela empêche un avenir joyeux ;
  • cela emmène en enfer ;
  • cela empêche une certaine variété, une certaine richesse que l'on aurait pu trouver avec la vie.
Parce qu'il faut bien être honnête, je vais me poser une question iconoclaste : "Pourquoi la mort serait-elle bonne ?". Quelques réponses arrivent...

  • Parce qu'elle libère de la souffrance que l'on peut ressentir en vivant mal ;
  • Parce qu'elle amène au paradis ;
  • De façon plus générale : parce qu'elle amène la personne à une meilleure situation que celle où elle était avant ;
  • Parce qu'elle laisse plus de place aux autres formes vivantes1.
  • De façon plus générale, parce qu'elle élimine des personnes nuisibles.
II Qu'y-a-t-il après la mort ?

Qu'y-a-t-il après la mort ? Je me suis posé la question vers l'âge de 4 ans. Je me suis dit : "Je me rappelle de rien avant ma naissance, donc y a sûrement rien après la mort. Comme avant la naissance.".

Depuis, j'ai amassé pas mal d'expérience, et je pense encore la même chose : quand on meurt, le corps ne fonctionne plus, y compris le cerveau, donc on ne peut plus penser ni avoir conscience de quoi que ce soit ; tout ce qu'on devient, c'est selon ce qu'il y a autour du cadavre, on se fait souvent manger par les vers et les micro-organismes, petit à petit, on se transforme en terre, cette terre pourra être mangée par des plantes, plantes qui pourront à leur tour être mangées... Comparée à la vie après la mort chrétienne, cette vision peut paraitre fort peu romantique. Mais elle est quand même belle à sa manière : la matière des morts servira à une vie nouvelle, et ce faisant, lui offre, en un sens, une vie après la mort...

L'humanité a beau accumuler les savoirs, il n'y a rien qui ressemble à l'âme chrétienne, un truc qui subsisterait après la mort2. Il y a tout juste des réactions chimiques acido-basiques et d'oxydo-réduction, ainsi que des forces électro-magnétiques qui permettent le mouvement des cellules, et l'animation des organismes.

III Choisir sa mort

De nos jours, dans les pays en guerre comme dans les pays en paix, les gens ne choisissent pas la façon dont ils meurent.

Dans les pays en guerre c'est déjà très bien d'arriver à vivre plus de 60 ans, mais pourquoi ne choisirait-on pas une façon artistique, intelligente, si ce n'est belle de mourir lorsqu'on en a réellement le choix ?
Pourquoi n'aurait-on pas le droit de mourir noyé dans les abysses, ou tout simplement au terme d'une fête ?

Dans une société où la guerre et le harcèlement n'existent pas, il est possible de faire de la mort quelque chose de positif, pour peu bien entendu qu'on réfléchisse avant d'agir.

Avouez quand même qu'il vaut mieux mourir comme ça que plutôt d'un cancer :


Des remarques ? Des critiques ? Vos commentaires sont les bienvenus.

Notes :

1 : c'est ce qui sa passe lorsqu'on tue des individus dont la population prolifère, comme les lapins en Australie, nombreux au point d'en être nuisibles. Nuisibles pour quoi, désolé, j'ai oublié.
2 : dans l'hindouïsme, il y a souvent une vie avant la naissance, donc une âme qui existerait avant la naissance, voire la conception, de la personne.
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6 novembre 2013 3 06 /11 /novembre /2013 17:08

dont feed the troll

 

Cela peut être utile.

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22 juillet 2013 1 22 /07 /juillet /2013 11:20

Est-ce que tu aimerais qu'on t'arraches les couilles ?

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30 mai 2013 4 30 /05 /mai /2013 11:03
Richard Monvoisin est un homme qui cherche à développer l'esprit critique au sein de la société.
Il a écrit une thèse sur comment s'y prendre pour enseigner l'esprit critique. La thèse s'appelle "Pour une didactique de l'esprit critique", a été soutenue en 2007 et obtenue par la suite.

A télécharger ici :


L'article que j'écris ici est un commentaire de texte : il s'adresse aux gens qui ont déjà lu le texte.
Si vous lisez mon article sans avoir lu la thèse, vous risquez de ne pas comprendre... voire comprendre de travers.

I Commentaire global
II Commentaire sur des points précis

I Commentaire global

C'est un texte militant. Entendre par là qu'il a été écrit pour "améliorer les choses".

Richard Monvoisin prétend implicitement s'y connaitre en esprit critique, et ce qu'il a écrit dans ce texte est à la hauteur de cette prétention.

Au départ, le problème est posé, on se met d'accord sur ce dont quoi on parle : la science, la pseudo-science, les interstices pseudo-scientifiques.

