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12 février 2016 5 12 /02 /février /2016 19:17

Les lecteurs attentifs l'auront peut-être remarqué, j'ai tendance à être assez vénère ces derniers temps. Ne vous attendez pas à du langage raffiné, sincèrement je n'ai pas l'esprit à ça.

 

On y arrive. Nouveau coup de gueule. Sur quoi déjà ? Ah oui, les télécoms.

 

J'en ai ras-le-bol des gens de ma classe à la fac. J'ai 26 ans et ils en ont 18, bonjour le décalage ! J'en parlais à un inconnu sympa à Leclerc, il m'a dit que c'était la communication.

 

Ah mais c'était donc ça ? Je les trouve froids et inintéressants, pas étonnant ! Ils passent plus de temps sur leur smartphone à la con qu'à se parler pour de vrai.

 

Le mec avec qui j'en ai parlé, il était d'accord avec un truc. Avec les télécoms, on se permet des violences qu'on ne se permettrait pas si on avait la personne en face de soi.

 

ILS PARLENT TROP LOIN, TROP VITE.

 

Franchement j'ai l'impression de vivre dans une société de tarés, avec une génération de tarés qui préfère s'abrutir avec facebook et des jeux-vidéo de casual gamer à la con plutôt que de se documenter et de s'instruire avec cette magnifique mine d'informations qu'est Internet.

Rien de tel qu'un bon smartphone pour se lobotomiser.

Rien de tel qu'un bon smartphone pour se lobotomiser.

Un peu de télécoms ça peut pas faire de mal (une lettre d'amour !). Mais là ça prend des proportions monstrueuses. C'est extrême.

 

J'en ai ras-le-bol de ces autistes du XXIème siècle à qui on ne peut même pas parler dans le tramway parce que ces débiles ont des écouteurs.
J'en ai ras-le-bol de ces pétasses qui n'ont rien dans le crâne et n'ont rien à dire, autant parler avec un chat c'est aussi amusant.

 

D'habitude je pisse sur les bourgeois, mais là ça fait tellement de monde qui me casse les couilles que je crois que ma vessie ne tiendra pas le choc.

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7 février 2016 7 07 /02 /février /2016 18:47

Mise à jour 2016/3/9 : Cet article a tendance à être antiféministe. Lisez plutôt celui-ci : http://etoiledumarin.over-blog.com/2015/11/femmes-ayez-de-l-ambition.html

 

Non franchement je craque, il faut que je parle de ça.

 

Je fréquente le milieu militant, et je commence à en avoir marre du comportement des féministes extrémistes. La cause est juste, mais là elles exagèrent... Vous voulez des exemples ?

 

  • Le dernier truc qui m'a fait chier... J'ai dit à une féministe qu'elle était belle. N'importe quelle personne normale aurait répondu quelque chose du genre "Merci c'est gentil ! :-)". Mais ça l'a dérangé, elle m'a expliqué que ça faisait comme si je la considérais comme un objet sexuel. Platonique, la meuf ? Ou alors juste vachement tordue ?
  • Je parlais d'aïkido et une féministe m'a dit que prendre le poignet d'une personne, ça pouvait être une agression. Le jour où je lui mettrai un coup de poing dans la gueule, on reparlera de ce que c'est qu'une agression :-D .
  • Une camarade sur facebook dénonçait le viol avec une multitude d'images de femmes où à chaque fois ça disait (je traduis) "Pas si je n'ai pas demandé.". Alors oui c'est vrai, il faut respecter le consentement, mais là c'était profondément déprimant et dégoulinant de négativité...
  • Un truc assez gratiné que j'ai vu sur une affiche du planning familial. On voyait une femme et un homme qui regardaient chacun dans leur pantalon... et le texte disait en gros : "ET ON NOUS DIT QUE C'EST ÇA LA DIFFÉRENCE ?". Le sexe biologique est moins important que le sexe social ? Faites des gosses.
  • Pour dénoncer le caractère coincé des États-Uniens, ma mère m'a raconté une histoire. Aux USA, y avait un mec habillé en père Noël avec des femmes déguisées en farfadets, quelque chose du genre. C'était dans un but commercial. Pour rigoler, le mec met une main au cul à une des femmes. Après, la femme fait un procès contre lui. Et une féministe que j'ai vue a dit qu'elle avait raison ! Un jour un mec est venu vers moi et m'a fait un bisou sur la bouche. C'était bizarre et un peu agressif, mais je lui ai pas fait un procès.

