Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
19 décembre 2011 1 19 /12 /décembre /2011 18:10

On a souvent décrié les jeux-vidéo pour leur violence. Et pour en avoir une assez grande expérience, je ne peux pas nier que la violence est un élément très présent dans les jeux-vidéo, quoique pas toujours.

Cet article sera pour moi l'occasion de partager quelques vieilles pensées de néophyte qui méritent d'être partagées. D'où son découpage fait de façon historique.

 

Les vidéos ne donnent qu'un aperçu de chaque jeu ; évidemment, pour connaitre le jeu, il faut y jouer... ou à la rigueur, se reposer sur un bon témoignage.

 

Sonic The Hedghehog 2 et le sortilège des robots

Sonic The Hedgehog 2 est le tout premier jeu-vidéo auquel j'ai joué, à l'âge de 6 ans. Pour vous montrer de quoi ça a l'air :


 


Dans le manuel, on apprend que le méchant Dr Robotnik a transformé de gentils animaux en robots maléfiques. En détruisant un robot, on libère la créature qui a été ensorcelée.
On pourrait se dire : "Donc le but du jeu, c'est de libérer tous les animaux !". Et ben en fait non. Le jeu tel qu'il est fait comprend des niveaux si peu linéaires, que l'on doit finir si vite, qu'en pratique, on n'a pas la possibilité de libérer tous les animaux : on passe à côté de certains robots sans les détruire.
Ben ça, ça me gênait.

La norme de l'hostilité inexorable

Spyro The Dragon est un jeu de plate-forme sorti sur Playstation. Voici à quoi ça ressemble :



Il est strictement impossible d'adresser la parole à un ennemi pour lui demander de se calmer : ils sont tous agressifs, et il n'y a rien à y faire, si ce n'est les battre. Il y a bien quelques exceptions, mais... ce sont des exceptions.

Ce qui est regrettable, c'est que cette situation caricaturale est reprise dans pratiquement tous les jeux-vidéo. C'est ce qu'il convient d'appeler une norme.

Une autre norme, complètement illogique, existe aussi : les ennemis qui ressuscitent sans cesse. En pratique il faut genre faire 50 mètres et revenir pour voir l'ennemi réaparraitre. On a aussi ce phénomène de retour à l'état initial avec les décors, ce qui n'est pas logique non plus.

 

À savoir aussi : les ennemis ne vivent pas. Tout ce qu'ils font, c'est défendre une zone.

 

Warcraft II et les soldats sacrifiés

Warcraft II est le premier jeu de guerre auquel j'ai jamais joué. On y contrôle non pas un soldat, mais une armée. Voyez plutôt :



Que je vous le dise tout de suite : le jeu n'est résolument pas tourné vers les traités de paix. On a des ennemis à battre, et le jeu demande de les battre.

La mort est si banale dans de tels jeux qu'on se prend assez vite à faire quelque chose de sacrément immoral : amener des soldats à se faire sacrifier. On sait qu'ils vont mourir, ils ont peut-être une tâche à accomplir, mais on les envoie sciemment au casse-pipe.

Oblivion et la reddition

Oblivion est un jeu plus réaliste au niveau de l'hostilité. Il y a la possibilité de demander la reddition de son ennemi.

Voici à quoi ça ressemble :



Néanmoins, on regrettera le fait que les ours et les pumas sont toujours animés d'une très forte soif de tuer, ce qui n'est pas réaliste, étant donné que dans la réalité, ils auraient plutôt tendance à craindre les hommes...

Metroid Prime Hunters et l'énigme pas très très correcte

J'ai joué un peu à Metroid Prime Hunters et j'ai été désagréablement surpris par le fait qu'à un moment donné, au début du jeu, il faut tuer une pauvre créature innocente, pas agressive du tout, pour ouvrir une porte. -_- Pitoyable.

Vers des jeux plus réalistes ?

Je me pose donc la question : à quand des créateurs innovants pour augmenter le réalisme et le cadre moral des jeux-vidéo ?

Partager cet article

Repost 0
Published by Bête spatio-temporelle - dans Jeux-vidéo
commenter cet article

commentaires

Présentation

  • : L'étoile du marin, site web de Corentin CHAROUSSET
  • L'étoile du marin, site web de Corentin CHAROUSSET
  • : Sciences humaines, exactes ou naturelles, philosophie, politique, arts... Je vous emmène sur les flots dans un voyage aux mille escales, avec toujours le même objectif dans la longue-vue : l'étoile du marin, ou l'idéal qui anime l'homme qui a de l'espoir.
  • Contact

Recherche