La majeure partie texte consiste à nommer les erreurs de pensée véhiculées par les médias de vulgarisation scientifique, bien que ces erreurs se retrouvent dans d'autres types de médias, en particulier ce qu'il convient d'appeler "les médias officiels". Effet cerceau, effet paillasson, effet bipède, chaque erreur est illustrée par des exemples authentiques.

Le texte se termine sur une liste de fiches pédagogiques pour tous ceux qui voudraient enseigner l'esprit critique. Ca pourrait être vous...

Je pense qu'il faut d'abord saluer le choix du sujet de cette thèse. Aujourd'hui, on peut devenir docteur en bossant sur le cristal X, ou encore sur la protéine Y à la con, non pas le diamant ou l'ADN, mais des trucs aussi dénués d'intérêt que l'étude de la mécanique du saut au trampoline. On peut devenir docteur en faisant une minuscule découverte.

Richard Monvoisin a réalisé qu'il y avait un sérieux manque de gens dans le domaine de l'esprit critique ; le connaitre mieux, le développer, l'enseigner... Richard Monvoisin a décidé de prendre le problème en main et d'en faire son métier.

J'applaudis.

II Commentaire sur des points précis

1- Définitions du mot "science"
2- La métaphore des mots croisés de Susan Haack
3- La présentation des nouveaux concepts
4- Conformisme
5- La raison vue comme une pragmatique
6- La langue
7- Bibliographie
8- A quoi pensent-ils ?
9- La conclusion de la thèse

1- Définitions du mot "science"

Avec une thèse où on utilise sans cesse le mot "science" et ceux de sa famille, il fallait bien se mettre d'accord sur ce que ceci veut dire :

Le mot « science » peut désigner :
- sens 1 : une démarche intellectuelle contraignante visant une compréhension rationnelle du monde naturel et social
- sens 2 : un corpus de savoirs substantiels communément acceptés, évalués comme objectifs et considérés à un moment donné
- sens 3 : les sciences appliquées et la technologie, avec ce point important qui est la genèse sociopolitique des axes de recherche, des développements technologiques et des flux financiers
- sens 4 : la communauté scientifique avec ses moeurs, ses rites et ses luttes de pouvoir (la sociologie interne du champ scientifique)
Nous ajoutons à ces quatre significations la suivante, miroir déformant de la dernière :
- sens 5 : la communauté scientifique avec ses moeurs, ses rites et ses luttes de pouvoir, mais perçue de l’extérieure (sorte de sociologie de la représentation sociale de la communauté scientifique de l’oeil de l’individu lambda).1

Quand on dit "Science sans conscience n'est que ruine de l'âme." ou encore "La science est un moyen, elle peut le pire comme le meilleur.", on utilise le sens 3.

Parmi les 5 sens usuels du mot "science", celui qui désigne la chose la plus idéale est le sens 1. D'autres noms existent pour nommer cet idéal : la raison, l'esprit critique, la logique, le bon sens. Chacun a ses nuances.

Par définition, l'esprit scientifique (au sens 1), c'est la méthode qui marche à tous les coups.

Par exemple, imaginons que vous vouliez acheter du saucisson. Vous cherchez à acheter le moins cher... Une fois dans le magasin, dans le rayon saucisson, la méthode qui marche à tous les coups, c'est de regarder tous les saucissons un par un, de regarder leurs prix, et de prendre le plus bas.
Sauf s'il y a des saucissons moins chers dans un autre rayon. Mais c'est peu probable.
Sauf si ce que vous prenez pour le saucisson le moins cher est en fait un tube de néon déguisé en saucisson. Mais c'est extrêmement peu probable.
Sauf si...

Personnellement, je ne comprends pas trop pourquoi Richard Monvoisin a ajouté le sens 5. L'objet désigné est le même que celui du sens 4. Ce qui change, c'est la façon dont on voit cette chose. Mes professeurs à la fac, des chercheurs, ne voient pas la "communauté scientifique" de la même façon que les écologistes anti-technique2...

2- La métaphore des mots croisés de Susan Haack

Il y a une métaphore de Susan Haack, que Richard Monvoisin reproduit, qui rend bien compte d'aspects très divers de la science, que ce soit la science qui suit la mode, les révolutions scientifiques, les luttes de pouvoirs, ou son caractère international :