 

C'est des malades...

 

J'en ai parlé avec ma mère, et elle a eu des propos que je trouve raisonnables. Elle a dit qu'elle était féministe. Elle a dit que ces féministes extrémistes étaient des gens qui étaient mal dans leur peau. Qu'elles voient tout sous le filtre de la domination des hommes sur les femmes. Qu'elles étaient négatives et agressives. Que c'étaient des gens qui ne savaient pas profiter des choses de la vie.

 

Par pitié, laissez-nous décompresser ! Moi quand je fais l'amour, j'ai pas envie de penser à ces trucs-là.

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1 novembre 2015 7 01 /11 /novembre /2015 13:44

Il faut penser la lutte autrement. Les gens et les flics se foutent de la grève de la faim. Ils se foutent des sans-papiers. Ils s'en foutent si on crève. Les gens bouffent des lames de rasoir tous les jours et on n'entend pas parler d'eux. Les petits trucs qu'on fait ne valent pas le coup. [...] Il faut que ça pète pour qu'ils s'intéressent à nous.

Extrait du livre Feu au centre de rétention

Peut-être pensez-vous que cette réplique est extrémiste. Est-ce vraiment le cas ? Vous pourrez vous forger votre opinion grâce aux informations qui vont suivre.

I Qu'est-ce qu'un sans-papiers ?
II Le quotidien d'un sans-papiers
III La rétention
IV L'expulsion
V Les lois appliquées
VI Quelles solutions ?

I Qu'est-ce qu'un sans-papiers ?

Un sans-papiers est un étranger vivant en France qui ne possède pas de titre de séjour. C'est un étranger en situation illégale.

Il n'est pas jugé sur sa personnalité, sur ses actes, mais uniquement sur le fait qu'il n'ait pas de titre de séjour. Un sans-papiers peut tout-à-fait être un travailleur sérieux et une personne généreuse, le fait qu'il ne possède pas le papier requis le met en dehors du cadre de la loi. Cette irrégularité le menace d'être emprisonné et expulsé du territoire français. C'est pourquoi on entend parfois dire que les sans-papiers ne sont pas dangereux, mais qu'ils sont en danger.

II Le quotidien d'un sans-papiers

1- Le logement
2- Le travail
3- Les frais administratifs
4- L'estime de soi
5- La peur

1- Le logement

La plupart des sans-papiers sont sans domicile fixe. Ils dorment dans le hall des urgences à l'hôpital, dans un hôtel, voire même dehors. Le service d'hébergement d'urgence au numéro 115... est le plus souvent saturé.

Leur situation ne leur permet pas de trouver un logement décent.

2- Le travail

La plupart des métiers sont interdits aux sans-papiers1. Lorsqu'ils ont trouvé du travail, ils sont souvent embauchés dans le secteur du bâtiment. On les fait travailler au noir, payés en deçà des minima légaux garantis par le code du travail. Ce sont des esclaves modernes, hébergés par leur patron, c'est comme si ce dernier les tenait par les couilles, vous me pardonnerez l'expression.

Il en résulte que les sans-papiers sont pauvres.

3- Les frais administratifs

Naturellement, les sans-papiers cherchent à se faire régulariser. (Se faire régulariser, cela signifie obtenir le titre de séjour.) Ils s'engagent alors dans de longues procédures administratives où on leur fait toujours "cracher l'argent"2.