« Représentez-vous un scientifique comme quelqu’un qui travaille sur sa section dans uneénorme grille de mots croisés : s’appuyant sur l’information dont il dispose, il devine laréponse, vérifiant encore et encore si celle-ci concorde avec l’indice et les entrées déjà complétées qui la croisent et si ces dernières concordent aussi avec leurs indices de même que les autres entrées, soupesant la probabilité que certaines de celles-ci soient erronées, puis essayant de nouvelles entrées à la lumière de celle-là, et ainsi de suite. La grille est en grande partie vide, mais beaucoup d’entrées sont déjà complétées, certaines à l’encre quasi indélébile, d’autres à l’encre ordinaire, d’autres encore au crayon plus ou moins appuyé, au point parfois de s’effacer. Certaines sont en anglais, d’autres en swahili, en flamand, en espéranto, etc., etc. Dans certaines sections, plusieurs longues entrées ont été écrites à 46 l’encre d’une main ferme ; ailleurs, il y en a peu ou pas. Certaines entrées ont été complétées des centaines d’années auparavant par des scientifiques morts depuis longtemps, d’autres la semaine dernière. À certaines époques, en certains lieux, sous peine de renvoi ou pire encore, seuls les mots du novlangue peuvent être utilisés ; ailleurs, des pressions s’exercent pour que telles entrées soient remplies d’une certaine façon à l’exclusion d’une autre, ou pour qu’on se penche sur une section complètement vide plutôt que de travailler sur une partie plus facile et déjà partiellement remplie — ou pour qu’on ne travaille pas du tout sur certaines sections. Des équipes rivales se querellent au sujet de certaines entrées, les repassant au crayon ou même à l’encre puis gommant tout, peut-être dans une douzaine de langues et dans un délai déterminé. D’autres équipes coopèrent en vue de mettre au point une procédure pour débiter toutes les anagrammes d’un indice long comme un chapitre ou un appareil capable d’agrandir un indice si minuscule qu’il en est illisible, ou elles veulent lancer un appel aux équipes travaillant sur d’autres parties de la grille afin de voir si elles n’auraient pas quelque chose qui puisse être adapté ou pour demander si elles sont bien sûres qu’il faut mettre un « s » ici. Quelqu’un prétend avoir remarqué un détail dans tel ou tel indice que personne n’a jamais vu ; d’autres conçoivent des tests pour vérifier si celui-ci est un observateur particulièrement talentueux ou s’il imagine des choses ; d’autres encore travaillent pour mettre au point des instruments afin d’y voir de plus près. De temps en temps, des accusations sont portées au sujet d’indices qu’on aurait altérés ou de cases qu’on aurait noircies. Parfois, on entend ceux qui travaillent sur une partie de la grille se plaindre que leur point de vue sur ce qui se fait ailleurs n’est pas pris en compte. Ici et là, une longue entrée, qui en croise de nombreuses autres, est effacée par un groupe de jeunes Turcs qui affirment avec insistance que cette partie de la grille doit être refaite, et en turc cette fois, naturellement ; d’autres encore tentent, lettre à lettre, de voir si le gallois original ne pourrait pas être préservé… Je ne cherche pas ici à vous refiler une métaphore en guise d’argument. Mais je cherche à suggérer, par cette histoire de mots croisés, que la quête scientifique est plus brouillonne, moins méthodique que les vieux déférencialistes ne l’imaginent, et pourtant davantage contrainte par les éléments de preuve que ne le pensent les nouveaux cyniques. (…)» 3

3- La présentation des nouveaux concepts

Dans sa thèse, Richard Monvoisin a une façon assez particulière de présenter les concepts scientifiques qu'il a découverts : il les assène presque par dizaines, avec des exemples et un nom nouveau pour chaque concept.
C'est très affirmatif.

"Mais est-ce que c'est vrai ?", "Est-ce que ça correspond à quelque chose de réel ?", Richard répond à ces interrogations en donnant des exemples pertinents, il montre que le truc en question existe bel et bien.

Je me suis inspiré de cette façon de faire de la recherche. Je me vois très mal lire 2 articles incompréhensibles par semaine, écumer le web pour voir si quelqu'un a pas découvert le truc avant, non, moi je veux faire de la recherche, je fonce !

Richard Monvoisin a pris l'habitude d'associer à ses nouveaux concepts scientifiques des images percutantes.

Le nom d'"effet paillasson" est associé au souvenir de beaucoup d'entre-nous, d'un paillasson sur lequel il est écrit "Essuyez vos pieds". Alors qu'en vrai on essuie ses chaussures... Si on essuyait ses pieds... ça gratterait, et ça ferait presque mal !

Le nom d'"effet bipède" est associé à l'idée ridicule4 selon laquelle l'existence des pantalons prouve que Dieu a voulu que nous soyons des bipèdes.

Si on devait appeler "effet Monvoisin" tous les phénomènes que Richard Monvoisin a scientifiquement décrits, on serait pas sortis de l'auberge.

4- Conformisme

Quand on veut que les gens pensent de façon rationnelle, on se heurte très vite au problème du conformisme. Essayez de convaincre un chrétien évangélique, dont les parents sont évangéliques, dont les amis sont évangéliques, que le récit de la Genèse n'est qu'une fiction, son moutonisme vous donnera bien du mal.

Le problème du conformisme est énorme. Richard Monvoisin le sait, mais on dirait qu'il a voulu éviter le sujet.

Il en parle quand même un minimum :

4.3.2.17 Principe de la preuve sociale, effet Panurge ou argumentum ad populum
Le principe de la preuve sociale désigne cette tendance à croire que si la plupart des gens croient en quelque chose ou agissent d’une certaine manière, mieux vaut se conformer à cela en vertu de l’idée qu’autant de gens ne peuvent tous se tromper (Lee-Haley 1997).5

Un peu plus loin, on peut lire un extrait de la source de l'expression "mouton de Panurge" :

Dans le cadre de notre didactique zététique, nous employons le terme d’effet Panurge, en souvenir du personnage de François Rabelais, compagnon de Pantagruel pendant leur voyage au « Pays des222 Lanternes » (Quart Livre, ch. VIII) :
« Malfaisant, pipeur, buveur, Panurge sait et entend tout faire, notamment des farces ; par exemple il fait plonger les moutons de Dindonneau dans la mer en y jetant le premier, que les autres suivent bêtement. »

Dans tous les phénomènes de société humaine, le conformisme est un facteur énorme.

Je peux comprendre pourquoi Richard Monvoisin ne s'y est pas plongé dans sa thèse : il faut du cran pour dire que les gens sont conformistes.

Lui comme moi sommes complètement opposés au conformisme, nous voulons que les gens pensent par eux-mêmes plutôt que de se mettre dans le moule. A commencer par ceux qu'on côtoit !

Dans la recherche en esprit critique, la problématique du conformisme ne peut pas être évitée.

Pourquoi certains sont-ils plus influençables que d'autres ?
Pourquoi certaines normes nouvelles arrivent-elles à s'imposer et d'autres non ?
Y a-t-il des prédispositions génétiques à devenir influencé ?
Peut-il y avoir un médicament contre le conformisme ? Si oui, est-ce souhaitable ?

Les trois dernières questions touchent à des sujets un peu chauds (la génétique et les psychotropes), mais il n'est pas inutile de les poser, au contraire, je pense que ce sont d'intéressants sujets de recherche et de réflexion.

5- La raison vue comme une pragmatique

Y a une idée qu'on ressent par moments dans cette thèse : la raison est une pragmatique.

1.3.2 Tout ce qui est réel est matière (quel que soit son degré d’organisation)
« Le matérialisme est (…) une doctrine ontologique stipulant que les entités existantes, constitutives du monde, sont matérielles, ou, autrement dit, qu’il n’existe pas d’entités immatérielles en tant que constituants ». (Dubessy & al., ouv.cité, introduction)55
Dans l’absolu, il s’agit d’un axiome, c'est-à-dire qu’elle est non prouvable en soi. Mais c’est un axiome de pragmatisme, au sens où, comme le précise Dubessy & al.,
« Aucune expérience digne de ce nom n’a jamais montré l’existence de telles entités immatérielles et aucune théorie ne semble pouvoir en rendre compte de façon intéressante en terme de cohérence, de parcimonie, ou de protocoles expérimentaux (…) ».6

A ma connaissance, la personne qui est allée le plus loin dans cette idée (la raison est une pragmatique) est Henry Poincaré.

Ca s'appelle le conventionnalisme : c'est une théorie philosophique qui consiste à penser que les conventions fondamentales doivent être choisies en fonction de leurs conséquences.

Si par exemple on part de l'idée que tout n'est que compétition, on va voir le mal partout, et on va se dire qu'il faut être encore plus pourri que les autres et les écraser pour s'en sortir. Résultats de cette conception : la guerre, la paranoïa, l'exploitation de l'homme par l'homme, la pauvreté, des morts.
Si par exemple on part de l'idée qu'il faut être gentil, là ça se passe beaucoup mieux ! On se dit des compliments, on aide ceux qui sont dans le besoin, on fait des efforts pour sauver les gens en danger...

Je connais un peu la pensée de Poincaré sur le sujet, et à mon avis, il va un peu trop loin. Il est possible qu'il soit allé trop loin dans son truc, et que du coup il ait dit des choses comme "Il n'est pas vrai que la Terre tourne.", résultat personne l'a écouté et personne n'a vraiment compris le truc.

Le conventionnalisme, c'est pas si débile que ça...

6- La langue

Cette thèse n'est pas un roman : il y a pas mal de fautes d'orthographe ou de grammaire.

Remarquons tout de même qu'il y en a relativement peu, que le texte est ponctué (ouf !) et que la richesse du vocabulaire déployé est impressionnante. Certains mots ne se trouvent pas dans un petit Larousse.

Richard Monvoisin a utilisé "nous" au lieu de "je" un peu comme un Gollum qui parle à lui-même.

...
...

C'est la tradition universitaire qui veut ça -_- .