4- L'estime de soi

Les sans-papiers souffrent d'un important manque d'estime de soi. Ils se sentent blessés lorsqu'on les traite de "clochards", ou même de "sans-papiers", ils aspirent, et de loin, à vivre dans une meilleure condition.

5- La peur

Le quotidien d'un sans-papiers, c'est de vivre dans la peur. Peur de quoi ? Vous allez le découvrir dans les sections suivantes.

III La rétention

Lorsque la police décide d'expulser un sans-papiers, ils l'arrêtent et l'emmènent séjourner dans une prison spéciale : un CRA, Centre de Rétention Administrative.

Quelle est alors la condition des sans-papiers ?

Dimanche 13 janvier
"Tous les matins, on nous fouille. On descend au réfectoire vers 9 heures. Souvent, le café est froid. Lorsqu'on le signale, les policiers répondent qu'ils sont uniquement là pour nous surveiller. Ce midi, on nous a servi des haricots blancs périmés depuis le 5 janvier. Quand on l'a signalé, ils ont à nouveau répondu qu'ils ne voulaient rien savoir. Nous sommes partis voir la Cimade avec les barquettes périmées pour leur demander de témoigner. Quand on se repose, les policiers viennent fouiller les chambres. La nuit, ils sont dans le couloir. Si on doit aller aux toilettes, ils nous suivent et laissent la porte ouverte. Pour déranger notre sommeil, ils mettent l'alarme entre minuit et 1 heure.3

Pour ne pas partir, il s'est ouvert la jambe avec la lame du rasoir, en allant prendre sa douche. Il a failli se couper une veine. Ils l'ont emmené à l'hôpital. Ils l'ont ramené hier soir. Je lui ai dit que c'était une connerie. Depuis que je suis ici, quatre ou cinq gars ont fait des tentatives de suicide pour ne pas être expulsés. Certains se pendent, d'autres avalent des pièces de monnaie.4

Dimanche 22 juin
Hier, un retenu est mort au CRA 2.
"Le monsieur qui est mort hier n'était pas cardiaque. Avant de rentrer au centre, il prenait déjà des médicaments tous les jours, il avait une ordonnance du médecin. Il demandait des médicaments et on ne voulait pas lui en donner. L'infirmière ne lui donnait pas sa dose, il demandait à d'autres retenus d'aller à l'infirmerie pour demander sa dose. Si le médecin lui avait donné sa dose, il serait encore parmi nous aujourd'hui. La veille du jour où il est mort, il tremblait beaucoup, il ne savait pas pourquoi, il se sentait malade. Peu de temps avant de mourir, il a décidé de faire une sieste et a demandé à son copain russe de le réveiller pour qu'il puisse aller à l'infirmerie qui ouvre à 15 heures. Son copain est venu une première fois, il a essayé de le réveiller, son visage était tourné vers le mur, on ne voyait pas très bien. Il a cru qu'il dormait profondément et il a préféré le laisser dormir. Dix minutes après, il est revenu. Cela s'est passé de la même manière. Du coup, il est allé chercher un autre retenu, et tous les deux, ils ont essayé de le réveiller, ils lui ont tourné la tête, il avait du sang sur le nez et la bouche, il était bleu turquoise, il était tout dur, tout raide, froid.5

IV L'expulsion

L'expulsion par avion d'un sans-papiers coûte en moyenne à l'État français 60 000 €6.

Des expulsions, ce sont des vies brisées, des familles déchirées, où les enfants restent en France tandis que le père est renvoyé dans un pays qu'il a voulu fuir.

En 2010, Zied TLILI, un étudiant tunisien, a été expulsé dans un bateau de la SNCM. Il a passé 25 heures dans une cale sur une surface de 1 m².

V Les lois appliquées

[À venir !]

VI Quelles solutions ?

Au vu de ce qui précède, il est clair que la situation des sans-papiers est très problématique. C'est une situation raciste où les étrangers sont traités moins bien que les Français, ce qui est contraire aux Droits de l'Homme, selon lesquels tous les humains sont égaux devant la loi.

Cette politique raciste, initiée sous Chirac voire avant, était au départ un phénomène inconnu. Il a fallu l'action courageuse d'associations comme le Réseau Éducation Sans Frontières pour faire sortir le phénomène de l'ombre et mettre l'horreur à la lumière.
Cette politique est aujourd'hui reprise par le gouvernement PS de Manuel VALLS, un parti de droite qui soutient le patronat depuis 1914.
Cette politique, il faut du courage pour la combattre. Il s'agit de se battre contre des monstres, et seul l'héroïsme est capable est capable de vaincre de telles créatures.

La plupart des sans-papiers n'osent pas parler de leur situation à leur entourage. Pourtant il faut. Ce n'est pas par la peur ni le repli sur soi que l'on se fait régulariser, mais par la lumière et la solidarité !

Parfois, la lutte collective gagne. Je citerai l'exemple de la famille Asatryan, des Arméniens menacés de mort dans leur pays d'origine cherchant asile en France. J'ai participé à cette lutte collective. Malgré quelques erreurs militantes, nous nous sommes battus à fond et nous avons gagné ! Les Asatryan sont revenus, ils sont en sécurité, ils sont régularisés.

Le scandale des étrangers sans-papiers

Sur le court terme, nous pouvons aider les sans-papiers à se faire régulariser.
Sur le long terme, que pouvons-nous faire ?

Nous pouvons abroger les lois qui permettent cette politique raciste. [TEMPORAIRE !]Je ne sais pas précisément de quelles lois il s'agit, je tiendrai cet article à jour lorsque j'en saurai plus.

Et peut-être enfin vivrons-nous dans un monde où existe la liberté de circulation.
Et peut-être enfin vivrons-nous dans un monde plus juste. Un monde sans discrimination.

Notes :

1 : Source : [À venir !]
2 : L'expression est de Milena M., une jeune Arménienne qui a finalement réussi à trouver ses papiers.
3 : Source : Feu au centre de rétention, p 18.
4 : Source : Feu au centre de rétention, p 78.
5 : Source : Feu au centre de rétention, p 114.
6 : Source : réunion du Réseau Universités Sans Frontières 63 du mercredi 27 novembre 2013.

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21 octobre 2014 2 21 /10 /octobre /2014 21:02

Depuis quelques années, j'assiste à une mode : on parle sans cesse de pédagogie numérique.

Ils disent que les ordinateurs permettront aux enfants de mieux apprendre. Un peu comme si dans les années 1970, on avait dit que la télévision rendrait les enfants plus intelligents.

Je refuse cette mode pour plusieurs raisons :

  • Internet est un milieu dangereux. Il y a des imposteurs, des fausses rumeurs, des fous sans limites. Une adolescente canadienne s'est suicidée après avoir publié des photos d'elle poitrine nue qui ont circulé trop vite et ont attisé les moqueries.
  • Cela ne changera rien au fond du problème. Ceux qui veulent apprendre peuvent apprendre, les autres n'apprendront rien.
  • L'idée de remplacer un être humain par une machine. Je cite Gilles DOWEK : "on voit mal aujourd'hui comment accueillir l'ensemble de la population mondiale à l'université et accompagner ensuite son besoin de formation et sa soif de connaissance tout au long de la vie, sans mutualiser quelques cours. Or c'est précisément ce que permet l'enseignement en ligne."1.

D'habitude je préfère m'en tenir à l'adage Don't feed the troll, mais comme je n'ai vu personne remuer le petit doigt, je me suis senti obligé d'exprimer mon ressentiment.