Richard Monvoisin la critique un peu à la fin de son texte :

(La coutume voulant qu’un nous pudique soit de rigueur dans ce genre de travail, je me suis plié à l’employer durant tout ce travail : coquetterie faussement modeste que l’on donne à son écrit, ce nous est finalement apparu comme très pratique puisqu’il a « mouillé » mes directeurs dans chacune de mes phrases, diluant d’autant ma propre responsabilité. Pour cette conclusion, qu’il me soit permis de ne pas les impliquer. J’en profite pour relativiser cette pratique de grammaire qui, coutumière et traditionnelle, mérite d’être passée au tamis des arguments d’historicité, voir 4.3.3).7

7- Bibliographie

La bibliographie est impressionnante. On dépasse largement les 100 sources.

Je me pose une question : Est-ce que c'est possible ?

Est-ce que c'est possible de lire autant de livres, de voir autant de films, de lire autant d'articles, non pas en surface mais pour de vrai, c'est-à-dire en entier ?

Moi-même je n'ai pas lu cette thèse en entier, il y a un passage que j'ai sauté, peut-être d'autres. Je dis que j'ai lu cette thèse, alors que je l'ai lue presque en entier...

D'où les questions que je me pose :

Les universitaires lisent-ils vraiment la multitude de livres qu'ils mettent dans leur bibliographie ?
Si oui, comment ils font pour lire autant ?
Est-ce que c'est lu vite et mal ?

8- A quoi pensent-ils ?

Vers la fin de la thèse est évoqué un travail que je juge très intéressant : "A quoi pensent ceux qui sont irrationnels ?".

A noter que j'ai moi-même été irrationnel, y-compris à des degrés très élevés, ce qui est regrettable, mais, rétrospectivement, me permet de mieux savoir ce qui se passe "dans la tête" d'une personne dont la pensée est confuse, ou illogique.

Chercher à savoir comment on pense, quand on n'est pas rationnel, permet non seulement de repérer ce qui irrationnel, mais surtout, de savoir quel chemin il faut prendre, avec une autre personne qui manque de raison, pour la (re)mettre dans une pensée en phase avec la réalité.

Je cite ici le texte dans lequel est évoqué ce travail de psychologie :

Il me semble improbable de sortir du dialogue de sourds si, en voulant critiquer les postures Nouvel Âge écologisantes, nous faisions l’économie de l’analyse des pensées politiques écologiques, du combat (peut être discutable) mené par ces gens, et des formes mythologiques qui les nourrissent. Même dans les cas de dérive grave, comme dans le cas de l’Ordre du Temple Solaire ou dans l’affaire Kerywann en kinésiologie, je pense qu’il faut dépasser le stade primaire qu’est la révolte pour aller fouiller les moteurs internes de ces bulles intellectuelles empoisonnées (extrême-droite et templiérisme dans le premier cas, contestation du système de santé et causalité prétendue directe et réversible entre les souffrances affectives et les pathologies282. En bref, il faudrait ne plus rester au seuil des biais et des Ips, mais descendre vers leurs fondements, travailler le « terrain ». Cette tâche est difficile et recquière des lectures analytiques pluridisciplinaires. Elle est survolée par touches dans ce travail, et nécessiterait de bien plus amples développements, notamment pour saisir les raisons des succès de certaines dérives de type sectaire.8

9- La conclusion de la thèse

Lisez attentivement la façon dont Richard Monvoisin finit sa thèse :

Puisse cette contribution et les publications techniques à paraître donner l’envie aux enseignants de tenter des séquences spécifiques zététiques, de les tester, de les remanier. Il est possible de faire de l’esprit critique une denrée comme le secourisme : une vigilance qui ne se déclenche que dans les cas graves, et qui donne de bons reflexes pour pointer les manufactures du consentement auxquelles notre société tend lentement à nous habituer. Le reste du temps, il nous restera le rêve, le vrai, ce sentiment d’éternité lorsque avec Rimbaud et trente ou quarante chopes l’on « pisse vers les cieux bruns, très haut et très loin, avec l'assentiment des grands héliotropes ». Ce sentiment ne nécessite aucune analyse, aucune recherche de faits ni de preuves, mais se déguste loin des servitudes. En cela, il est politique.

La première fois que je l'ai lue, je n'avais pas spécialement compris, cela ne m'avait pas touché.
Je l'ai relue en 2013, et j'ai saisi son sens.

Le rêve, le "vrai", non pas les pensées décalées qu'on peut avoir la nuit9, est un puissant moteur vers le positif.

J'ai pu le constater avec mes interventions politiques, à l'oral : Tous les discours idéalistes que j'ai faits ont fait un carton.

Et puis les gens s'en souviennent... Même que c'est un peu à cause de ça que j'ai été une star à la fac de lettres de Clermont-Ferrand, pendant un temps.