Notes :

1 : Pour la science, mai 2014, rubrique Homo sapiens informaticus

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18 mai 2014 7 18 /05 /mai /2014 12:05

Pour des raisons qui se comprennent aisément, la plupart des gens ont peur de ce qui a trait à la révolution, mais il y a des révolutionnaires pacifistes, et je vais en parler ! :-)

I Pacifistes et terroristes
II Centralistes et localistes

 


I Pacifistes et terroristes

Oh pardon, il faut d'abord qu'on se mette d'accord sur les termes.

révolution : action qui modifie une structure à sa base

Avec cette définition, il y a des petites révolutions pour des petites structures et des grandes révolutions pour des grandes structures. Le système de communication humain est une grande structure, par conséquent on peut dire qu'Internet a été une grande révolution...

En fait l'esprit de la table rase et l'esprit révolutionnaire, c'est à peu près la même chose.
Tout détruire permet de construire sur de bonnes bases. C'est la meilleure chose à faire lorsque les bases sont pourries, car on ne construit rien de bien sur de mauvaises bases.
Une personne qui décide d'arrêter de fumer fait sa petite révolution... Une personne qui décide de renoncer à sa compagne parce qu'elle la fait souffrir fait sa petite révolution... En fait l'esprit révolutionnaire, ça fait un peu partie de la vie...

J'en viens au sujet, à savoir les révolutions de société. Le but est de modifier la société à la base.
C'est sûr que quand on vit dans une société basée sur l'inégalité et l'oppression des plus faibles par les plus forts, il y a de quoi le souhaiter !

D'emblée se distinguent deux tendances.

Les pacifistes veulent révolutionner la société sans violence. Mis à part quelques neuneus (qui pour moi sont juste neuneus et pas pacifistes), ils savent très bien que les oppresseurs n'accepteront pas le changement et utiliseront les forces armées pour réprimer les forces progressistes. Donc ils s'attendent à utiliser la violence pour se défendre...

L'autre tendance est celle des terroristes. Terroriste est un mot qui désigne les partisans de la violence systématique en politique. Terroriste est aussi un mot qui réfère à un partisan de la Terreur de la Révolution française de 1789. Les terroristes sont de fait agressifs, ils sont prêts à participer à une escalade de la violence avec l'illusion qu'ils arriveront à gagner comme ça. Ils engendrent la terrolution dans laquelle la violence est telle qu'au final la situation se dégrade au lieu de s'améliorer.
C'est un peu une maladie d'adolescent. L'Histoire nous enseigne que la terrolution a été le terreau des pires dictatures, que ce soit l'URSS ou la Chine de Mao. Au vu de la misère du monde, je pense qu'il est naturel d'avoir un jour été en colère, mais au bout d'un moment, il faut savoir contrôler ses ardeurs.

Je suis dans la tendance pacifiste, comme beaucoup. Je trouvais que la distinction entre pacifistes et terroristes était très importante, c'est pourquoi j'ai voulu la mettre en lumière ici.

II Centralistes et localistes

Que veulent les centralistes ? Que veulent les localistes ?

Pour m'amuser, j'ai envie de prendre la carte d'un monde imaginaire pour vous expliquer.

revolution centraliste
Les centralistes veulent que tout le monde converge vers le centre du pouvoir pour le renverser et le remplacer par quelque chose de mieux.

revolution localiste
Les localistes veulent que chaque personne change les choses sur place là où elle vit, et que ça se passe comme ça partout.

Pour vous donner des repères : les centralistes, en France, veulent faire marche sur l'Élysée parce que c'est le centre du pouvoir en France. Les localistes suivent la maxime "Pense globalement, agis localement.".

À une époque j'étais centraliste, puis je suis devenu localiste. Je vais donner des arguments pour les deux tendances.

Arguments pro-centralistes :

  • Le pouvoir est centralisé donc c'est au centre qu'il faut l'attaquer pour le changer ;
  • Des révoltes locales seront toujours étouffées, personne n'en entendra parler.

Arguments pro-localistes : 

  • La démocratie ne fonctionne qu'avec des petits groupes, il faut donc penser le nouveau monde comme un ensemble de petits groupes (quartiers, villages) qui fonctionnent de façon démocratique ;
  • Remplacer un pouvoir central par un autre pouvoir central ne fait pas avancer la démocratie ;
  • On se bat mieux sur un terrain qu'on connait, faire converger des millions de personnes pour faire la guerre dans la capitale serait les emmener au casse-gueule.
  • Faire converger des millions de personnes vers la capitale, c'est laisser des milliers de foyers vides et à la merci des racailles.
  • L'idée est que ce soit localement mais aussi partout !
  • Le lieu de pouvoir central, on ne le délaisse pas, c'est juste que c'est l'affaire des gens qui habitent la capitale.
  • Beaucoup de communes rebelles seraient très petites, donc discrètes, ce qui leur offre une protection.
  • La discrétion de cette révolution serait telle que le pouvoir en place aurait un méchant doute sur combien sont ses ennemis.
  • Les villages produisent la nourriture, ils ont donc la possibilité de couper le ravitaillement aux gardiens de l'ordre ancien.

Comme vous vous en doutez, il y a là un débat beaucoup plus subtil qu'avec le pacifisme et le terrorisme, où en gros c'était réglé avec "Il faut pas taper, c'est tout.".

Si je devais simplifier, la divergence entre centralistes et localistes tient en deux points : la démocratie et l'aspect martial.

Donc voilà, en espérant que certains y verront plus clair...

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15 mai 2014 4 15 /05 /mai /2014 16:36

"La peur mène du côté obscur. La peur mène à la haine, la haine mène à la colère, la colère mène à la souffrance."

 

Maître Yoda (citation non-originale de Star Wars)


Dans notre société, je trouve que beaucoup trop de choses véhiculent la paranoïa. Les systèmes d'espionnage de la population sont de plus en plus performants, on soupçonne une personne d'être un terroriste parce qu'elle entre avec un sac à dos dans un magasin.

Je déteste la paranoïa. J'ai déjà été paranoïaque, c'est vraiment horrible. Ça donne les idées les plus noires, les plus négatives, les plus malsaines, on n'ose même pas faire confiance aux gens qui en sont dignes.

Les policiers, les racistes, les forts, les faibles... Ils sont tous victimes.

J'aimerais une société plus saine que ça. Une société où on soit capable de regarder les gens dans les yeux, où les gens veulent se connaître les uns les autres, et pourquoi pas se lier d'amitié.

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3 mai 2014 6 03 /05 /mai /2014 17:54

Par où commencer.

Depuis quelque temps déjà, les sociétés humaines ont vu un truc qui s'appelle la république, avec des élections, devenir à la mode. Encore heureux, avant les chefs étaient chefs à vie et par hérédité...

Des gens se sont dit que ce serait super, parce que le peuple sera au pouvoir à travers ses représentants et que du coup, il pourra défendre son intérêt, l'intérêt général. Mais que faire lorsque ces représentants préfèrent défendre l'intérêt d'une minorité une fois élus ?

Déçus, depuis pas mal de décennies des citoyens veulent la naissance du Parti, le parti qui défendrait réellement l'intérêt du peuple. Pas celui de la bourgeoisie.

Faut dire que là ces histoires de classes sociales, ça commence à bien faire. Deux-cents ans que les idées d'égalité entre les Hommes sont dans l'air, en ces temps de crise il serait pt'êt temps que ça entre dans les faits.

Y a eu des ratés, entre temps. Nous, les communistes, on le sait : le "grand bond en avant" de la Chine de Mao qui a surtout été un excellent moyen pour se casser la gueule, la bureaucratie russe avec ces représentants à qui le pouvoir est monté à la tête, qui disaient qu'ils étaient communistes alors qu'ils l'étaient pas.
On aura appris plusieurs trucs, de ces conneries : moins de violence, moins d'impatience, plus d'éducation.