Susciter l'espoir, le "Ce serait trop bien, si...", est très bon pour 3 raisons :

- ça fait toujours plaisir ;
- ça bloque la peur, qui elle est très négative ;
- ça donne envie d'améliorer les choses !

Jamais des Gandhi ou des Martin Luther King n'auraient été prêts à risquer leur vie s'ils n'étaient pas animés par un idéal, quelque chose de tellement bon qu'on est prêt à tout pour l'atteindre.

Lorsque j'ai relu cette conclusion, cette fois-ci, j'ai pleuré.

J'ai dû sous-estimer la qualité du titre de ce blog...

Le rêve, il donne la force pour se battre. Contre les connards.

Des connards qui peuvent se faire les gardiens de l'injustice, du mensonge et de l'égoïsme.

C'est ici qu'on finit, d'une façon ou d'une autre, à faire de la politique, car les dirigeants, ils s'opposent à la construction d'une société de rêve.

Refaire le monde entre-nous, s'amuser, discuter, (se droguer...), vivre le rêve tout en unissant nos forces dans la joie et la bonne humeur, en effet, c'est une excellente préparation aux combats de trouble-fête qui finiront bien par arriver.

Notes :

1 : p 35
2 : Rendons un peu de justice aux écologistes : en France, mis à part les extrémistes du journal La décroissance, la plupart des écolos ne sont pas anti-technique. Même parmi les décroissants, on trouve beaucoup de gens qui bricolent, s'intéressent aux différentes techniques agricoles...
3 : p 45
4 : Y en a qui la tiennent ?
5 : p 221
6 : p 49
7 : p 319
8 : p 321
9 : Quand j'ai écouté le discours (sous-titré en français) de Martin Luther King "I have a dream", je pensais que par "dream", "rêve", il parlait des rêves qu'on avait la nuit. Ce qui était étrange : Si Martin Luther King est réveillé, il n'est pas en train de rêver, donc il n'a pas à dire qu'il est en train de faire un rêve. En fait, Martin Luther King voulait parler de quelque chose qu'il imagine, et qui serait bien, à savoir, la fin de la discrimination envers les noirs.
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9 mai 2013 4 09 /05 /mai /2013 07:51
Comme le dirait un bon prof de maths, "Sans contexte, le texte est con !".

L'expression "fin de non-recevoir" n'est pas très connue, mettons-nous au point là-dessus.

Qu'est-ce qu'une fin de non-recevoir ? Au début, il y a deux personnes, elles se parlent et se fréquentent. Lorsque l'une d'entre elles décide de ne plus adresser la parole à l'autre et de ne plus la fréquenter, on dit qu'elle oppose une fin de non-recevoir.

J'avoue, c'est un peu une expression à la con. Ce serait plus logique de dire "fin de recevoir".

Je vais donner un exemple concret et réel.

Elodie* :

Heureusement que tu doutes, c'est le début de toute philosophie.
Je n'affuble pas le terme "donneur de leçon" d'une connotation négative de manière générale, je le fais en ce qui te concerne en un moment précis.
Il y a un tas de paramètres à prendre en considération avant de donner des leçons. La méconnaissance d'une personne aurait du te freiner.
Je ne sais pas si le pact mérite le temps que j'y consacre, de toute évidence, c'est plus le service civique qui pose problème. Le service civique ou comment faire croire aux gens à la lutte contre le chômage en les exploitant.
Je ne mets pas une partie de mes études entre parenthèses par plaisir, c'est le seul travail que j'ai trouvé en 2 mois 1/2 et je ne pouvais pas me permettre d'attendre un mois de plus, je n'ai ni bourse ni aide financière de ma famille, et j'ai un loyer à payer, avec des charges, etc. Je cherche toujours en parallèle.
Je travaille assidûment le chant, puisque concrètement, c'est du chant lyrique que je veux vivre plus tard.

Le PACT n'est pas uniquement bailleur social, les personnes bénéficiant d'un logement de l'asso adhèrent normalement à un accompagnement qui vise à leur permettre de se réhabiliter dans une période de leur vie afin de pouvoir ensuite réintégrer un autre logement en dehors de l'asso, et de se réinsérer professionnellement, socialement etc. En résumé. 
La réalité biensûr n'est pas toujours conforme à cet idéal, et je vais d'aberrations en aberrations. 
La cause principale est le manque de travailleurs sociaux, encore une histoire de soit-disant budget. Les travailleurs sociaux ont parfois jusqu'à plus de 50 familles à charges et ne peuvent pas s'en occuper comme il faudrait par manque de temps.

Corentin :

Hmmm, problème d'argent...