En 2009, c'était sympa ce qui passait quand même, dans notre État français. Au départ on avait Lutte Ouvrière, la Ligue Communiste Révolutionnaire, le Parti Communiste de France, le Parti des Travailleurs, un joyeux bordel quand on devait voter pour un parti qui représente réellement le peuple. Ça s'est unifié : la Ligue Communiste Révolutionnaire a voulu unifier ces forces avec le Nouveau Parti Anticapitaliste, mais finalement c'est la dynamique de Mélenchon, sorti tout énergique du PS pour fonder le Parti de Gauche, qui a le plus réussi le travail d'unification, avec le Parti Communiste de France, puis des anciens du NPA qui en avaient marre que le NPA ça marche pas.

Pourquoi voter Front de Gauche et pas Parti Socialiste ? Parce que le Front de Gauche défend l'intérêt général au point de combattre la minorité avare, les capitalistes.

Récemment, le Front de Gauche est en période d'instabilité. Une restructuration interne, en fait. Le Front de Gauche se cherche.

Ce qui est intéressant dans cette histoire, c'est qu'il faut sans cesse chercher l'ouverture qui permet de construire cette organisation. J'avais vu l'ouverture au NPA alors que c'était au Front de Gauche qu'elle était ; et qu'en sera-t-il plus tard ? Un parti écologiste, qui défend à la fois les humains et les autres formes de vie ?

Il faudrait que les citoyens lambda s'engagent plus. Je ne peux qu'apprécier l'initiative d'un ami qui a fait campagne aux municipales pour un candidat du PS, qui même si je n'apprécie pas ce parti, a fait l'effort de prendre son destin en main en s'impliquant dans la vie politique.

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10 avril 2014 4 10 /04 /avril /2014 19:50
Aujourd'hui en France, en 2014, le terrain de la rue est plus souvent battu par l'extrême droite avec ses hordes de fascistes, royalistes, intégristes...
Aujourd'hui en France, en 2014, nous sommes engagés dans une voie qui mène à la situation de la Grèce, celle de la misère générale avec laquelle les fascistes aimeraient bien prendre des voix comme ils l'ont fait en 1933 en Allemagne.

Ils nous ont fait le coup en 1929 avec la crise d'élire les nazis et ils en ont chié les résistants pour arriver à les niquer les nazis en 1945. Mais au prix de la guerre qui aura fait le plus de morts de toute l'histoire de l'humanité, au prix du génocide des juifs, au prix des victimes de la bombe nucléaire à Hiroshima et Nagasaki.

Nous n'allons pas refaire le même film ! En 2008 y a une crise économique aussi grosse qui a commencé, moi je pense que cette crise vient du système capitaliste et que c'est vraiment l'occasion d'aller le faire crever !

Nous n'allons pas laisser les enseignants, pompiers ou infirmières s'immoler par le feu un à un, nous n'allons pas laisser la rue à ces salauds d'extrême droite !

Nous allons nous battre !

Nous allons nous réunir et discuter de comment, concrètement, mettre en place le communisme, un système économique idéal dans lequel la misère matérielle n'existe pas.

Nous allons nous battre pour la démocratie ! Nous ne laisserons pas le pouvoir à cette minorité d'ultrariches qui ne gouverne que pour elle !

En France, nous avons une alternative : le Front de Gauche, porteur de l'espoir d'une économie juste, le Front de Gauche, la plus grande organisation actuelle où les idées de démocratie, de solidarité, d'égalité, de liberté et d'émancipation sont portées.
Je sais que le Front de Gauche a défauts mais c'est la meilleure chose que l'on ait pour l'instant, et de loin.

Avec son Pacte de Responsabilité, le gouvernement Hollande fait un cadeau de 35 000 000 000 d'euros pour le patronat. Comment oser faire un tel cadeau aux plus riches, alors que dans le même temps, les salariés sont licenciés et abandonnés, que les services publics sont en train de crever, l'hôpital, l'école, et qu'en plus ils augmentent les prix du train !

Hollande a été élu en 2012, les présidentielles c'est en 2017, les campagnes commencent un an avant, ça veut dire que le terrain est libre jusqu'à 2016 !
En 2007 on avait manifesté contre la politique de Sarkozy, en 2009 on avait manifesté contre la politique de Sarkozy, en 2010 pareil, on avait mis le paquet, mais ce connard a été plus fort !

Niquons Flamby ! Sa politique est la même que celle de Sarko mais en plus lent, si nous tapons très fort, très nombreux, partout en France, tous ensemble, nous mettrons fin à sa politique capitaliste !

Ce samedi 12 avril, à Paris, aura lieu une manifestation de ras-le-bol général. Elle rassemblera 10 000 personnes ? Qu'importe ! Nous recommencerons, et nous recommencerons, et nous passerons à 50 000, puis 80 000, puis 400 000, puis nous serons des millions !

LE CAPITALISME EST MALADE ? QU'IL CRÈVE !

Rassemblons-nous pour l'amener à la tombe.
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19 janvier 2014 7 19 /01 /janvier /2014 11:43

Mise à jour : une information beaucoup plus complète peut être trouvée sur regards.fr.

 

Vendredi 17 janvier, j'étais à un concert à Clermont-Ferrand.

Y a des fascistes qui sont venus nous faire chier. J'ai entendu des coups de feu passer à côté de moi, il y a eu deux blessés. Des tirs de grenaille, que ça serait.
Nous étions pacifiques. Dès que la police est arrivée, les fascistes ont pris la fuite.

J'en ai parlé avec d'autres personnes présentes au concert. Deux personnes étaient d'accord avec moi pour dire que c'est la peur qui les motive (les fascistes), que c'est à la fois leur force et leur faiblesse. En d'autres termes, une fois qu'on a résisté au choc, ils prennent la fuite...
On a demandé à des maoïstes présents à ce moment-là des élements de témoignage complémentaires. Ils n'ont rien dit et sont partis en catimini.

Un gars que je connais a dit que les antifascistes la jouaient trop dans l'offensive. Qu'un antifasciste à Lyon, sans formation politique, est passé du côté de ses ennemis.

Je pense que je vais déposer une main courante. Utiliser une arme à feu et blesser deux personnes, ce genre de choses n'a pas à arriver.

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25 mai 2013 6 25 /05 /mai /2013 13:23
Dans la pensée humaine, il y a des phénomènes de cases. Quelque chose qu'on peut occuper, ou libérer.

Et bien, je pense avoir constaté un phénomène dans ce genre-là depuis que François Hollande est président.

Quand Sarkozy était président, je pensais à Sarkozy quasiment tous les jours.
Y avait quelques journées, où, le soir, je me disais "Tiens, y avait quelque chose de spécial, cette journée, mais je saurais pas dire quoi". Pour me rendre compte après que, ce qui était bizarre, c'est que je n'avais pas pensé à Sarkozy :-) .

J'ai l'impression que depuis que Hollande est président, les esprits se sont libérés : ça parle de libérer les tétons et de femmes avec des poils sur facebook, y a les Femen, y a des jeunes de la vingtaine qui parlent de Pokémon sans honte, l'esprit baignant plus ou moins légèrement dans cet univers de bestioles sympathiques, le Joueur du Grenier s'est complètement déchiré sur ses dernières vidéos.

Comme si les Français se disaient "On s'en fout, on veut vivre !".

Je ne sais pas trop si ce phénomène dont je vous parle ici est bien vrai.
Si c'est le cas, profitons-en pour refaire le monde entre nous ! On peut créer autre chose que cette merde, quelque chose de mieux :-) .
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Published by Bête spatio-temporelle - dans Analyses de l'actualité politique
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