As-tu pensé à créer un blog où tu serais rémunérée pour droits d'auteurs ?
Ou alors à faire des vidéos Youtube à succès ? On m'a dit qu'avec plus de un million de vues, une vidéo peut faire gagner de l'argent à son auteur.
Ou alors sortir un CD, écrire un livre ?
Face à un problème si épineux, je n'ai guère d'autres solutions à te proposer, si ce n'est des solutions déshonorables. :-(

As-tu un petit ami pour te dépanner ? Une petite amie ? Une bande de potes ? Pour ma part, je ne risque pas trop de pouvoir t'aider, disons que si je donne une somme raisonnable, ce serait me mettre moi-même dans la merde.

À part ça, j'attends ta réponse par mail ! ;-)

BST

Corentin :

Salut,

j'aimerais bien que tu répondes à mon dernier gros mail, celui que je t'avais envoyé en été.

Révolutionne Noël, si le coeur t'en dis,

Corentin

Elodie :

A moi toute seule je révolutionnerai noël?
Et pourquoi tu veux révolutionner noel?

Corentin :

On s'écarte du sujet mais une question est une question, et elle exige une réponse adaptée. Même si ici ça touche à la question oratoire.

Tu peux révolutionner Noël au niveau local en choisissant de remplacer la crèche au pied du sapin par une farandole de démons dansants, et en choisissant de bruler un abominable Père Noël le 25 décembre pour protester contre la société de consommation. Ou autre chose. Même au niveau local, c'est révolutionnaire, car on sort du code.
Tu as deviné que j'aimerais révolutionner Noël. Pourquoi aimerais-je révolutionner Noël ? Tout simplement parce que je me suis posé les questions suivantes :
+Pourquoi ferait-on des super repas familiaux à cette époque de l'année et pas une autre ?
+Pourquoi offrirait-on des cadeaux à sa famille à cette époque de l'année et pas une autre ?
, et qu'aucune réponse, autre que conformiste, ne se présente.

Satisfaite ? (ou remboursée...)

Aaaaaah... Je risque de devenir lassant à le répéter, mais quand même, j'aimerais que tu répondes à mon mail du 13 Août. Tu n'es pas obligée de le faire dans l'immédiat.

En patience,

Corentin

Corentin :

Salut Elodie,

je me pose une question. Toi qui es si belle et qui pourrais séduire pratiquement n'importe qui : quel est ton genre d'homme ?

* Pour une raison d'anonymat, le prénom a été changé.

Cet exemple est tiré du réseau social facebook.

Le Corentin en question, c'est moi.

Examinons rationnellement la chose.

Je demande à Elodie quel est son genre d'hommes.

Cette question, je l'ai posée parce que j'étais curieux de savoir comment une femme... très belle, comme Elodie, se situerait sur ce point. Est-ce qu'elle était attirée par les stéréotypes hollywoodiens ? Par les beaux parleurs ?
Il n'y avait rien de méchant dans cette question.

Par la suite, Elodie ne m'a pas répondu. Cela ne me gêne pas excessivement qu'elle n'ait pas répondu à cette question particulière.
En revanche, elle ne m'a plus jamais adressé la parole par la suite.
Je lui ai parlé de ma propre initiative pour la relancer, mais là non plus elle ne répondait pas.

A ce moment-là, je me suis senti blessé.
J'ai demandé à Elodie pourquoi elle ne me répondait pas. Peut-être qu'elle avait une bonne raison, en tout cas, elle ne me l'a jamais dite.

Un manque d'attachement dans notre société

Je m'étais attaché à cette Elodie, sa passion pour la musique classique m'intéressait. Puis elle m'a opposé sa fin de non-recevoir de façon arbitraire.

L'arbitraire, c'est imposer une contrainte de façon injustifiée.

Je pense que la fin de non-recevoir est une violence sociale.

Est-ce qu'on a le droit de faire de la violence sociale ?

Les droits... ce n'est pas qu'une histoire de lois, c'est aussi une histoire de philosophie.

Quand un individu A aime un individu B, l'individu B a toutes les raisons d'aimer l'individu A.
Et quand un individu A n'aime pas un individu B, l'individu B a toutes les raisons de ne pas aimer l'individu A.
Quoi de plus logique ?

Il existe une règle de morale universelle, que les anglophones appellent "the Golden Rule", qui dit :

"Ne fais pas aux autres ce que tu n'aimerais pas qu'on te fasse.".

Si ce n'est pas réciproque, il n'y a pas de morale !

Et qu'est-ce qu'il vaut mieux entre s'aimer et se haïr ?

~~~~~

Je pense qu'il y a, dans la société française, un manque d'importance accordé à l'amitié. Quelque chose qui fait souffrir.

De voir qu'en deux trois clics avec une fonction bloquer sur Internet, on peut se débarrasser d'une personne comme on jetterait un mouchoir, me choque.

Les communistes ont souvent imaginé une société idéale, mais je pense que pour la plupart, quelque chose leur a échappé.

Si l'exploitation de l'homme par l'homme a disparu, que la misère matérielle a disparu, que le crime a disparu, pour quelle raison ne pourrait-on pas faire confiance à n'importe quelle personne que l'on rencontre pour la première fois ?

Pourquoi ne serions-nous pas amis et solidaires tous ensemble, les connaissances de longue date comme celles d'un jour ?

Si on faisait plus attention à ce qui nous unit qu'à ce qui nous sépare, peut-être que les choses iraient mieux.
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4 septembre 2012 2 04 /09 /septembre /2012 16:53

Aujourd'hui, je suis tombé sur un livre qui dit sur sa 4ème de couverture :

"C'est bien simple, il est là partout, que vous le vouliez ou non ! [...] Eh oui, le droit vous accompagne tout au long de votre vie.".

In hin. Je ne suis pas d'accord : pour que la loi d'État (le droit) existe, il faut des gens qui le veuillent ! Actuellement, ceux qui le veulent le plus, ce sont les policiers. Et ceux qui le veulent le moins, ce sont (certains) anarchistes.

Ah, l'étroitesse d'esprit de ceux qui croient que les conventions sont immuables...

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13 juin 2012 3 13 /06 /juin /2012 10:08

Ne vous attendez pas à un article bien structuré, je ne livre ici qu'une pensée à laquelle j'ai songé il y a quelques jours.

Tout commença lorsque j'entrai au collège. Non, disons plutôt que tout commença quand mes hormones se sont envolées et m'ont fait entrer dans l'adolescence. Non parce que quand même, je rejette souvent la faute sur les autres, mais des fois, il faut vraiment tenir le dieu Génétique pour responsable.
Tout commença lorsque, à 11 ans, je découvris comme si je ne l'avais jamais su que la pauvreté ça existait, et que cela faisait souffrir des gens, que la pollution ça existait, et que cela empoisonnait des plantes, des animaux. Évidemment ça me choquait, j'étais quand même pas stoïque comme une cuvette de WC !
Première réaction : "Il faut faire disparaitre la pauvreté et la pollution !". Pas mal. On fait comment ? "Ben, pour la pauvreté, les pauvres c'est les gens qui ont pas beaucoup d'argent, comme ça si on fait disparaitre l'argent, y aura plus de pauvreté !".
Woh, woh, woh, stop, là, Coco...
-Mais si, même que maintenant je dis que tout ce qu'il faut, c'est revenir à la vie sauvage ! Même si ça m'embête un peu parce que je pourrai plus jouer à Pokémon... -_-

Bon, je reviens à un ton un peu plus sérieux. Les deux années que j'ai vécues lors de mes 11 ans et 12 ans furent les plus malheureuses de ma vie : pas d'amis, intolérance journalière de la part des autres élèves au collège, je vous passe certains détails pas très brillants. Je détestais le monde dans lequel je vivais, et j'avais l'obsession de le fuir en voulant vivre dans le monde des Pokémon. Il faut dire qu'à l'époque, je n'étais pas encore passionné par les romans, je n'avais guère que l'univers bien peu hostile des Pokémon pour fuir la dure réalité qui s'imposait à moi. J'en étais à un point où je croyais 90 % du temps qu'il était possible d'aller dans l'univers des Pokémon, les 10 % restants, j'avais des doutes.
D'ailleurs, j'allais tellement mal à cette époque que je songeais parfois à me suicider ; à quoi bon vivre si c'est juste pour souffrir ?

13 ans, le coup de bol. Ma mère me dit qu'elle aussi, elle est contre la pauvreté, elle m'a expliqué des trucs sur l'exploitation de l'homme par l'homme et sur le communisme auxquels je ne comprenais goutte ou presque. Bref, elle m'a montré que je n'étais pas seul, que sur cette Terre, d'autres gens s'opposent à l'injustice : elle m'avait donné espoir.

Grâce à l'espoir, je passai de la fuite au combat.
Et je pense que si j'avais continué à fuir dans la fiction, j'aurais été moins heureux que je ne le suis aujourd'hui en sachant que je me consacre à des causes justes.

Les gauchistes en restent à l'aspect purement contestataire, ils passent leur temps à dire non à tout et sont plus porteurs d'une violence vaine que d'une réelle démarche de progrès.

Ma vengeance, quant à elle, est constructive :-) .

La vengeance constructive est mon principe de vie. Je crois que moins je m'en écarte, plus les choses se passent bien. Elle est un peu ma boussole vers l'équilibre entre la rébellion futile et la résignation bêlante.

Finalement, il se peut que la vengeance constructive soit vertueuse. Ne dit-on pas que la vertu se trouve au milieu des extrêmes ?

 

yin yang

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